
Une nouvelle auxiliaire au jardin ! En chasse, la belle et discrète Cordulie à corps fin tourne et vire autour de la petite mare.

Longueur maxi : 39 mm. Visible de mai à août.
De magnifiques yeux vert-jade. Un thorax vert-métallique. Et un abdomen vert-bronze, sombre, rehaussé d’une suite de taches jaune-orangé en face dorsale. La Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) ne ressemble à aucune autre libellule du jardin. Elle est d’ailleurs relativement rare et protégée.
De taille moyenne (50 m de longueur), vol vif et imprévisibles changements de cap, la discrète est impossible à suivre du regard lorsqu’elle patrouille, de fin mai à fin août. Pour chercher l’âme soeur comme pour chasser. Et elle passe quasi inaperçue lorsqu’elle fait une brève pause. Accrochée à une graminée ou une branche. À la verticale.
Assez semblables, les deux sexes présentent ce même amincissement central de l’abdomen qui qualifie l’espèce. Les ailes de la femelle sont toutefois plus ambrées et le mâle arbore une petite crête blanchâtre à la naissance des cercoïdes.

Comme une suite de plume « Sergent major » jaune pour rythmer le corps bronze de la Cordulie. Ici une femelle aux ailes fortement ambrées.

Petite excroissance blanche du mâle bien visible en pointe de l’abdomen.

Accouplement au bord d’une haie non loin de la petite mare du jardin. Le mâle est accroché à une tige de ronce commune. Il a saisi et maintient la tête renversée de Madame avec ses cercoïdes. Celle-ci courbe l’abdomen pour en présenter la pointe au contact du deuxième segment de Monsieur.

Ils sont arrivés au jardin par dessus la haie, déjà accouplés en vol, pour conclure dans le feuillage du lilas.

Clair obscur. Quand le soleil joue avec les yeux verts de la cordulie.
En savoir plus :
- Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewingto, Delachaux & Niestlé.
- Libellules du Poitou-Charentes, 2009, Poitou-Charentes Nature (Ed).
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
Photos JF Irastorza
Les clochettes de la Consoude officinale sont inaccessibles aux langues trop courtes. Alors, le Bourdon terrestre perce la corolle pour atteindre le nectar !
La Consoude officinale (Symphytum officinale) est en fleurs sur les prairies humides comme au bord des fossés du marais. En grappes pendantes, les petites clochettes blanches, jaune pâle, rosées ou pourpre clair sont très mellifères. Encore faut-il avoir la langue assez longue pour accéder au nectar.




Avec une carrure tout aussi « ramassée » que sa cousine l’Anthophore plumeuse, elle est cependant bien plus petite. À pleine plus d’un centimètre. L’Anthophore fourchue (Anthophora furgata) fréquente déjà le jardin depuis quelques semaines. Particulièrement les haies où elle récolte l’abondant pollen de la Ronce commune.
