Frelon asiatique : dernière orgie sucrée

Frelon asiatique / Un jardin dans le Marais poitevin.

Que le frelon asiatique et sa colonie en profitent ! L’abondance ne sera bientôt plus de saison. Une de toutes dernières pommes du jardin.

Frelon asiatique / Un jardin dans le Marais poitevin.La récolte des pommes et des poires est déjà loin. Quelques-unes, haut perchées, ont fait de la résistance tant qu’elles ont pu. Pour finalement lâcher prise. Elles ne restent pas au sol très longtemps. Plus ou moins blettes, elles font le bonheur des insectes.

Celle-ci est déjà bien entamée. Le frelon asiatique en a déchiré la peau de ses impressionnantes mandibules orangées. Juste assez pour y pénétrer sans encombre. Et se repaître de pulpe sucrée. Avec délectation.

Complètement immergé, il se gorge de pulpe, délaissant uniquement le trognon autour duquel il commence à tourner, bientôt rejoint par un compère. Véreuse la pomme ? Et alors ! Pas de quoi couper de si solides appétits… Le frelon asiatique n’est-il pas volontiers carnivore ?

Sources :

À « vol de frelon », le nid le plus proche est à environ un kilomètre, à la cime d’un grand peuplier.

Amateur de nectar, il apprécie particulièrement celui des cléomes.

Le frelon asiatique ne se nourrit pas uniquement de nectar, de pollen et de fruits mûrs… Chasseur, il a un faible pour les abeilles et les éristales qu’il déchiquète sur place pour façonner des boulettes de protéine transportées au nid pour approvisionner le couvain.

 

Le retour de la coriandre

Début août. Décidément, la Coriandre monte (trop) facilement en fleurs. Tant mieux pour les syrphes ! Mieux vaut laisser les fleurs venir à graines, pour une récolte dans quelques semaines et un semis spontané promesse d’une repousse automnale…

Snobée en juillet-août, la Coriandre revient en force à la faveur de l’été indien. Profitons-en pour redécouvrir ses saveurs citronnées et anisées.

Coriandre : repousse d'automne / Un jardin dans le Marais poitevin.On fait peut-être trop facilement la fine bouche au coeur de l’été. Ainsi, quand la coriandre monte prématurément à graines, on ne s’en formalise guère. Après tout, la coriandre fraiche n’a-t-elle pas une saveur trop particulière ? Et puis, il y a tant et tant d’autres parfums au jardin… 

Mais aujourd’hui quel plaisir de la voir resurgir au milieu de l’automne ! La récolte des graines n’a pas empêché le semi naturel sur place. L’été indien, humide et étonnamment doux jusqu’à cette mi-novembre, a fait le reste. 

Alors, puisque tomates et même piments doux jouent aussi les prolongations, voilà bien l’occasion d’une belle revanche. C’est pourtant vrai que, pour être particulières, mêlant le citron à l’anis, les saveurs de la coriandre sont finalement très agréables. Comme un parfum de printemps sur les salades de l’automne…  Et, ciselée, mêlée au dernier moment à une soupe de potiron, un régal !

Coriandre : repousse d'automne / Un jardin dans le Marais poitevin.

La montée à graines de la coriandre était inéluctable avec pareille canicule ! Malgré une récolte minutieuse des graines (pour varier les saveurs du moulin à poivre), le semi spontané a été généreux. Et l’été indien a fait le reste !

Photos JF Irastorza

La Guimauve officinale

La petite Amégille à joue blanche apprécie nectar et pollen de la Guimauve officinale (Althaea officinalis). Les humains préfèrent les Chamallows : grillée ou non au feu de bois, la confiserie est confectionnée à partir de la racine de la sauvageonne.

Mauve, Guimauve officinale… On les confond parfois. Bien différentes, elles ont toute leur place au jardin !

Mauve sylvestre / Un jardin dans le Marais poitevin.Les deux cousines sont bien présentes dans le Marais poitevin. L’une sur les prairies humides. L’autre plutôt au bord des chemins. Avec un même port vigoureux, elles se distinguent d’abord par leur feuillage. Egalement velouté mais vert tendre pour la Guimauve officinale, plus soutenu voire foncé pour la Mauve sylvestre.

La Guimauve officinale, parmi les plantes-hôtes de l’Arlequinette jaune.

C’est évidemment leur fleur qui fait la différence au premier regard. Mauve bien-sûr. Mais tout en délicatesse ici. Comme en écho aux vertus apaisantes de la friandise tirée jadis de ses racines. Plus franchement là, avec des nervures violacées très marquées.

On les confond souvent dans le langage courant du marais.  Il est vrai qu’elles étaient jadis de tous les jardins !

Mauve sylvestre / Un jardin dans le Marais poitevin.

Dans de bonnes conditions, la Mauve sylvestre forme des touffes de près d’un mètre, abondamment fleuries de juin à septembre. Parfois au-delà.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • La Guimauve officinale avec l’herbier numérique flore-en-ligne.fr
  • La Mauve sylvestre avec l’herbier numérique flore-en-ligne.fr

Photos JF Irastorza