Le thym en fleurs

Thym en fleur et abeille domestique

Pour une dizaine de jours, la profusion du thym en fleurs fait l’unanimité des butineurs. un délicat parfum aussi pour la salade !

Thym en fleurs et Bourdon terrestre

Même les plus gros butineurs, comme le Bourdon terrestre, sont accrocs aux petites corolles blanc rosé.

La sarriette et le thym font bon ménage sur la planche des aromatiques. Ils s’étalent progressivement, jusqu’à se côtoyer, sans (trop) empiéter le territoire l’un de l’autre. Et, côté floraison, chacun son tour. La sarriette a eu son temps fin mai. Place désormais au thym en fleurs ! 

Rassemblées en petites têtes un peu lâches, les minuscules corolles s’animent de deux lèvres blanc rosé.. L’une, trilobée, retient l’attention des butineurs. L’autre forme un auvent protecteur à l’entrée du long tube nectarifère..

Comme l’abeille domestique, le Fadet commun, le Bombyle noir ou le Bourdon terrestre ne se posent pas de question. Le nectar, c’est tout au fond, entre les deux lèvres !Étamines ou style bifide n’y font guère obstacle. L’essentiel n’est-il pas que le pollen profite du remue-ménage pour se diffuser d’une corolle l’autre ?

Comme celles de la sarriette, et contrairement aux petites feuilles vertes, les fleurs de thym perdent tout intérêt culinaire à la cuisson. Mieux vaut récolter les têtes, détacher les petites corolles et les parsemer, fraîches, au moment du dressage. Pour parfumer délicatement grillades et salades.

Source :

Thym en fleurs et Bombyle noir.

La longue trompe déployée, le Bombyle noir (et blanc) en vol stationnaire, à peine posé sur ses longues et fines pattes.

Thym en fleurs et Fadet commun.

S’il ne tient d’ordinaire pas en place, le petit Fadet commun prend tout son temps sur la planche du thym en fleurs.

Le Syrphe porte-plume dans une de ses position favorites, l’abdomen redressé à la verticale. Une posture singulière qui lui vaut son nom : avec le dessin en noir et jaune d’une “plume sergent major” à la pointe de l’abdomen.

 

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La Mélisse officinale

Piéride du chou sur fleur de Mélisse officinale / Un jardin dans le Marais poitevin.

Avec la canicule, la Mélisse officinale a un peu perdu de son vert tendre. Mais la voilà en fleurs. Les infusions n’en sont que plus parfumées.

Bourdon des prés sur fleur de Mélisse officinale / Un jardin dans le Marais poitevin.La Mélisse officinale ( (Mellissa officinalis) fait l’unanimité au jardin. Papillons, abeilles, bourdons et guêpes s’y côtoient en bonne intelligence. Davantage encore que le romarin au sortir de l’hiver.

Constamment renouvelées d’un jour l’autre, les petites fleurs pointent d’abord leur bouton jaune pâle au creux d’un long calice vert et velu. Les corolles blanches s’ouvrent en fin de matinée. Toute proportion gardée, elles ressemblent un peu à celles, bleu-violacé, de la Brunelle commune. Tout aussi simples et attractives. Avec une production de nectar ici à son maximum sous le soleil du milieu d’après-midi.

C’est alors le bon moment pour la Abeille sur fleur de Mélisse officinale / Un jardin dans le Marais poitevin.cueillette. Pour des infusions apaisantes et rafraîchissantes mêlant à la fois sommités florales et feuilles gaufrées au vert tendre. Et pourquoi pas en cuisine où leur parfum citronné relève tant poissons que pâtisseries ?

Bien-sûr, il est possible de les faire sécher pour en faire provision. Mais il faut se faire une raison. Rien ne vaut la Mélisse fraiche. Et c’est maintenant. À cueillir au fur et à mesure des besoins.

Quelques recettes parfumées à la Mélisse avec le site cuisinevg.fr

Isodonte mexicaine sur fleurs de Mélisse officinale / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Douce Pimprenelle

Inflorescence de la Pimprenelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un léger goût de concombre. Les feuilles nouvelles de la Pimprenelle parfument délicatement les salades. Un régal avec des fèves fraiches.

On aurait tort de ne pas laisser la Pimprenelle (Sanguisorba minor) s’exprimer pleinement. Les pollinisateurs adorent ces petits globes, inflorescences serrées mêlant les toupets pourpres des fleurs femelles aux petits sacs de pollen jaune des fleurs mâles. Cela dit, ce sont ses feuilles qui lui valent sa place parmi les aromatiques du jardin.

Mieux vaut les cueillir jeunes. À maturité, d’un vert soutenu, elles deviennent trop coriaces et un brin amères. Généreuse, la Primprenelle produit de nouvelles et tendres pousses en permanence, au fur et à mesure de la cueillette. Il suffit d’effeuiller les petites folioles dentées qui apporteront leur douce saveur de concombre aux salades, veloutés et sauces.

Et puisque nous sommes au printemps, quoi de plus simple et savoureux qu’un bol de fèves fraîches rehaussées de poivrons confits et d’une belle poignée de feuilles de Pimprenelle ciselées ? Avec une vinaigrette relevée d’une pointe d’ail nouveau écrasée et d’un hachis d’oignon blanc. Nouveau également bien-sûr.

Fèves et pimprenelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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