L’élégance gracile du Coprin plissé

Le Coprin plissé / Un jardin dans le Marais Poitevin.

Un charmant lilliputien. Le Coprin plissé émerge tout juste de l’herbe rase. Une élégance gracile. Pour quelques heures seulement.

Le Coprin plissé : un charmant lilliputien au jardin.Ah, si les allées du jardin pouvaient accueillir autant de Cèpes de Bordeaux… Les Coprins plissés y sont légion en cette fin octobre. Du moins le matin. En fin d’après-midi, ils ont déjà disparu.

Comme tous les coprins, leur chair est fragile et rapidement déliquescente. C’est le moins que l’on puisse dire ici : sur des pieds frêles, presque translucides, les chapeaux en forme de tutus soigneusement plissés virent du blanc au noir en quelques heures. Puis se liquéfient avant même la tombée de la nuit.

Minuscules, sans saveur ni odeur, ils sont réputés, sinon comestibles, du moins non toxiques. Mais qui aurait l’idée saugrenue d’en faire la cueillette ? Même si les vraies poêlées de champignons se font encore attendre !

Autant laisser le Coprin plissé jouer discrètement les délicats agents d’accueil, chaque jour renouvelés, dans la rosée du matin. 

Coprins plissés : une élégante gracile et très éphémère / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

La Punaise du pin se prépare aux frimas

La Punaise du pin / Un jardin dans le Marais poitevin

La Punaise du pin, rassasiée des cônes du vieil épicéa du jardin, chemine sur les feuilles mortes à la recherche d’un abri. Cela sent l’approche de l’hiver.

La Punaise du pin, bien identifiable au grand W qui marque ses ailes repliées / Un jardin dans le Marais poitevin.C’est assurément la plus grande punaise du jardin. Deux bons centimètres hors pattes et antennes. Très allongée, la fine tête aux yeux rouges globuleux contribue à cette impression de « gigantisme ». Les solides pattes arrières aussi. A quoi peuvent bien servir les étranges « renflements plats » de leurs tibias ?

Outre sa taille respectable, la Punaise du pin est facilement identifiable au grand W blanc qui marque ses ailes repliées. Mais comment la bestiole, originaire d’Amérique, invasive en Europe depuis une vingtaine d’années, est-elle venue se perdre dans le Marais poitevin ?

Direction la cabane

Du moins a-t-elle trouvé au jardin de quoi se rassasier. Avec ce grand conifère incongru qui tente de rivaliser avec les hauts peupliers, souvenir peut-être d’un arbre de Noël planté là jadis…. Et surtout avec ses cônes : la principale gourmandise de la Punaise du pin.

Aujourd’hui, elle chemine parmi les feuilles mortes et semble savoir où elle va. Direction la cabane !

Nullement trompée par l’été indien, elle sent bien que les nuits sont plus fraîches et plus longues. Il est grand temps de trouver un abri pour y passer l’hiver.

Photos Fernand ©

Campanules des murailles : le retour

Campanules des murailles / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les premières pluies de cet interminable été indien réussissent aux Campanules des murailles. Aux Impatiens aussi. Joli baroud d’honneur en cet fin octobre…

Campanules des murailles et Impatiens / Un jardin dans le Marais poitevin.Les campanules des murailles reprennent du poil de la bête, au pied des murs de la maison comme dans le brasero mexicain qui les héberge depuis quelques années.

Bien-sûr, cette timide floraison automnale n’a rien de comparable avec les superbes ruissellements bleus du printemps ! Mais, épargnées par un soleil désormais moins cuisant, les voilà boostées par le retour des pluies, bien plus vivifiantes que les arrosages.

Tout à côté, les impatiens aussi apprécient l’humidité de cet été indien. Un dernier baroud d’honneur pour les unes et les autres. Mais si les impatiens ne tarderont à « fondre » avec les premières gelées, les campanules en ont vu d’autres ! Se recroquevillant bientôt, les increvables repartiront de plus belle en avril prochain.

Photos Fernand ©