
Membre de la grande famille des mille-pattes, le Géophile est carnassier. Il vit essentiellement sous terre. C’est là qu’il trouve son ordinaire.
A force de parler souvent ici des ravageurs, on finirait presque par en oublier les précieux auxiliaires du jardin. Il ne faut pas remuer le sol très loin pour trouver celui-ci. Et le voir s’enfouir tout aussitôt. Il mobilise alors chacune de sa trentaine de paires de pattes (ce n’est déjà pas si mal) pour évacuer la terre de sa nouvelle galerie.
Jaune orangé, extrêmement souple et vif, le Géophile n’est pas amateur de légumes. C’est un carnivore et un redoutable prédateur.
L’équilibre du jardin passe notamment par lui pour lutter contre la prolifération du trop fameux taupin mais aussi contre les larves de la tipule, les chenilles de la noctuelle et autres vers gris ou blancs… Au hasard des travaux du potager, il peut surprendre et impressionner par son étrange physique. Le mieux est de le laisser tranquille.

Ses proies favorites

Les géophiles sont particulièrement précieux pour lutter contre les fameux « vers gris », autrement dit les chenilles des noctuelles.

Le fameux taupin ! Un ver jaune orangé, parfois appelé « fil de fer ». C’est la larve d’un petit coléoptère. On lui doit notamment les salades qui s’étiolent (le ver s’attaque au collet) ou les tubercules minés des pommes de terre !

Autres ravageurs prisés par les géophiles : les larves de tipule dont le régime radicicole peut faire de gros dégâts au potager…

… et celles de la Mouche de Saint-Marc, également friandes de jeunes racines.
Photos JF Irastorza

La troisième tentative aura été la bonne. Les deux premières étaient vouées d’avance à l’échec, malgré l’arrosage, dans la torpeur de cet interminable été. Mais allez donc faire entendre raison à un jardinier obstiné !
Et voilà un rang supplémentaire déjà plein de promesses. Sans doute faudra-t-il ouvrir la récolte ici. Les épinards ne sont pas réputés pour apprécier les transplantations, avec un sérieux risque de trop rapide montée à graines.
On n’y croyait plus et c’est finalement une assez bonne surprise. Comme si, dans les starting-blocks depuis des semaines, les champignons du marais n’attendaient que le retour de la pluie pour pointer le bout de leur nez.
attendant les belles touffes fauves et odorantes accrochées aux vieilles souches, un petit tour s’impose à « LA » prairie. Celle qui, chaque année, fidèlement, donne le coup d’envoi de la saison des champignons. Elle n’a pas fait faux bon. Rosés des prés, Psalliotes des jachères et Marasmes d’Oréade sont bien au rendez-vous…