La Sarriette est en fleurs !

Bourdon des pierres sur fleurs de Sarriette / Un jardin dans le Marais poitevin.

En fleurs depuis quelques jours sur la planche des aromatiques, la Sarriette se taille un joli succès auprès des butineurs.

Abeille sur fleurs de Sarriette / Un jardin dans le Marais poitevin.La nouvelle s’est vite propagée. La Sarriette est en fleurs ! Même le Bourdon des pierres a fait le déplacement. Il est pourtant plus gros que chacun des petits épis floraux… Mais il a la technique. Noir, la pointe de l’abdomen rousse flamboyante, il prend appui sur un épi voisin. Aucune difficulté alors pour plonger sa longue langue au coeur des minuscules fleurs roses. Quitte à changer Abeille sur un épi floral de Sarriette / Un jardin dans le Marais poitevin.régulièrement de position pour n’en oublier aucune.

Les abeilles ne sont pas en reste ! Bien moins lourdes évidemment, elles s’installent directement sur un épi, pour l’explorer méticuleusement, sans même le faire ployer.

Mais qui voilà ? La petite Mouche stercoraria. Comme quoi la Scatophage du fumier a des goûts bien plus raffinés qu’on l’imagine ! 

Laissons les butineurs se régaler et les épis se développer encore un peu. Ils feront bientôt une excellente tisane. La cueillette des hampes florales stimulera alors la pousse du feuillage. De quoi parfumer tous les plats de l’été. A commencer par les mogettes.

Scatophage du fumier sur fleurs de Sarriette / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Scatophage du fumier pond certes sur des bouses de vaches des prairies alentour mais elle préfère butiner les fleurs du jardin !

Mi-avril 2021. le Paon du jour, parmi les premiers visiteurs de la sarriette en fleurs.

 

L’omelette à l’ail vert

Ail vert : la récolte avant l'omelette / Un jardin dans le Marais poitevin.

C’est peu dire que l’ail n’a pas une réputation de délicatesse. Admettons. Mais l’ail vert… Doucement fondu au beurre, quel parfum !

Pour accompagner l'omelette à l'ail vert, une salade de mâche / un jardin dans le Marais poitevin.Le condiment du printemps par excellence. Pas seulement. En Poitou, l’ail vert est traditionnellement cuisiné avec le chevreau pascal. Plus modestement, quoi que, il relève ici une simple et savoureuse omelette.

Compter deux à trois beaux brins par personne. S’ils sont très frais, laisser un maximum de vert. Les faire fondre très doucement dans du beurre. Ils doivent devenir moelleux, à peine colorés, sans jamais vraiment brunir. Encore moins noircir ! 

Les puristes feront prendre l’omelette sur cette fondue merveilleusement odorante. Rien d’autre. Sinon sel, poivre et piment d’Espelette. Pourquoi pas une ou deux petites pousses nouvelles de thym juste effeuillées en fin de cuisson ? Il est aussi possible d’adoucir un peu les papilles en mariant ail vert et quelques champignons préalablement revenus dans une poêle séparée.

Accompagner d’une salade de mâche. C’est bientôt la fin, profitons-en ! Avec les dernières rosettes de doucette et de cardamine.

C’est en pensant à cette fameuse omelette à l’ail vert, notamment, que les caïeux ont été plantés un peu plus serrés l’automne dernier. Mieux qu’un éclaircissage : une gourmandise printanière à portée de main !

Omelette à l'ail vert / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

La Ciboulette sauvage

Ciboulette sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle se plait bien dans la terre meuble du potager. Trop peut-être. Mais la Ciboulette sauvage est si parfumée !

Ciboulette sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.Des touffes de longues feuilles effilées, tubulaires, avec une subtile odeur d’ail lorsqu’on les froisse : pas de doute, c’est bien de la ciboulette sauvage ! Elle pousse un peu partout au potager. Au point d’être envahissante. Rien d’étonnant. Elle n’a en effet pas forcément besoin de fleurir pour se multiplier.

A l’image de l’ail ou de l’échalotte, c’est d’abord sous terre que cela se passe ! La production de bulbilles y va bon train. N’imaginez donc pas en venir à bout à la seule binette. Encore moins au motoculteur qui ne fera que diffuser plus largement les bulbilles. Le moyen le plus efficace, certes fastidieux, comme pour l’Oxalis ou la renoncule, est bien d’extirper la plante entière, solidement enracinée, à l’aide d’un transplantoir. 

Mais il serait assurément dommage de tout exterminer ! Puisque la Ciboulette sauvage est bien implantée, pourquoi ne pas lui réserver une petite planche, là où, spontanément, ses touffes sont les plus vigoureuses ? Car, bien plus parfumée que sa cousine cultivée, jusque dans son petit bulbe allongé, la sauvageonne a toute sa place au nombre des aromatiques du jardin.

Ciboulette sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©