Le Leste vert

Leste vert dévorant une coccinelle.

Agrion de belle taille, le Leste vert chasse les petits insectes du potager. Ravageurs ou pas. Il dévore ici une coccinelle.

Longueur maxi : 48 mm. Visible de mi-juillet à novembre.

Plus discret que la grande demoiselle métallique, le Leste vert (Chalcolestes viridis) est omniprésent au jardin en cette fin août. Une taille assez nettement au dessus de la plupart des autres agrions, il se reconnaît aisément.

Les yeux bruns, virant au bordeau selon l’orientation du soleil, il (ou elle puisque les deux sexes sont identiques) arbore un joli vert bronze. Depuis le thorax jusqu’à la pointe enflée de son long abdomen. Les ailes parfaitement transparentes présentent une large cellule blanche bordée de noir.

Comme ses cousines, libellules ou demoiselles, il est en chasse permanente. On l’aperçoit facilement lors ses affûts. Le plus souvent sur une branche en bordure de haie ou d’un arbre fruitier. Mais c’est en vol qu’il capture ses proies. En particulier les petites mouches. À ce titre, c’est un plutôt bon auxiliaire au potager et au verger. Cela ne l’a empêché pas ici de jeter son dévolu sur une petite coccinelle. Personne n’est parfait ! Revenu à son poste d’observation, il la décortique goulûment de ses puissantes mandibules. En laissant ailes et élytres de côté.

Souvent perché dans les arbres et les buissons, ici sur une branchette morte de poirier, le Leste émerge assez tard, avec un pic en août-septembre. De belle taille (45 mm), il se distingue notamment par le vert tendre des côtés du thorax où se détache une fine pointe.

Leste vert à l'affût.

La femelle (oviscapte bien visible sous la pointe de l’abdomen) pond dans une incision pratiquée sur écorce et bois vivant (saule, frêne, aulne) juste au-dessus de l’eau. Ce sont  les oeufs qui hivernent. Les petites larves émergent au printemps et se laissent tomber à l’eau.

À l’affût sur une tige de zinnia.

En savoir plus  :

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes, 2009, Poitou-Charentes Nature éd.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Les libellules avec le site aramel.free.fr
  • Galerie odonates du site nature22.com

Photos JF Irastorza 

 

 

Le Sympétrum rouge sang

Sympétrum rouge-sang, mâle.

Pas un rouge quelconque ! Le Sympétrum rouge sang, le bien nommé. Même si, comme souvent chez les libellules, la femelle est jaune.

Longueur maxi : 39 mm. Visible de mai à octobre.

D’assez petite taille, ce n’est pas la libellule la plus spectaculaire du jardin. Sinon par la couleur vive du mâle. Le Sympétrum rouge-sang (Sympetrum sanguineum) ne prête guère à confusion. Avec ses pattes entièrement noires, son abdomen à l’extrémité enflée et marquée de deux traits noirs sur le dessus.

Sympétrum rouge-sang, femelle.Naturellement, c’est le rouge sanguinolent du mâle qui retient d’abord l’attention. Sur la face, l’attache des ailes et l’ensemble de l’abdomen où transparaissent quelques nuances jaunes et noires. Le rouge des grands yeux est plus foncé et tire vers le bordeaux.

Madame est légèrement plus petite encore. Avec toutefois, dans une dominante jaune, les mêmes pattes noires, l’extrémité de l’abdomen enflée et marquée de noir. Et le même étranglement à la jonction avec le thorax. Mais ses grands yeux sont à la fois bruns et verdâtres.

Comme l’Orthétrum réticulé notamment, le Sympétrum rouge sang abandonne régulièrement les rives de la Sèvre pour venir chasser au jardin. Fidèle à ses postes de repos et d’observation. Graminées, ombellifères ou piquets des tomates !

Rouge vif jusque sur la face et plutôt rouge bordeaux sur les yeux.

En savoir plus  : 

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes. 2099, collectif, Poitou-Charentes Nature (Ed).
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

 Photos JF Irastorza 

 

La Cylindromyia bicolor

Cylindromyia bicolor sur inflorescence de Menthe des champs / Un jardin dans le Marais poitevin.

Dans la série des mouches auxiliaires du jardin : la Cylindromyia bicolor, une tachinaire butineuse et parasite de la Punaise nébuleuse.

Elle n’a pas de nom populaire. Dommage. Elle l’aurait bien mérité. Son allure n’est en effet pas si banale. Et, surtout, sa présence est bien utile au potager ! 

Outre ses yeux rouge foncé, la Cylindromyia bicolor se distingue d’abord par son long abdomen. Cylindrique et légèrement arqué. Rouge et orné d’un triangle noir dans sa partie antérieure. Hérissé enfin d’épaisses soies noires : la marque de fabrique des mouches tachinaires.

Avec deux petits stabilisateurs bien visibles à la naissances des ailes fortement nervurées, c’est une butineuse assidue. Ici sur la Menthe aquatique qu’elle explore du haut de ses très longues pattes noires. Est-il besoin de préciser qu’elle ne pique pas et reste parfaitement inoffensive en toute circonstance ?

Sauf pour les punaises. Et plus particulièrement la Punaise nébuleuse (Rhaphigaster nebulisa) qu’elle cible pour installer sa progéniture. Certes, ladite punaise, piqueuse de légumes et suceuse de sève, n’est pas une calamité tant qu’elle reste en petit nombre. Mais c’est un peu grâce à la Cylindromyia bicolor que l’on doit sa régulation.

En savoir plus sur la Cylindromyia bicolor avec le site quelestcetanimal.com

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Cylindromyia bicolor sur inflorescence de Menthe des champs / Un jardin dans le Marais poitevin.