
Nous sommes ici loin de la Sèvre. Plus au sud, dans l’oasis du Père Narcisse. N’empêche. Abeilles et bourdons eux-mêmes semblent étonnés de pouvoir y butiner encore en décembre…
La première gelée blanche de la fin novembre a sérieusement anesthésié le jardin en bord de Sèvre. Et la récente vague de fortes pluies n’a rien arrangé. Quel plaisir alors de rendre une nouvelle visite au potager du Père Narcisse. Un oasis toujours étonnamment fleuri en cette toute fin d’automne.
Dans la douceur persistante du sud-ouest, le moindre brin de soleil même très bas suffit à titiller les pollinisateurs. Nous sommes en décembre ? Vraiment ? Abeilles, bourdons et frelons ne sont évidemment plus légion. Ils n’en savourent que davantage chacune de ces désormais rares et brèves escapades dans la belle lumière dorée de l’après-midi. Leurs bourdonnements anachroniques sonnent comme autant d’heureuses parenthèses dans la venue inéluctable des mauvais jours.

Photos Fernand ©

La récolte des pommes et des poires est déjà loin. Quelques-unes, haut perchées, ont fait de la résistance tant qu’elles ont pu. Pour finalement lâcher prise. Elles ne restent pas au sol très longtemps. Plus ou moins blettes, elles font le bonheur des insectes.





Voilà quelques semaines, la découverte fortuite d’une truffe sur la pelouse du jardin avait de quoi surprendre. Avait-elle été trouvée puis abandonnée là par l’