
Les gendarmes adorent les fruits de l’hibiscus. Ils s’y retrouvent en automne pour le suc de leurs graines. Et parfois pour un dernier flirt avant l’hiver.
Chacun son tour. Après les bourdons, gros consommateurs du pollen de l’hibiscus, voici les gendarmes. Pour les fruits et le suc de leurs graines. Ils s’y retrouvent en nombre en ce milieu d’automne. Le plus souvent sans se soucier les uns des autres. Pour ces deux-là, c’est autre chose.
L’un d’entre eux a perdu une patte
arrière. Cela ne l’empêche pas de séduire. Ni à son vis-vis d’être entreprenant.
Mais nous sommes bientôt en hiver et le temps des amours gendarmesques est passé. Qu’importe. On se tourne autour. On se titille gentillement. Ça dure et ça dure. Sans jamais conclure. Et puis chacun repart de son côté. Une simple passade automnale.


À ne pas confondre avec la Punaise de la Jusquiame qui s’en distingue notamment avec sa tête en partie rouge et ses taches en forme de coeur sur le pronotum.

Ni avec la Viole rouge qui, outre le point blanc sur les ailes membraneuses, présente un jeu de courbes et contrecourbes évoquant la silhouette de l’instrument de musique au centre du pronotum.

Abeilles et surtout bourdons apprécient les fleurs d’hibiscus où ils prennent de véritables bains de pollen !
Photos Fernand ©

C’est assurément la plus grande punaise du jardin. Deux bons centimètres hors pattes et antennes. Très allongée, la fine tête aux yeux rouges globuleux contribue à cette impression de « gigantisme ». Les solides pattes arrières aussi. A quoi peuvent bien servir les étranges « renflements plats » de leurs tibias ?
Du moins a-t-elle trouvé au jardin de quoi se rassasier. Avec ce grand conifère incongru qui tente de rivaliser avec les hauts peupliers, souvenir peut-être d’un arbre de Noël planté là jadis…. Et surtout avec ses cônes : la principale gourmandise de la Punaise du pin.

On est plus habitué à la voir en juillet-août qu’en octobre. Mais si le long été sec et chaud ne lui a pas été favorable, cet automne doux et enfin humide lui permet de rattraper le temps perdu. Avec une priorité, s’accoupler et pondre. Hélas !



