
Peu commune, la Chrysomèle de Banks de passage au jardin. Plus que les légumes, elle aime la menthe, les lamiers et même les orties !

Taille maxi : 11 mm. Visible de mai à octobre.
Une silhouette bombée, oblongue et des reflets métalliques : la Chrysomèle de Banks (Chrysolina bankii) est toutefois moins chatoyante que la plupart de ses cousines. Pas de vert bleuté ou d’irisation clinquante mais un sobre bronze foncé dont la ponctuation grossière accentue le côté austère.
Le hasard d’une pause matinale sur une fleur d’hémérocalle met joliment en lumière ici une particularité immédiatement reconnaissable : le rouge orangé de la face ventrale, des pattes et des antennes.
Sinon, comme toutes les chrysomèles, adultes et larves mangent des feuilles. Beaucoup de feuilles. Heureusement, voilà une espèce non spécialisée qui passe des lamiers aux plantains, des diverses menthes sauvages aux orties ! Autant dire que le jardin n’a guère à craindre. Sauf en cas de surnombre. Reste alors la collecte. Avec cette petite difficulté : lorsqu’elle se sent menacée, la Chrysomèle de Banks se laisse tomber au sol où elle joue (très bien et longtemps) la morte.

On voit bien ici une autre particularité de la Chrysomèle de Banks : un épais bourrelet en bordure latérale du corselet.
En savoir plus :
- Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
- Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- La Chrysomèle de Banks avec le site quelestcetanimal.com
- La Chrysomèle de Banks avec les Carnets nature de Jessica
Photos JF Irastorza








