La Guêpe germanique

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.Début novembre. Les futures reines de la Guêpe germanique vont bientôt se calfeutrer… En attendant elle se gavent de nectar !

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.

Taille maxi : 19 mm (reine). Visible d’avril à octobre.

Dans la nature, il faut un oeil particulièrement aiguisé pour la différencier de sa cousine la Guêpe commune (Vespula vulgaris). Car si la Guêpe germanique (Vespula germanica) s’en distingue par une silhouette légèrement plus longue, la principale particularité est plus subtile. Trois petits points noirs disposés en triangle sur le clypeus jaune !

Autre spécificité de la germanique : les petites bandes jaune vif qui bordent les cotés du thorax sont discrètement renflées en leur centre. Le distinguo est décidément très ténu… Pour le reste, l’une et l’autre ont un mode de vie très semblable. 

Prédatrices, elles capturent les mouches et autres petits insectes du jardin, tant pour elles-mêmes que, surtout, pour nourrir les larves de leur colonie. Elles raffolent également du jus sucré des fruits mais aussi du nectar des fleurs.

En cette saison, celui du lierre est incontournable. Les jeunes femelles récemment fécondées – autrement dit les futures reines du printemps prochain – y puisent un maximum d’énergie avant d’hiverner. Elles émergeront en février-mars pour fonder chacune sa propre colonie.

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.

Guêpe commune bitunant le nectar des fleurs de lierre.

À ne pas confondre avec la Guêpe commune

… ni le Poliste gaulois.

En savoir plus : 

  • Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux et Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Guêpe germanique avec le site quelestcetanimal.com

 Photos JF Irastorza 

 

La Guêpe commune

Guêpe commune récoltant de la fibre de bois.

Ses collègues chassent au jardin. Son boulot à elle, c’est de récolter de la fibre de bois. Ainsi va la vie des ouvrières de la Guêpe commune.

Guêpe commune récoltant de la fibre de bois.

Taille maxi : 19 mm (reine). Visible d’avril à octobre.

Elle est là tous les jours. Par tous les temps. Inlassablement, la petite ouvrière de la Guêpe commune récolte les fibres d’un… piquet de tomate ! Toujours le même. Elle change simplement de face selon l’orientation du soleil.

Le nid ne doit pas être loin. Impossible à trouver. A priori du côté de la peupleraie voisine. En ce début octobre, la colonie est-elle donc toujours en expansion ? Ou bien est-ce l’entretien du nid qui nécessite ainsi la fourniture régulière de « papier mâché » ?

L’ouvrière ne semble pas se poser de question. De ses fortes mandibules, elle tire, coupe et broie les fibres de bois. Rien ne peut la perturber. Elle passe là de longs moments, plaquée au piquet, consciencieusement. Et lorsqu’elle s’envole, c’est pour revenir, encore et encore.

Est-ce la même qui, délaissant la pulpe sucrée des pommes tombées au sol, vient de s’abonner au précieux nectar du lierre nouvellement en fleurs ? Elle ne l’aurait pas volé.

Guêpe commune bitunant le nectar des fleurs de lierre.

En fin de saison, la Guêpe commune apprécie la pulpe sucrée des fruits très mûrs tombés au sol comme le nectar du lierre.

Besoin de protéine oblige, les larves font une grosse consommation de petits insectes que les ouvrières chassent inlassablement. Ici une tipule que la guêpe commence par démembrer et désailer avant de la broyer pour l’amener au nid.

Grandes prédatrices, les guêpes sont par là très utiles au potager où elles participent à la régulation des insectes, notamment des mouches.

Parmi les commensaux de la Lycope d’Europe.

En savoir plus :

  • Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux et Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Guêpe commune avec le site quelestcetanimal.com

  Photos JF Irastorza 

 

Le Conops à pattes jaunes

Conops à pattes jaunes sur feuille de marguerite.

Une allure de petite guêpe pour le Conops à pattes jaunes. Une mouche jaune et noir bien inoffensive. Sauf pour les bourdons !

Conops à pattes jaunes sur feuille de marguerite.

Taille maxi : 12 mm. Visible de juin à septembre.

Cousin du Sicus ferrugineux, le Conops à pattes jaunes (Conops flavipes) présente une silhouette assez comparable. Tout particulièrement un abdomen fuselé à l’extrémité nettement repliée vers l’avant. Autres caractéristiques familiales : un thorax cubique bien individualisé et une large tête dotée de longues et solides antennes.

Dans une dominante jaune et noire, le Conops évoque une petite guêpe. Mais c’est bien une mouche. D’ailleurs, il a donné son nom à un syrphe – Ceriana conopsoides – avec lequel il partage notamment les ailes à demi fumées et trois anneaux abdominaux jaunes.

Cela dit, on peine à lui souhaiter la bienvenue au jardin ! Voilà en effet un parasite spécialisé auprès des hyménoptères. Surtout des bourdons. La femelle vient ainsi pondre directement sur la fourrure de ses cibles. Sitôt écloses, les larves y pénètrent pour se nourrir des fluides internes de leurs hôtes involontaires. La pupaison a lieu dans ce qui est alors devenu une « coquille » sèche. Ultime protection pour passer l’hiver.

Sinon, le Conops à pattes jaunes est un paisible butineur. Ici sur l’origan en fleurs.

Conops à pattes jaunes sur feuille de marguerite.

Les bandes jaunes abdominales sont légèrement échancrées chez le Conops à pattes jaunes. Et les longues antennes attachées à une courte protubérance centrale. Scutellum noir marqué d’un « petit coeur » jaune.

En savoir plus : 

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Conops flavipes avec la galerie du Monde des Insectes
  • La famille des conops avec le site aramel.free.fr

Photos JF Irastorza