L’Azuré porte-queue

Azuré porte-queue sur inflorescence de cardère.

Graphisme, couleur, et contraste… La modeste coquetterie de l’Azuré porte-queue est délicatement mise en scène…

Azuré porte-queue sur inflorescence de cardère.

Envergure maxi : 40 mm. Visible de mai à octobre.

Oh, évidemment, l’appendice en question fait un peu riquiqui au regard du majestueux Flambé ! Un simple petit fil flottant au vent à l’arrière de chaque aile postérieure. Bleu, noir, blanc. L’attribut de l’Azuré porte-queue (Lampides boeticus) n’en bénéficie pas moins d’une jolie mise en scène. Il émerge ainsi entre deux  « yeux » noirs fardés d’orange et de bleu.

Complété par les pointes « incandescentes » des antennes, ce minuscule et subtil décor surprend d’autant plus qu’il intervient sur un fond presque neutre. Ocre cendré, traversé d’une bande et de lignes ondoyantes plus claires. De quoi intriguer, voire inquiéter d’éventuels prédateurs ?

En bon azuré, la couleur s’invite davantage à l’avers des ailes. Surtout chez le mâle avec un bleu violacé soutenu margé de brun. Plus sobre, la femelle arbore un uniforme brun à peine nuancé de bleu. Pour l’un comme pour l’autre, les « yeux » se réduisent alors à deux taches noires sur fond blanc au niveau des petites queues. Encore faut-il qu’ils consentent à ouvrir les ailes ! 

Azuré porte-queue, femelle, sur inflorescence de cardère.

Des appendices évidement très fragiles. Sur les ailes fatiguées, restent les ocelles noirs sur fond brun nuancé de bleu.

Bordé de brun, le bleu violacé est plus accentué chez le mâle.

Sur la menthe sauvage d’une prairie humide du marais.

Un brin de fantaisie sur une modeste livrée…

Sur Sauge à petites-feuilles

La tête en bas pour butiner la Sauge à petites feuilles.

En savoir plus : 

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • L’Azuré porte-queue avec le site quelestcetanimal.com
  • L’Azuré porte-queue avec Les carnets nature de Jessica
  • Lampides boeticus avec la galerie du site insecte.org

Photos JF Irastorza

 

L’Hespérie des potentilles

Un discret petit papillon brun fauve constellé de taches blanches : l’Hespérie des potentilles au vol rapide et imprévisible.

Envergure maxi : 30 mm. Visible de mai à octobre. L’Hespérie des potentilles perlée de rosée au petit matin.

On peine à croire qu’il puisse s’agir du même petit papillon. Butinant ici l’oeillet d’Inde, transi là au petit matin… Les ailes repliées, l’Hespérie des potentilles (Pyrgus armoricanus) est plutôt lumineuse. Avec de larges marbrures brun clair nuancées de jaune sur fond blanc verdâtre.

Comme la Sylvaine, sa cousine, elle arbore de grands yeux noirs qui tranchent ici sur une petite tête à la fourrure grisâtre.

C’est le jour et la nuit lorsqu’elle ouvre les ailes ! Le brun foncé y règne, avec quelques reflets fauve aux antérieures. Rehaussé d’une marge blanche entrecoupée de brun, l’ensemble est semé de taches claires, blanches aux antérieures, plus grisâtres aux postérieures.

Les hespéries n’ont que faire des légumes du potager. Leurs chenilles préfèrent les plantes sauvages. Et plus particulièrement l’envahissante potentille qui, avec le trèfle, couvre les allées du jardin.

Hespérie des potentilles ou de la mauve ? Bien malin, en vérité, qui peut les distinguer sur le terrain. Les spécialistes opèrent donc quelques prélèvements intimes pour les identifier avec précision. On peut s’en dispenser au jardin ! 

Début novembre. Un mâle ici avec ses petites taches de poils blanchâtres caractéristiques à la pointe de l’abdomen. sur les dernières inflorescences de menthe des champs…

Début juin. Quand les allées du jardin sont grillées par la sécheresse et le soleil, le Trèfle blanc, une valeur sûre pour la butineurs…

La Potentille rampante (Potentilla reptans) participe au « tapis vert » des allées du jardin.

En savoir plus : 

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Comparer les différents membres de la famille des hespéries avec le site nature79.org

Photos JF Irastorza

 

Le lutin du jardin

Fadet commun.

Le Fadet commun ne tient pas en place. Et c’est le roi du zigzag. Avec un peu de chance, on peut malgré tout l’observer. Mais c’est lui qui décide.

Quand il a les ailes repliées, il ressemble un peu à l’Amaryllis et au Myrtil. Mais le Fadet commun (Coenonympha pemphilus) est d’une taille nettement en dessous du premier. Et plus encore du second.

On le croit ici, il est déjà là-bas. Et se fond dans le paysage, à la pointe d’une graminée ou sur un paillis d’herbes sèches. Mais consent parfois à se mettre un peu mieux en évidence sur fond de zinnia ou de trèfle. Le fauve orangé des ailes antérieures trouve un discret écho sur les légères massues des antennes. Un ocelle noir s’y détache nettement, pointé de blanc et cerclé de beige.

Plus passe-partout, les postérieures joue sur des nuances de brun plus ou moins foncé, de part et d’autre d’un ligne sinueuse. Avec trois minuscules points blancs (pas toujours faciles à distinguer) dans la zone plus claire.

La légende voudrait qu’il ait été engendré par un lutin malicieux. D’où son nom. Avec ses yeux gris bleu, striés de bordeaux, il aurait ainsi de qui tenir lorsqu’il fait tourner le photographe en bourrique dans les allées du jardin !  

Octobre 2019. Bref bain de soleil automnal sur une inflorescence de zinnia.

Mi-avril 2020. Première partie printanière de cache-cache dans l’herbe du jardin.

Début juin 2021. D’ordinaire furtif, le Fadet commun prend tout son temps sur la planche du thym en fleurs.

Mi septembre 2021. Bientôt la fin de partie ! Ici sur la Pulicaire dysentérique.

En savoir plus :

Photos JF Irastorza