L’Amégille à joues blanches

Amégille à joues blanches sur fleurs de Guimauve officinale.

Moins d’un centimètre pour l’Amégille à joues blanches, une petite abeille sauvage en noir et blanc, familière des anthères rosées de la Guimauve officinale.

Amégille à joues blanches sur fleurs de Guimauve officinale.

Taille maxi : 10 mm. Visible de juin à septembre.

Elle a une allure d’Anthophore plumeuse miniature. Notamment avec l’abondante fourrure grisée de son pourpoint aux nuances bru roux. Cela dit, outre la taille, la petite Amégille à joues blanches (Amegilla albigena) s’en distingue notamment par son abdomen rayé de blanc. Des bandes bien nettes, larges, sur fond noir.

Comme son nom le suggère, la face présente des joues et un clypéus blancs, noyés dans une pilosité claire. Le tout dominé par des solides antennes et des yeux verts ocellés de noir.

La langue de l’Amégille est particulièrement longue. Indispensable pour atteindre le nectar de la Guimauve officinale (Althaea officinalis). Cela dit, pour la femelle ici, il s’agit surtout d’en récolter l’abondant pollen. Jusqu’à quatre-vingts anthères rosées par fleur, une véritable mine… D’où cet impressionnant manchon rose pourpre sur les pattes postérieures. Les cellules du terrier seront bien garnies !

Amégille à joues blanches sur fleurs de Guimauve officinale.

Une très longue langue déployée pour atteindre le nectar de la Guimauve officinale.

Sous la pilosité grise de la face, on devine joues et clypéus blancs.

Une cousine : l’Amégille bavarde (Amegilla garrula) aux grands yeux verts.

En savoir plus :

  • Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, JF Irastorza, 2026, La Geste éditions.
  • Abeilles sauvages, Boyer 2015, Ulmer.
  • Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Vereecken, 2018, Glénat.
  • Les anthophores avec le site aramel.free.fr

Photos JF Irastorza 

 

Des brosses orangées

Andrène fulvago sur menthe des champs.

Au coeur de l’été, ici sur la menthe des champs en fleurs, les brosses orangées de l’Andrène fulvago rutilent au soleil…

Pas toujours simple d’identifier les abeilles sauvages du jardin ! Du moins celle-ci ne cache-t-elle rien là de la nervation de ses ailes. Ainsi, avec trois cellules cubitales et une nervure basale à peine arquée, voilà bien un Andrène. Oui, mais, lequel ? Peut-être l’Andrène blonde (Andrena fulvago).

Ce sont les brosses bien peignées des tibias postérieurs qui frappent tout d’abord. Elles retiennent d’autant mieux l’attention que leur couleur orangée tranche sur la dominante par ailleurs en noir et blanc de cette abeille sauvage de taille moyenne. Un centimètre environ.

Glabre à l’avant, l’abdomen est rythmé de trois bandes blanches, la première étant légèrement interrompue. Il s’achève sur une pointe en brosse brunâtre. Enfin, la face comme les côtés du thorax présentent ici une pilosité courte mais drue, blanchâtre, presque blonde.

Faute de références suffisamment diversifiées sur cette espèce, on l’imagine évidemment solitaire et terricole comme les autres andrènes. Le hasard de nouvelles rencontres permettra peut-être de compléter le portrait…

SOURCES :

  • Bellmann 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé.
  • Boyer 2015, Abeilles sauvages, Ulmer.
  • Vereecken 2018, Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Glénat.
  • Les andrènes avec le site aramel.free.fr
Andrène fulvago sur menthe des champs.

Une dominante en noir et blanc sur laquelle tranchent les brosses orangées des tibias.

Ici sur l’origan en fleurs. On songe aussi à l’Andrène à pattes jaunes (A. flavipes) ou l’Andrène gravide (A. gravida). Bref, une fois encore, la prudence inviterait à parler plutôt d’Andrène sp. !

 

L’Eucère dentée

Eucère dentée sur origan en fleurs.

De grands yeux émeraude, fourrure dense au thorax, feutrée sur l’abdomen et de longues antennes pour Monsieur Eucère dentée !

Taille maxi : 14 mm. Visible de juillet à septembre.

Dans la famille, les mâles arborent de très longues antennes. C’était le cas, au printemps dernier, avec l’Eucère longicorne observée sur un pommier en fleurs du jardin. Voici un nouvel exemple, tout aussi spectaculaire malgré le moindre gabarit de cette Eucère sp. (sans doute Eucère dentée, Tetraloniella dentata).

Début août. Comme souvent chez les abeilles sauvages, ces dames (courtes antennes) émergent avec une dizaine de jours de décalage. Que la fête commence !

À l’unisson des antennes et des ailes fumées, la dominante est plutôt rousse. Même si l’épaisse fourrure du thorax et de la tête, ainsi que les soies des pattes, sont ici poudrées de pollen doré. La pointe de l’abdomen également. Les larges rayures blanc crème sur fond noir n’en restent pas moins très visibles. Et comment ne pas évoquer enfin ces superbes yeux émeraude ?

Abeilles solitaires, les eucères creusent et aménagent leurs galeries de nidification dans le sol. Leurs moeurs sont assez mal connues.

Début août. Quand Monsieur (longues antennes) et Madame (courtes antennes) se font la cour, ici sur une inflorescence de scabieuse.

Mâle affairé sur une inflorescence de dahlia.

À l’assaut des petits fleurons de rudbeckia.

En savoir plus :

  • Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, JF Irastorza, 2026, La Geste éditions.
  • Abeilles sauvages, Boyer, 2015, Ulmer.
  • Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Vereecken, 2018, Glénat.
  • Les eucères avec le site aramel.free.fr
  • L’Eucère dentée avec la galerie du site insectes.org

 Photos JF Irastorza