L’Andrène pieds-poilus

Andrène pieds-poilus sur Moutarde blanche.

Du pollen plein les pattes ! Des métatarses jusqu’aux “hanches”, les brosses de l’Andrène pieds-poilus tranchent sur un corps noir par ailleurs quasi glabre.

Andrène pieds-poilus sur Moutarde blanche.Tête, thorax et abdomen noirs. Quasi glabres. Le contraste est d’autant plus saisissant avec la foisonnante pilosité blanchâtre des pattes arrière. Notamment la brosse emblématique des Andrènes, ici abondamment touffues, à la base des fémurs, débordant largement sur les “hanches”. Mais les soies ne s’arrêtent pas là : elles envahissent fémurs, tibias et même métatarses arrière de cette petite abeille sauvage rondelette. 

Peut-être s’agit-il de  l’Andrène pieds-poilus comme disent nos amis Belges (Andrena pilipes). Le nom en tous cas lui va bien. Quoiqu’il en soit, la pilosité prend ici une tonalité jaune pâle, en harmonie avec pétales et anthères de la Moutarde blanche (Sinapis alba). L’engrais vert a trouvé là une adepte particulièrement assidu !

Voilà donc une femelle pour le moins bien équipée pour la collecte du pollen. Elle boude le trèfle des allées, les sauges, les cosmos et les zinnias, même la planche de phacélie ! Elle préfère celle de la jaune crucifère. Nectar et pollen y sont si facilement accessibles !

Sources :

Andrène pieds-poilus sur Moutarde blanche.

Un corps noir presque glabre. Hormis les pattes arrière naturellement mais aussi, notamment, quelques discrètes soies blanchâtres à l’avant du thorax et une touffe de poils noirs à la pointe de l’abdomen.

 

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L’accouplement de l’Aeschne mixte

L'accouplement de l'Aeschne mixte

Le discret accouplement de l’Aeschne mixte n’en finit pas. Un classique du début d’automne avec cette libellule aux couleurs variées et contrastées.

L'accouplement de l'Aeschne mixtePrès d’une heure ! Pour le moins, l’accouplement de l’Aeschne mixte (Aeshna mixta) n’est pas expéditif. Sans compter les préliminaires en vol. Le coeur copulatoire était en effet déjà formé lorsque le tandem, toutes ailes bruissantes, est venu s’isoler et se figer ici dans la ramure d’un frêne.

Pas un mouvement. À peine quelques soubresauts de temps à autre. De sporadiques frémissements d’ailes notamment. Puis, longtemps après, Madame finit par s‘étirer les pattes. Commencerait-elle à s’impatienter ?  Lui reste impassible. Mais la pointe de l’abdomen resserre son étreinte : il faut encore laisser un peu de temps au temps…

Quand vient le relâchement, Madame déroule lentement l’abdomen. Pendante, elle ne tient alors plus que par la “prise de tête” de Monsieur.  Les deux s’envolent bientôt de concert pour se décrocher en vol. Et disparaître chacun de son côté.

Sources :

L'accouplement de l'Aeschne mixte

Le qualificatif “mixte” attribué à l’espèce fait allusion au mélange de couleurs de ses livrées. Bleu vif, jaune-vert, brun plus ou moins foncé et noir pour le mâle. Jaune-vert, brun clair, chocolat, noir et bleu gris pour la femelle.

Chez la femelle, le jaune-vert est surtout présent sur les flancs du thorax et des premiers segments de l’abdomen. Il transparaît également, comme couleur de fond, sous les taches chocolat de l’abdomen. en allant s’éclaircissant pour tendre vers le bleu gris.

 

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Le Petit nacré

Petit nacré sur Pulicaire dysentérique.

Un papillon de taille moyenne. Le Petit nacré. Orange vif, constellé de petites taches rondes, noires et brun foncé.

Petit nacré sur Pulicaire dysentérique.Dans la série des papillons orange familiers du jardin, voici le Petit nacré (Issoria lathonia) dans sa génération automnale. Ici pas de réseau de taches plus ou moins carrées comme avec le Tircis, le Satyre ou le Grand damier. Pas de lignes sinueuses comme chez la mégère. Et pas de larges aplats contrastés non plus comme sur la Belle dame. 

Plutôt une abondante moucheture brun foncé à l’image de Robert le diable… La régularité en plus, dans la taille des petites taches rondes comme dans leur alignement.

Hélas, au bain de soleil comme au butinage, celui-ci ne referme pas les ailes. Impossible donc d’en apercevoir le revers et ses taches nacrées emblématiques. Lors d’une prochaine rencontre peut-être…

En attendant, il reste un bon mois à cette ultime génération de l’année pour passer le relais. Ce sont en effet ses chenilles qui, sous forme de chrysalides, passeront l’hiver, accrochées à une tige de leur plante hôte, notamment la Violette sauvage et le Sainfoin. Voire la Bourrache.

Sources : 

Petit nacré sur végétation basse au pied d'une haie.

Quelques autres papillons à la dominante orangée :

La Mégère et ses lignes sinueuses.

Le Tircis et sa marqueterie régulièrement répartie.

La Belle-dame et ses larges aplats contrastés.

La Grande tortue et son orange vif, nuancé de roux, taché et bordé de noir.

Le Grand-damier et son alternance de taches alignées orange et jaunes.

Robert le diable (génération estivale) et sa moucheture irrégulière, brun foncé, sur des ailes très découpées.

 

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