Le Bombyle noir

Bombyle noir sur inflorescence de Petit trèfle jaune / Un jardin dans le Marais poitevin.

Discret, actif butineur, le petit Bombyle noir est très présent au jardin. Et pas uniquement pour les fleurs sauvages !

Bombyle noir sur pâquerette / Un jardin dans le Marais poitevin.On a vu le Grand bombyle (Bombylius major), dès février, parmi les premiers butineurs d’un l’hiver finissant déjà presque printanier. Plus petit mais toujours haut sur pattes, voici un de ses cousins, le Bombyle noir (Bombyllela atra). Lui aussi est fortement velu. Plus éparse, sa fourrure est à l’unisson de son corps noir piqueté de blanc.

Au jardin, il navigue au raz du sol, passant de Trèfle blanc en Pâquerette, de Géranium découpé en Véronique de perse. Avec une préférence pour le Petit trèfle jaune, il est vrai très abandonnant en cette saison dans les parties enherbées du potager.

Spécialiste du vol stationnaire, le Bombyle noir aborde les fleurs du bout des pattes. Il s’y pose à peine. Sa longue trompe n’a guère besoin de point d’appui pour être extrêmement précise ! Mais, le vol stationnaire lui est utile pour autre chose. La femelle largue ainsi ses cargaisons d’oeufs à l’entrée des terriers d’abeilles sauvages. En particulier des Andrènes. Les larves n’auront qu’à se servir. Cadavres, déchets divers. En théorie sans toucher au couvain.

En savoir plus sur le Bombyle noir avec le site Les carnets nature de Jessica

Bombyle noir sur pâquerette / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Un petit bijou dégingandé !

Trichie commune sur fleur de ronce / Un jardin dans le Marais poitevin.

Avec l’explosion des fleurs au jardin et dans les haies, voici venu le temps de la Trichie commune. Magnifique membre de la famille des cétoines.

Trichie commune sur fleur de ronce / Un jardin dans le Marais poitevin.On l’a déjà vue fin mai se repaître de pollen sur les inflorescences du Cornouiller sanguin. Rien d’étonnant donc à ce que la Trichie commune (Trichius zonatus) soit actuellement au rendez-vous des ronciers en fleurs ! 

Cousine de la Cétoine dorée et du Drap mortuaire, elle en diffère notamment par la forte pilosité rousse Trichie commune sur fleur de ronce / Un jardin dans le Marais poitevin.de son thorax. Par ses courts élytres également. Jaune pâle, ils sont marqués de trois larges taches noires et laissent entrevoir l’extrémité de l’abdomen, également velue, jaune vif.

Petit bijou lorsqu’elle butine, la tête enfouie parmi les étamines, elle est moins à son avantage lorsqu’elle se déplace. Hirsute, dégingandée sur ses hautes pattes noires, elle n’est pas très à l’aise. Et préfère s’envoler pour passer d’une fleur à l’autre. Quoiqu’il en soit, en petit nombre, la Trichie commune n’est d’aucun danger au jardin. Bien au contraire. Ses larves participent à la décomposition du compost et surtout des bois morts.

En savoir plus sur la famille des Cétoines et sur la Trichie commune avec le site aramel.free.fr

Trichie commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Pourvu qu’elle soit seule !

Cantharide officinale (Lytta vesicatoria) / Un jardin dans le Marais poitevin.

Entre ses dégâts potentiels et le parasitisme de ses larves, la Cantharide officinale n’est pas forcément très sympathique. Mais tellement séduisante.

Cantharide officinale (Lytta vesicatoria) / Un jardin dans le Marais poitevin.Comment ne pas tomber sous le charme ? La Cantharide officinale (Lytta vesicatoria) est d’abord un magnifique coléoptère. Entièrement vert métallique, avec des nuances bleutées ici et là, mais surtout cuivre et bronze sur les élytres.

Tant qu’elle est isolée, c’est un plaisir d’en admirer les reflets changeants Cantharide officinale (Lytta vesicatoria) / Un jardin dans le Marais poitevin.sous le soleil. Mais gare aux colonies ! Car la bestiole a bel appétit et, la loi du nombre aidant, les dégâts peuvent être rapides et considérables pour le feuillage des frênes, lilas, troènes et autres sureaux notamment.

Pas d’autre solution alors que le ramassage. En ayant le coeur bien accroché. La Cantharide officinale dégage en effet une odeur « de souris » pour le moins dissuasive pour se défendre. Mais aussi dans l’excitation collective d’un « grand banquet ». C’est un peu la signature olfactive de son forfait.

Ses larves ont un tout autre régime. Les oeufs étant pondus à proximité d’un terrier d’abeilles sauvages, elles y dévorent le couvain et les réserves de pollen. Décidément, heureusement qu’elle est belle. Mais pourvu qu’elle soit seule !

Et pourquoi officinale ? Elle était jadis collectée, séchée et réduite en poudre à des fins thérapeutiques. On lui prêtait notamment des vertus aphrodisiaques. Une petite pastille verte en quelque sorte.

Cantharide officinale (Lytta vesicatoria) / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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