Chenille de Phalène en mode brindille

Chenille de la Phalène / un jardin dans le Marais poitevin.

La chenille de la Phalène / Un jardin dans le Marais poitevinUn grand classique. Toujours aussi impressionnant. La chenille de la Phalène. Enfin d’une phalène. Tant la famille est nombreuse. Difficile ici à déterminer. Peut-être la Boarmie crépusculaire (Ectropis crepusculariaa). Quoiqu’il en soit, elle joue les brindilles sur le paillage d’une jardinière. Parmi les feuilles mortes, le mimétisme est parfait.

Mais si elle est malgré tout dérangée, elle a tôt fait de disparaître avec son allure si particulière d’arpenteur. Elle se cabre d’abord, puis se penche, campée sur ses pattes ventouses arrières, comme pour mieux scruter les chemins possibles alentours. Et la voilà partie. Passer d’une feuille à l’autre ? Rien de plus facile avec un tel jeu de ressort, prenant alternativement appui sur les trains avant et arrière.

L’alerte passée, le corps se raidit et les petites pattes s’escamotent. C’est généralement sa position favorite en « mode jour ». Le meilleur moyen de passer inaperçue. En attendant la nuit pour pouvoir manger tranquille. Quand toutes les chenilles sont plus ou moins grises.

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Une cousine. La Boarmie pétrifiée au décor minéral caractéristique.

 

Une autre chenille de phalène (indéterminée) en « mode brindille », accrochée sur une épine de rosier.

Une belle arpenteuse ! La chenille de l’Hibernie défeuillante dans son attitude spécifique d’orante (tête et première paire de pattes relevées) lorsqu’elle s’immobilise.

Une phalène parmi bien d’autres : l’Alternée, ou Phalène du gaillet, présente une jolie livrée festonnée.

L’Acidalie dégénérée : un nom peu flatteur pour cette autre phalène à la dominante certes délavée mais tout aussi raffinée.

Comme son nom le suggère, la Brocatelle dorée évoque les précieux tissus brochés de la Renaissance.

Le Géomètre à barreaux. Le nom évoque à la fois le mode de déplacement de la chenille arpenteuse et, côté décor, un jeu d’épaisses lignes concentriques ponctuées de traits plus fins. Comme les barreaux d’un échelle.

La Phélène picotée, un décor alternant les bandes dorées et brunes, abondamment mouchetées.

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Photos JF Irastorza

 

Le Staphylin noir

Le Staphylin noir, alias le Staphylin (mal) odorant, est un bon auxiliaire au jardin. Il dévore les cadavres d’insectes mais pas que…

Taille maxi : 32 mm. Visible de mars à octobre.

Avec la pluie, l’équarisseur du potager est de sortie. Pas de cadavre d’insectes cet après-midi pour le Staphylin noir (Ocypus opens). Mais des limaces et des petits escargots !

Sentant l’approche d’un intrus, il relève la tête, écarte les mandibules et, surtout, redresse son abdomen articulé à la manière d’un scorpion.

L’odeur aidant, l’intimidation est habituellement suffisante. Pas pour le paparazzi d’aujourd’hui. Quelques secondes d’hésitation et le voilà qui se faufile dans une crevasse. S’il est capable de voler, il préfère ainsi le plus souvent trouver refuge sous le couvert de la végétation basse ou d’une pierre, voire dans le premier terrier venu.

Le danger passé, il se remettra vite en chasse. Bien-sûr, s’il rencontre un insecte mort, il ne résistera pas. C’est son lot. Mais il ne dédaigne pas pucerons, vers et chenilles. Tant mieux.

Larve de Staphylin noir / Un jardin dans le Marais poitevin.

Dans ses derniers stades, la larve du Staphylin noir lui ressemble déjà un peu, du moins dans sa partie avant, noire et luisante. Elle est, elle aussi, utile au jardin, dévorant vers, pucerons et chenilles.

En savoir plus :

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Staphylin noir avec le site quelestcetanimal.com

 Photos JF Irastorza 

 

La Tenthrède de l’oseille

La Tenthrède de l'oseille est passée par là !

On jurerait une chenille mais elle ne deviendra jamais papillon. La Tenthrède de l’oseille est née d’une petite guêpe. Une larve amatrice d’oseille et de pomme !

Larve de la Tenthrède de l'oseille. Des grandes feuilles vertes, dévorées les unes après les autres, il ne restera bientôt que les nervures. Amatrice de Rumex , la Tenthrède de l’oseille passe aussi par le potager.

Le plus simple est de tout couper au raz du sol. L’oseille repoussera vite. Mais attention à bien  ramasser toutes les larves tombées à terre. Car, le véritable objectif de la Tenthrède de l’oseille n’est pas loin. A son dernier stade larvaire, elle compte bien en effet migrer vers les… pommiers.

Après l’acidulé, le sucré : en automne, elle choisit les fruits les plus mûrs pour y parachever son évolution. C’est pourquoi, en théorie, il n’y a jamais d’oseille dans ou à proximité d’un verger. Mais puisqu’elle est là, autant rester vigilant. Pour mériter à la fois le farci poitevin et la tarte au pommes !

Larve de la Tenthrède de l'oseille.

La larve de la Tenthrède de l’oseille : une petite tête noire et un corps bleuté un peu translucide.

Un autre ravageur de l’oseille. La Mineuse du même nom. Un petit vers jaune verdâtre né à la suite de l’injection d’un oeuf entre les deux épidermes des feuilles. Il a bel appétit et ne laisse qu’une « cloque » blanchâtre qui va s’élargissant… Pas d’autre solution que de cueillir et brûler les feuilles atteintes.

Photos JF Irastorza