L’Agrion mignon

Agrion mignon, mâle.

Comment distinguer les demoiselles du jardin ? Avec l’Agrion mignon, il suffit de repérer la partition des segments et demi-segments noirs ou bleus…

Longueur maxi : 33 mm. Visible d’avril à septembre.

Encore plus petit que l’Agrion élégant. Tout juste trois centimètres de long. L’Agrion mignon (Coenagrion scitulum) vient ici d’attraper en vol un petit insecte. Pour déguster sa proie, il est venu prendre appui sur une ombellifère en bordure d’une haie. Mignon sans doute mais redoutable carnassier !

Il s’agit d’un mâle. Assez facile à distinguer. Il se partage en effet entre un bleu soutenu et un noir bien franc. Avec une suite de deux segments et demi noirs (7, 6 et 5/2). Autre caractéristique : un « U » majuscule noir épais dessiné sur les deux premiers segments. D’aucuns y voient une tête de chat ! Mais là, il faut avoir quelque imagination…

Enfin, sur le dessus noir de la tête, Monsieur Agrion mignon présente deux taches bleues reliées par un fin tiret également bleu. Et Madame ? Rendez-vous au hasard d’une prochaine rencontre.

Agrion mignon, mâle.

En savoir plus  : 

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes, 2009, Poitou-Charentes Nature éd.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Les libellules avec le site aramel.free.fr
  • Galerie odonates du site nature22.com

Photos JF Irastorza 

 

La Brunelle commune

Brunelle commune et Bourdon des pierres.

Incontournable plante sauvage de l’été au jardin. La Brunelle commune distille un nectar irrésistible pour les bourdons.

Confinement oblige, les parties enherbées du jardin ont eu la bride sur le cou pendant quelques semaines. Une heure par jour, c’est si vite passé ! Va donc pour la jachère printanière… Alors, Crépide capilaire, Picride fausse-vipérine, Trèfle blanc et Luzerne lupuline, notamment, ont pris leurs aises.

Bourdon sur fleur de Brunelle commune / Un jardin dans le Marais poitevin.Sans oublier la Brunelle commune. Et ce ne sont pas les butineurs qui s’en plaindront. Tout particulièrement les bourdons. Et pourtant, regroupées en épi, émergeant de bractées rougeâtres, les petites fleurs bleu-violacé de la Brunelle semblent taillées pour des visiteurs moins corpulents…

Des corolles toutes simples. Avec deux lèvres superposées. L’une, trilobée, tient lieu de piste d’atterrissage. L’autre, très légèrement échancrée, forme un casque protecteur au dessus de l’entrée du tube nectarifère.

Les butineurs ? Les bourdons bien-sûr. Mais également les papillons.

Brunelle commune et Bourdon des saussaies.

Évidemment, si la lèvre inférieure de la Brunelle est sensée faire office de piste d’atterrissage pour les butineurs, c’est l’épi tout entier qui en tient lieu pour les  bourdons !

Les papillons aussi apprécient le nectar de la Brunelle. Ici le Citron….

… et là l’Azuré commun. Même en temps plus ordinaires, la brunelle, c’est un peu toute l’année dans les allées du jardin. Il suffit d’une tondeuse parcimonieuse, avec une taille haute, pour que les épis se renouvellent en permanence.

La Sylvaine aussi visite régulièrement la Brunelle commune.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • La Brunelle commune avec l’herbier numérique flore-en-ligne.fr

Photos JF Irastorza 

 

Le Criquet ensanglanté

Criquet ensanglanté, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Souvent empourprée, Madame Criquet ensanglanté est imperturbable, au soleil,  sur l’exubérante végétation de ce coin de marais.

Taille maxi : 35 mm (femelle). Visible de juin à octobre.

Le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum) est iinféodé aux zones humides. À son aise donc dans le Marais poitevin. Ici dans une de ses positions favorites. Pour mieux prendre le soleil au bord d’un fossé. Et grignoter la tranche d’une feuille d’Iris faux-acore.

Ensanglanté ? Si la femelle est parfois maculée de tâches pourpres, voire rubiconde, c’est loin d’être une généralité. Du moins observe-t-on a minima, d’un individu l’autre, une ligne rouge vif en bordure de la « cuisse «  postérieure. Le tibia arrière est lui plutôt jaune, ponctué d’épines noires. 

Le reste du corps est à dominante verdâtre. Avec des nuances jaunes sur la face ventrale et des marbrures noires sur l’abdomen. Des ailes fumées brunâtres. Et, bien sûr, les deux petites antennes propres aux criquets.

Le Criquet ensanglanté mâle est nettement plus petit que la femelle. À moins que ce soit elle qui soit plus gironde.

Criquets ensanglantés, accouplement / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un filet rouge vif souligne les fémurs arrière. Taches rougeâtres diffuses chez Madame. Pour sa part, Monsieur est plutôt du genre gringalet.

Criquet ensanglanté pris au piège de l'Épeire fasciée / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une telle concentration de criquets, belle aubaine pour l’Épeire fasciée qui a tendu sa toile entre les hautes feuilles d’Iris faux-acore.

En savoir plus :

  • Sauterelles, grillons et criquets d’Europe occidentale, Bellmann, Rutschmall, Roesti et Hochkirch, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Guide la vie sauvage au jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Sur le site quelestcetanimal.com
  • Avec le site naturealsacebossue.over-blog.com

 Photos JF Irastorza