Départ

Le passionné à l'oeuvre !

Bonjour,

C’est avec tristesse que nous partageons la nouvelle de la mort de notre papa.

Son site Internet, sa page Instagram et son compte X resteront ouverts mais ne seront plus alimentés.

Si vous souhaitez faire un geste en souvenir de ce jardinier passionné, vous pouvez faire un don à la LPO, à la ligue contre le cancer ou planter une plante mellifère dans votre jardin.

Emma, Marie et Matthieu.

 

L’Éphémère

Plusieurs années sous forme de larve aquatique mais une brève vie aérienne pour l’Éphémère adulte qui meurt sitôt l’accouplement.

Taille maxi : 40 mm (hors antennes et cerques). Visible en avril-mai.

Elles n’ont ni pièces buccales ni tube digestif… À quoi bon !  Les éphémères adultes ne vivent que quelques heures. Pas le temps de s’alimenter. Juste celui de s’accoupler. On les reconnaît aisément aux attroupements des mâles qui, par petits essaims, volent à proximité des eaux d’où ils viennent d’émerger.

Dans ce vol pendulaire caractéristique, ils montent généralement assez haut et se laisse retomber à un ou deux mètres, pour reprendre aussitôt une nouvelle phase ascensionnelle. Jusqu’à ce qu’une ou plusieurs femelles passent par là !

La ruée copulatoire se termine mal pour les heureux élus qui meurent tout de go. Les femelles fécondées vont alors pondre à la surface de la rivière ou de la pièce d’eau la plus proche et meurent à leur tour.

C’est finalement à l’état larvaire que l’éphémère vit le plus longtemps, jusqu’à 3-4 ans, leurs pièces buccales broyeuses consommant algues diverses, voire cadavres et autres larves aquatiques.

Dans leur brève vie aérienne, les nuées d’éphémères sont des proies appréciées et faciles pour les oiseaux, les chauves-souris et… les poissons !

Lorsque l’adulte se pose, ici sur un Orchis pyramidal, c’est déjà la fin ! Noter les très longues pattes avant par lesquelles le mâle saisit la femelle lors de l’accouplement aérien.

En savoir plus :

Photos JF Irastorza

 

Andrène gravide et Nomade bifasciée

Une abeille sauvage printanière et son coucou : l’Andrène gravide et la Nomade bifasciée actuellement au jardin.

Taille maxi : 14 mm. Visible de fin mars à juin.

Il ressemble beaucoup à son cousin, l’Andrène à pattes jaunes (Andrena flavipes). Il s’en différentie toutefois par une pilosité grisonnante sur la face, les côtés et le dessous du thorax, bien tranchée au regard de la fourrure du dessus du thorax brune. L’abdomen noir est également rythmé de fines bandes de poils plus clairs.

Sinon, avec une allure générale comparable, la femelle de l’Andrène gravide (Andrena gravida) arbore les même brosses de collecte jaune orangé. Les deux espèces voisinent actuellement sur pissenlits et ficaires.

Non loin de là rôdent les nomades, des abeilles-coucous spécialisées, parasites des abeilles sauvages du genre Andrena : à chaque andrène sa nomade quasi attitrée ! Pour l’Andrène gravide, c’est plutôt la Nomade bifasciée (Nomade bifasciata).

On dirait une petite guêpe, noire et jaune, comme toutes les nomades, rehaussée ici de rouge orangé : antennes, pattes et premiers segments de l’abdomen.

En bonne abeille-coucou, elle guette les allées et venues de son hôte involontaire. Lorsque celle-ci sort de son nid terricole après l’avoir approvisionné, elle met à profit le temps d’une nouvelle récolte de pollen pour y pénétrer et y pondre. Ses larves croqueront celles de l’Andrène gravide puis les réserves accumulées. Commence alors une longue métamorphose pour une émergence de nouvelles abeilles parasites au printemps suivant.

La Nomade bifasciée suit le rythme univoltin de l’Andrène gravide : une seule génération uniquement printanière, de fin mars à juin.

Les nomades ne présentent pas de brosses de collecte aux pattes arrière : inutiles puisque leurs larves se développent aux dépens des couvains parasités !

En savoir plus :

Photos JF Irastorza