L’Orpin de Palmer

Orpin de Palmer / Un jardin dans le Marais poitevin.

C’est peu dire qu’il est peu exigeant. Subtil feuillage et éclatante floraison : l’Orpin de Palmer n’en est pas moins généreux.

Orpin de Palmner / Un jardin dans le Marais poitevin.Coup de chapeau au voisin ! A vrai dire, il n’est pas vraiment jardinier. Raison de plus. Il a fait le bon choix avec cette potée d’Orpin de Palmer. Un peu livrée à elle-même sur un muret, elle s’est simplement nourrie de soleil et de l’eau du ciel depuis l’été dernier.

Elle n’a été privée ni de l’un ni de l’autre ces derniers mois. Certes, elle semblait un peu mal en point fin septembre au sortir de la canicule. Mais ce drôle d’hiver lui a réussi. D’abord avec la multiplication de rosettes bien charnues, vert tendre, pointées de rose et de rouge. Un superbe effet à elles seules !

Depuis quelques jours, la potée s’enrichit d’une lumineuse floraison. Pétales, longues étamines, stigmates, le tout d’un jaune intense. Le feu d’artifice ne dure hélas pas très longtemps. Une à deux semaines seulement. Mais quel spectacle !

Cousin de l’Orpin blanc qui envahit les toitures des cabanons près de la maison, l’Orpin de Palmer est tout aussi somptueux que facile à vivre. Foi de voisin.

Orpin de Palmer / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Les choses sérieuses commencent

Abeille sur premières fleurs de cerisier / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il ne faut jurer de rien. Surtout après une fin d’hiver aussi exceptionnelle. Quid des fruitiers en fleurs ? Les butineurs ne se posent pas de questions !

Fruitier en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.Bien-sûr, depuis quelques semaines, il y avait déjà le romarin, les prunelliers des haies et quantité de fleurs sauvages. Mais, avec les fruitiers en fleurs, les choses sérieuses commencent vraiment au jardin ! 

Les vieux cerisiers viennent de lancer les premières invitations. Reçues cinq sur cinq ! Les gros bouquets blancs à peine éclos, la bourdonnante ruée est engagée. Les pattes vite chargées de pollen, abeilles domestiques et bourdons donnent l’exemple. Syrphes et Andrènes ne se font pas prier. Même la petite Osmie cornue est de la fête, l’abdomen roux dépassant à peine des pétales blancs.

L’an passé, sous la pluie et le froid, un  « coulage » massif avait réglé le sort des “noyaux”. Au grand dam des butineurs eux-mêmes. Le long anticyclone promis pour la prochaine quinzaine est plutôt de bon augure. A l’autre bout du jardin, le mirabellier semble prêt à suivre le mouvement. Poiriers et pommiers également. On croise les doigts pour les fruitiers en fleurs.

Osmie cornue sur fruitier en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Le sureau ouvre le bal des purins

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.

On finirait par oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Le sureau vient de doubler l’ortie. Alors, premières feuilles, premier purin…

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.Il est réputé pour son feuillage précoce. Mais cette année le sureau bat tous les records. Les bourgeons ont explosé tout début février. Déjà, le voilà qui déploie ses belles et grandes feuilles vert foncé. Cinq lobes finement dentelés à l’odeur métallique caractéristique.

Est-ce bien raisonnable ? D’ordinaire, c’est le jardinier qui est toujours trop pressé. N’oublions pas qu’il neigeait ici fin mars dernier ! Quoiqu’il en soit, puisque le sureau vient de se lancer bien avant l’ortie, il ouvrira aussi le bal des purins printaniers !

Laissons-le développer encore un peu son feuillage. Il supportera mieux la cueillette dans une quinzaine de jours. La recette est la même qu’avec l’ortie ou la consoude. 1 kg de feuilles fraiches hachées pour 10 litres d’eau de pluie. Puis deux semaines de macération. Filtré et dilué (1/10), il sera fin prêt pour stimuler l’enracinement des premières plantations printanières.

 

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