Tenaces les oeilletons !

Artichaut, oeilleton / Un jardin dans le Marais poitevin.

Abandonnées depuis le printemps au tas de compost, les jeunes pousses d’artichaut ne sont pas avouées vaincues. Les voilà de retour.

Artichaut, oeilleton / Un carton dans le Marais poitevin.Quand on sélectionne les oeilletons d’une vielle souche d’artichaut, pour créer une nouvelle planche, il y a nécessairement quelques rebuts. Au printemps dernier, sans trop de regrets, ils sont partis sur le tas de compost, rejoints pêle-mêle par tout ce que le jardin produit de déchets verts. Avec in fine une épaisse couche de feuilles mortes pour linceul en fin d’automne.

Mais l’artichaut a parfois la vie dure ! Après un long été de dormance, deux vigoureux oeilletons ont ainsi émergé des feuilles mortes au début de l’hiver. Une telle ténacité appelle le respect. Et une seconde chance. Pour l’heure, laissons les deux rescapés parfaire leur enracinement. Au printemps, ils iront rejoindre leur ancienne fratrie. Avec une bonne dose de ce compost qui leur réussit si bien.

Artichaut, oeilleton / Un carton dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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La mineuse du bouton d’or

Mineuse du bouton d'or / Un jardin dans le Marais poitevin.

Heureusement, la mineuse du bouton d’or est très spécialisée. Elle ne touche pas aux légumes. Ses cousines passeront-elles bientôt à l’attaque ? Vigilance, vigilance !

Mineuse du bouton d'or / Un jardin dans le Marais poitevin.Dans la grande famille des « mineuses », le jardin n’a hérité pour l’heure « que » de celle du bouton d’or ! Poireaux, choux et ail, notamment, en sont épargnés. Les arbres fruitiers aussi. Croisons les doigts.

Les mineuses ? Des petits insectes qui installent leurs larves entre les deux épidermes des feuilles, de façon très spécialisée. Ici, c’est une mouche, la petite Phytomysa ranunculi, dont les minuscules asticots « minent » exclusivement les feuilles des renoncules, notamment du bouton d’or.

Par transparence, les galeries sont très visibles. On y perçoit même l’asticot, ses excréments et parfois, en bout de galerie, la petite pupe qui, bientôt, se transformera à son tour en mouche.

Tant qu’il s’agit du bouton d’or ! Mais à la moindre alerte sur les légumes, mieux vaut arracher et brûler les plants atteints. Sans attendre la prolifération. Et la transformation du potager en champ de mines !

Mineuse du bouton d'or / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

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Des loches en étrenne !

Loche / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il ne manquait plus que les loches s’en mêlent ! Sans crier gare. Et avec un bel appétit. Cet hiver est décidément surprenant.

Loche / Un jardin dans le Marais poitevin.Après les chenilles de la Piéride, les limaces ! Et dire qu’il n’y en a pas eu de tout l’été. Canicule oblige. Ni même en automne. Il a fallu donc attendre Noël pour les voir réapparaître. En force. Mais d’une seule espèce. Allez savoir pourquoi !

De grosses loches claires marbrées de brun qui, semble-t-il, n’avaient pas mangé depuis quelque temps. Elles se sont concentrées sur deux cibles privilégiées : les artichauts et les choux blancs. Dommage qu’hérissons, carabes et staphylins soient quant à eux restés en « mode hiver ». Ils auraient pu se régaler.

Des loches, en veux-tu, en voilà, mais pas d’escargots. Ils semblent raisonnablement calfeutrés dans les haies. Même s’il ne faut jurer de rien cette année. Va-t-on voir ressortir les Petits gris pour le Jour de l’an ?

Loche / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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