La soupe d’ortie d’Halloween

Comme autant de vampires qui attendent la nuit d'Halloween pour se réveiller / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une soupe d’ortie pour Halloween ? Avec du potiron bien-sûr. Un duo original et savoureux. Avec un peu de crème fraiche. En toute simplicité.

Uniquement la pointe terminale pour la soupe d'ortie.

Uniquement la pointe terminale pour la soupe d’ortie.

Dans le coin du jardin, les grandes feuilles mortes des potirons et potimarrons pendent à la structure de bambou. Elles évoquent autant de vampires qui attendent la nuit d’Halloween pour se réveiller. Tradition oblige, un des potirons deviendra lanterne dans quelques jours. Et la chair récupérée accompagnera la dernière soupe d’ortie de l’année….

Jamais la nuit d'Halloween n'aura été aussi douce... / Un jardin dans le marais poitevin.Pourquoi ne pas oser en effet cet original duo ? Attention, il s’agit bien des orties fauchées en fin d’été et qui, l’humidité revenue, tentent actuellement une nouvelle pousse. On prendra soin de cueillir uniquement la pointe terminale. En supprimant ce qu’il reste des bouts de tige. On fait ainsi fondre les seules petites feuilles tendres dans du beurre.

Une belle tranche de potiron, une pomme de terre, la fondue d’ortie, une cuiller de crème fraiche, sel, poivre, piment d’Espelette, coriandre fraîche ciselée… Jamais la nuit d’Halloween n’aura été aussi douce.

Potiron et ortie : le savoureux duo d'halloween / un jardin dans le Marais poitevin.

Et si vous profitiez de cette récolte automnale pour faire l’expérience du purin d’ortie ? Une cueillette et une recette évidemment moins minutieuses que pour la soupe ! Mais tout aussi simple. Du purin d’ortie pour quoi faire au jardin ? 

Photos Fernand ©

 

Jeunes pousses d’épinard

Jeunes pousses d'épinard / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les jeunes pousses d’épinard sont bien parties : bientôt les tendres petites feuilles en salade, ou simplement pelées, en attendant les larges feuilles de l’hiver.

Jeunes pousses d'épinard / Un jardin dans le Marais poitevin.La troisième tentative aura été la bonne. Les deux premières étaient vouées d’avance à l’échec, malgré l’arrosage, dans la torpeur de cet interminable été. Mais allez donc faire entendre raison à un jardinier obstiné !

Saluée par le retour de la pluie, la levée du troisième semis d’épinard a redonné du baume au coeur à tout le jardin.

Des jeunes pousses fermes et bien vertes sur la terre noire parsemées de feuilles mortes. L’automne est enfin là.

Après un premier éclaicissage, le semis reste un peu dense ici et là. Mais l’enracinement est profond dans une terre légère. Alors pourquoi ne pas tenter le repiquage de quelques pieds parmi les plus solides ?

Jeunes pousses d'épinard / Un jardin dans le Marais poitevin.Et voilà un rang supplémentaire déjà plein de promesses. Sans doute faudra-t-il ouvrir la récolte ici. Les épinards ne sont pas réputés pour apprécier les transplantations, avec un sérieux risque de trop rapide montée à graines. 

Qu’importe. Pourvu qu’ils aient le temps de multiplier les petites feuilles si tendres en salade. Et si savoureuses simplement poêlées au beurre. Les autres rangs pourvoiront aux larges feuilles de l’hiver.

La Tenthrède de l’oseille

La Tenthrède de l'oseille est passée par là !

On jurerait une chenille mais elle ne deviendra jamais papillon. La Tenthrède de l’oseille est née d’une petite guêpe. Une larve amatrice d’oseille et de pomme !

Larve de la Tenthrède de l'oseille. Des grandes feuilles vertes, dévorées les unes après les autres, il ne restera bientôt que les nervures. Amatrice de Rumex , la Tenthrède de l’oseille passe aussi par le potager.

Le plus simple est de tout couper au raz du sol. L’oseille repoussera vite. Mais attention à bien  ramasser toutes les larves tombées à terre. Car, le véritable objectif de la Tenthrède de l’oseille n’est pas loin. A son dernier stade larvaire, elle compte bien en effet migrer vers les… pommiers.

Après l’acidulé, le sucré : en automne, elle choisit les fruits les plus mûrs pour y parachever son évolution. C’est pourquoi, en théorie, il n’y a jamais d’oseille dans ou à proximité d’un verger. Mais puisqu’elle est là, autant rester vigilant. Pour mériter à la fois le farci poitevin et la tarte au pommes !

Larve de la Tenthrède de l'oseille.

La larve de la Tenthrède de l’oseille : une petite tête noire et un corps bleuté un peu translucide.

Un autre ravageur de l’oseille. La Mineuse du même nom. Un petit vers jaune verdâtre né à la suite de l’injection d’un oeuf entre les deux épidermes des feuilles. Il a bel appétit et ne laisse qu’une « cloque » blanchâtre qui va s’élargissant… Pas d’autre solution que de cueillir et brûler les feuilles atteintes.

Photos JF Irastorza