Une calotte noire… ou rousse !

Fauvette à tête noire, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Même silhouette, même robe grisâtre mais la calotte diffère chez la Fauvette à tête noire. Et Monsieur a éclipsé Madame dans le nom de l’espèce.

Fauvette à tête noire, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 23 cm. Nidification d’avril à juillet.

On a vu la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) tenir la dragée haute à ces galopins de merleaux autour de la mare. À tête noire ? Encore une vision quelque peu machiste. Car si le mâle arbore bel et bien une calotte noire, large et luisante, celle de la femelle est plutôt brune. Presque rousse.

Fauvette à tête noire, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Très peu ostentatoire, le reste du plumage est assez comparable d’un sexe l’autre. Grisâtre dessus, blanchâtre dessous. Encore que, noire ou rousse, la couleur de la calotte se diffuse ici et là, sur la nuque, la poitrine et les ailes.

La discrète chasse rarement au sol. Elle préfère le couvert des feuillages. Alors, les Fauvette à tête noire, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.fruitiers et les arbustes du jardin lui conviennent parfaitement, comme les haies, les taillis et les broussailles de ses abords.

Elle s’y faufile avec aisance pour débusquer petits insectes, larves chenilles et araignées. Au début de l’été, elle appréciait aussi cerises, framboises et groseilles. En attendant les mirabelles.

Au bord de la mare / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • Guide de la nature dans le Marais poitevin, Éric Rousseaux et Benoît Pétorin, 2010, Éd. La Geste.
  • Oiseaux du Marais poitevin, Thomas Brosset et Hélène de Saint-Do, 2023, Éd. La Geste.
  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • La Fauvette à tête noire avec le site oiseaux.net

Photos JF Irastorza 

 

Le Troglodyte mignon

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.

Si discret quand il traque insectes et araignées dans les broussailles, le Troglodyte mignon l’est beaucoup moins quand il donne de la voix !

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.

Envergure maxi : 17 cm. Deux couvaisons en avril-mai puis en juin.

Il a beau se dresser sur ses ergots,  le Troglodyte mignon n’en reste pas moins le lilliputien du jardin. Il est d’ordinaire moins facile à repérer. Un peu comme l’Accenteur mouchet, il furète en effet le plus souvent au pied des haies, dans les fourrés et les broussailles. En quête de petits insectes et d’araignées. On l’aperçoit également furtivement inspectant les berges de la Sèvre et

des fossés alentour.

Il est d’autant plus discret que son plumage s’harmonise parfaitement avec son habituel environnement de feuilles mortes. Brun roussâtre, strié de lignes noires, surtout sur les ailes, le Troglodyte mignon présente de longs sourcils clairs ainsi qu’un bec effilé légèrement recourbé.

Il se distingue surtout par son emblématique petite queue rousse constamment relevée. Parfois à la verticale lorsqu’il se tapit au sol.

À dire vrai, on l’entend régulièrement plus qu’on ne le voit. Un chant pas forcément mélodieux mais si sonore et très haut perché. À faire pâlir le rouge-gorge de jalousie.

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.

Le nid du lilliputien : une boule de mousse incrustée dans le parement d’une haie.

En savoir plus : 

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé
  • Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Le Troglodyte mignon et son chant avec le site oiseaux.net

Photos JF Irastorza 

 

Le Gobemouche gris

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.

Sous la canicule, le Gobemouche gris vient régulièrement se désaltérer au bord de la mare. Pour reprendre aussitôt sa traque des insectes du jardin.

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 25 cm. Ponte en mai-juin.

La configuration du jardin lui va bien. Haies, arbres fruitiers, piquets de clôture ou de tomates : les postes d’observation n’y manquent pas !  Le Gobemouche gris (Muscucapa striata) navigue régulièrement de l’un à l’autre. Sa relative petite taille et sa livrée passe-partout en font un hôte particulièrement discret du potager.

Le regard aussi vif que le vol, le bougre ne gobe pas que les mouches ! Sa vivacité lui permet de fondre sur papillons, andrènes, petites demoiselles et même punaises. En l’air comme au sol.

Dos brun, ventre gris clair, ailes rehaussées de quelques reflets roux, calotte striée de flammèches brunes, poitrine légèrement mouchetée : le noir franc des yeux, du bec et des pattes tranche sur un sobre plumage aux multiples nuances.

Comme bien d’autres pensionnaires du jardin, le Gobemouche gris a pris ses habitudes aux abords de la mare. Il y est à la fois si hardi et furtif dans ses rapides libations que les merleaux, pourtant si jaloux de « leur » buvette, ont renoncé à lui faire la chasse !

Gobe-mouche au bord de la mare du jardin / un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • Le Gobemouche gris avec le site de la LPO

Photos JF Irastorza