
C’est évidemment l’orange rougeoyant qui retient l’attention chez le petit Cuivré commun, alias l’argus bronzé, grand amateur de soleil.

Envergure maxi : 27 mm. Visible d’avril à octobre.
Il illumine le jardin jusqu’aux premières gelées. Trois générations de Cuivré commun (Lycaena phlaeas) se succèdent en effet tout l’été et une partie de l’automne. Les petites chenilles de la dernière se camoufleront aux temps mauvais. Elles reprendront des forces au printemps sur les jeunes pousses d’oseille sauvage.
On l’appelle aussi parfois l’argus bronzé. Un cousin de l’Azuré commun donc. Aussi petit mais pas une once de bleu contrairement à la plupart des membres de la grande famille. Sinon quelques discrètes mouchetures, à peine perceptibles, souvent inexistantes, sur une livrée où dominent le brun et l’orangé mêlé de rouge. Bref le cuivre. Ce n’est plus du bronzage mais un coup de soleil !
Avec une discrète petite excroissance, il n’a certes pas de quoi rivaliser avec l’Azuré porte-queue. Mais c’est juste assez pour mettre en valeur la bordure orangée pointée de noir des ailes postérieures. Le revers est un peu plus neutre. Sauf à contre jour. Le fond brun clair est alors éclipsé par de lumineuses transparences rouge orangé. Quand on aime le soleil, autant jouer avec !
Au printemps

Mi juin. Contre-jour avec la complicité du soleil levant.

Mi juin. Les ronces des haies sont particulièrement généreuses en cette fin de printemps !

Fin juin. La Crépide capillaire pour varier les plaisirs sucrés du printemps…

Fin avril . Sur les pâquerettes du jardin. Les mouchetures bleues se devinent à peine en marge des plages brunes des postérieures.
En été

Fin août. Dans une peupleraie proche du jardin, sur une inflorescence de Menthe des champs.

Début août. Sur la Pulicaire dysentérique à peine éclose.
En automne

Mi octobre. Tant qu’il y a un peu de soleil, jusqu’aux premières gelées… On perçoit bien ici les discrètes « mouchetures » bleues des ailes postérieures.

Mi septembre. Sur la Menthe des champs.

Début septembre. L’Héliotrope d’Europe apprécie les fortes chaleurs. Elle a été servie cette année !

Fin septembre. Harmonie de circonstance pour saluer l’arrivée de l’automne.

Début octobre . Pas de mouchetures bleues mais des petites taches sombres sur la large plage brune des postérieures.

Début octobre. Tout poudré de pollen blanc sur le Cirse des champs.

Mi-octobre. De moins en moins de nectar au jardin. Heureusement, il y a les cosmos !
En savoir plus :
- Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- Le Cuivré commun avec le site quelestcetanimal.com
Photos JF Irastorza
Un des papillons les plus familiers du printemps. Mieux vaut un peu de soleil pour apprécier la sobre livrée du Myrtil.
Le revers des ailes de l’un et l’autre est plus coloré. En toute sobriété ! Avec une large plage orangée aux antérieures et un dégradé de beige traversé d’une ligne sinueuse rousse aux postérieures. Madame et Monsieur ont encore en commun de petits yeux ronds, beiges, tachés de brun roux.
ces derniers jours ? Le Myrtil vient de faire son grand retour, par dizaines, dans les prairies alentours. Lorsqu’il passe au jardin, ce sont plutôt les sauvages qui ont sa préférence. Avec un penchant pour le trèfle. Mais la 












