La Pyrale de la menthe

Pyrale de la menthe.

Fidèle à la planche des aromatiques, la Pyrale de la menthe se laisse volontiers admirer. Dans une livrée brun rouge et dorée.

Envergure maxi : 18 mm. Visible d’avril à fin septembre.

Elle fait évidemment penser à la Pyrale pourprée. Même petite silhouette triangulaire au repos. Mêmes couleurs. Mais la tonalité générale de la Pyrale de la menthe (Pyrausta aurata) est moins vive. Le pourpre du fond tire en effet ici au brun rouge et les taches dorées sont moins éclatantes.

Il y manque notamment le large et superbe fleuron de sa cousine à l’arrière de la tête. Les ailes postérieures sont cependant assez semblables, brun foncé, barrées d’une large bande dorée. Également comparable, l’abdomen fuselé, rythmé de fines lignes claires. Enfin, cette étroite parenté se retrouve dans le comportement de l’une et de l’autre.

Ainsi, pour être nocturnes, ces petits papillons se laissent volontiers admirer le jour. Et, lorsqu’ils sont dérangés, ils ne volettent jamais très loin. Au jardin, on les rencontre surtout sur la planche des aromatiques. De la menthe à la mélisse en passant par la sauge et l’origan.

Dégustation de nectar sur premières fleurs du cornouiller sanguin. La livrée est ici plutôt terne, tirant franchement sur le brun.

En savoir plus : 

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Pyrale de la menthe avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

La Sésie de l’oseille

La Sésie de l’oseille : ses chenilles se développent plutôt dans les prairies. Sur puis au creux de la hampe des rumex.

Sésie de l'oseille sur fleur de ronce commune.

Envergure maxi : 26 mm. Visible de juin à septembre.

De drôles de papillons. Et une très mauvaise réputation avec ça ! Il est vrai que les chenilles de la famille sésie sont xylophages et creusent des galeries dans le bois vivant : pommier, peuplier ou lilas notamment selon les espèces. Cela dit, la Sésie de l’Oseille (Pyropteron chrysidiformis) est, comme son nom l’indique, moins ambitieuse. 

Encore s’agit-il de l’oseille sauvage et plus généralement des rumex. La femelle pond ainsi sur les hautes hampes que ses larves perforent pour s’y nourrir et progressivement migrer vers les racines charnues où elles passent l’hiver. Pas de risque donc pour l’oseille potagère. Sauf à laisser se développer les hampes.

Comme la plupart de ses cousines, la Série de l’Oseille se donne une allure d’hyménoptère sensée rebuter les prédateurs. Elle présente donc un long corps massif, luisant, noir rayé de blanc. Et d’étroites ailes transparentes margées de noir. Avec toutefois cette lumineuse distinction : une bande rouge-orangé aux antérieures. Et une petite coquetterie : un toupet de soies rouges et noires à la pointe de l’abdomen.

Lorsqu’elle passe au jardin, ce n’est donc pas pour pondre mais pour butiner.  Ici sur la Scabieuse colombaire

… là sur le capitule jaune orangé d’une marguerite.

Deux cousines

Sésie du groseillier sur Moutarde blanche.

Deux cousines : la Sésie du groseillier, toute noire, l’abdomen rythmé de trois anneaux d’or…

… et la Grande sésie du peuplier. Accouplement « en opposition » dans les hautes herbes, au pied d’un peuplier.

En savoir plus : 

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Sésie de l’oseille avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

Le Géomètre à barreaux

Géomètre à barreaux.

Le Géomètre à barreaux : comme les barreaux d’une échelle greffés sur un réseaux d’épaisses lignes concentriques.

Géomètre à barreaux.

Envergure maxi : 30 mm. Visible d’avril à août.

La première génération du Géomètre à barreaux, alias le réseau, alias la Phalène réticulée (Chiasmia clathrata), vient d’apparaître au jardin. Pour le printemps. En juillet, elle cédera la place à une génération estivale dont les chenilles  arpenteuses passeront l’hiver dans leur chrysalide. 

Comme nombre de ses cousines phalènes, il vole et butine de jour comme de nuit. Sa livrée passe-partout le rend d’autant plus discret. Sur un fond blanc hésitant entre le crème et le jaunâtre, des lignes brunes forment un réseau plutôt tourmenté, identique sur le dessus et le dessous des ailes. Un jeu de quatre lignes concentriques, assez épaisses, est ainsi ponctué de traits plus fins. Comme les barreaux d’une échelle. Avec une frange bien marquée où alternent poils blancs et marrons.

Légumes et arbres du jardin n’ont pas à redouter le Géomètre à barreaux dont la femelle installe plutôt sa progéniture sur les plantes sauvages. En particulier diverses espèces de trèfle, de vesce et de gaillet.

Une frange bien marquée où alternent poils blancs et bruns.

Ne pas confondre notamment avec la Phalène picotée (Ematurga atomaria) dont le réseau brun sur fond jaune (chez le mâle) ne présente pas de « barreaux » mais, comme son nom populaire de suggère, une multitude de petits points.

En savoir plus : 

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Géomètre à barreaux avec le site aramel.free.fr
  • Le Géomètre à barreaux avec Les carnets nature de Jessica

Photos JF Irastorza