
La Xylaire du bois dans un coin du jardin ? C’est bon signe. La terre parachève la « digestion » d’un vieil amas de bois mort.
Il y avait là une vieille souche et un tas de branches qui ont fini par pourrir sur place. L’endroit a été dégagé mais le bois mort affleure sur ce bout de terre noire au pied d’une haie. La mousse s’y installe et d’étonnants champignons émergent des débris en décomposition.
Minuscule, la Xylaire du bois (Hylaria hypoxylon) ne passe pas inaperçue pour autant. Car si elle est d’un noir charbonneux à maturité, ses jeunes pousses se couvrent de poussière blanche en l’automne. L’éclatante parure met alors en relief des formes étranges.
Pas de chapeaux à proprement parler pour la Xylaire du bois. Plutôt des ramures plates évoquant celles d’un élan. Toutes proportions gardées. Charnue mais coriace, sans odeur ni saveur, elle n’a pas d’intérêt culinaire. Elle n’en est pas moins précieuse pour la décomposition des bois morts. Et accessoirement pour le Scrabble !


Un autre champignon extravagant du jardin. L’Helvelle crépue. Beaucoup plus volumineux. Sans intérêt culinaire non plus. Voire toxique cru. Pour le simple plaisir de la rencontre sous les grands peupliers du jardin.
Sources :


Les vieux fruitiers ont perdu leur feuillage depuis quelque temps déjà. Ils ne sont pas nus pour autant. Avec les pluies d’automne, le lichen qui s’étaient recroquevillé tout l’été est de retour.
Impossible. La ramure est bien trop haute et fournie. Et puis à quoi bon ?


Avec le frêne et le peuplier, c’est un des arbres emblématiques du Marais poitevin. L’Aulne glutineux colonise les berges de la Sèvre et forme un épais rideaux le long du halage. Puisqu’il n’y a plus de chalands à tirer depuis belle lurette !