
Discret butineur, le petit Bombyle noir est très actif au jardin. Avec deux cibles favorites : les fleurs sauvages et… les terriers d’abeilles solitaires.

Taille maxi : 11 mm. Visible d’avril à août.
On a vu le Grand bombyle (Bombylius major), dès février, parmi les premiers butineurs d’un l’hiver finissant déjà presque printanier. Plus petit mais toujours haut sur pattes, voici un de ses cousins, le Bombyle noir (Bombyllela atra). Lui aussi est fortement velu. Plus éparse, sa fourrure est à l’unisson de son corps noir maculé de blanc.
Au jardin, il navigue au raz du sol, passant de Trèfle blanc en Pâquerette, de Géranium découpé en Véronique de perse. Spécialiste du vol stationnaire, le Bombyle noir aborde les fleurs du bout des pattes. Il s’y pose à peine. Sa longue trompe n’a guère besoin de point d’appui pour être extrêmement précise ! Mais, le vol stationnaire lui est utile pour autre chose. La femelle largue ainsi ses cargaisons d’oeufs à l’entrée des terriers d’abeilles sauvages. En particulier des Andrènes. Les larves n’auront qu’à se servir. Cadavres, déchets divers. En théorie sans toucher au couvain.

Coupe en brosse impeccable pour le Bombyle noir, ici sur une fleur de ronce bleue.

En vol stationnaire, à peine posé sur ses longues et fines pattes, sur la planche du thym en fleurs.
En savoir plus :
- Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
- La famille des Bombyles avec le site aramel.free.fr
- Le Bombyle noir avec Les carnets nature de Jessica
Photos JF Irastorza

Comme tous les « noyaux » du jardin, l’an passé, les cerises avaient « coulé » en totalité. Cette année, c’est plutôt l’inverse.
soleil, et sans doute fatigue du vieux cerisier : les fruits pourrissent dans l’arbre avant complète maturité. Qu’importe pour les chapardeurs ! Mésanges, merles, 


C’est chaque année la même délicate question. Est-ce trop tôt pour récolter les pommes de terre primeurs ? Il est vrai que, si la pluie n’a pas trop fait défaut ces dernières semaines, le manque de chaleur, surtout la nuit, distille une fois de plus le doute.