Le Roitelet triple-bandeau

Roitelet triple-bandeau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Roitelet triple-bandeau tient son quartier général dans un grand conifère à l’entrée du jardin.

Roitelet triple-bandeau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 16 cm. Nidification d’avril à juillet (deux couvées).

Avec le Troglodyte mignon, c’est assurément l’un des plus petits oiseaux du jardin. Les va-et-vient du Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapilla) sont tout aussi discrets. Mais, dans ses vols furtifs comme dans ses actives inspections, il est assez vite trahi par un plumage beaucoup plus lumineux.

Un bandana tricolore au front, on dirait un lutin renfrogné paré pour un match de rugby ! Madame a choisi le jaune vif pour troisième couleur au sommet du crâne. Et Monsieur un flamboyant orange. Pour le reste, l’uniforme est rigoureusement identique. Dessous blanc-cassé, dessus vert teinté de jaune-orangé, sourcils noirs et petite tache blanche sous l’oeil. 

Le Roitelet triple-bandeau a ses habitudes dans le grand conifère à l’entrée du potager. Toujours mouvement, dans toutes les positions, il y traque inlassablement les insectes, plutôt dans les branches basses.

Roitelet triple-bandeau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une houpette orangée pour le mâle, jaune vif pour la femelle.

En savoir plus : 

Photos JF Irastorza

 

Le sureau ouvre le bal des purins

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.

On finirait par oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Le sureau vient de doubler l’ortie. Alors, premières feuilles, premier purin…

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.Il est réputé pour son feuillage précoce. Mais cette année le sureau bat tous les records. Les bourgeons ont explosé tout début février. Déjà, le voilà qui déploie ses belles et grandes feuilles vert foncé. Cinq lobes finement dentelés à l’odeur métallique caractéristique.

Est-ce bien raisonnable ? D’ordinaire, c’est le jardinier qui est toujours trop pressé. N’oublions pas qu’il neigeait ici fin mars dernier ! Quoiqu’il en soit, puisque le sureau vient de se lancer bien avant l’ortie, il ouvrira aussi le bal des purins printaniers !

Laissons-le développer encore un peu son feuillage. Il supportera mieux la cueillette dans une quinzaine de jours. La recette est la même qu’avec l’ortie ou la consoude. 1 kg de feuilles fraiches hachées pour 10 litres d’eau de pluie. Puis deux semaines de macération. Filtré et dilué (1/10), il sera fin prêt pour stimuler l’enracinement des premières plantations printanières.

 

La Pâquerette

Début mars. Le petit mâle de l’Andrène à pattes jaunes passe de pâquerette en pâquerette…

Elle n’est pas très exigeante. Mais il lui faut du soleil. Et surtout pas de pluie. Sinon, boudeuse, la Pâquerette referme ses pétales…

Pâquerette / Un jardin dans le Marais poitevin.La pâquerette appartient au club très sélect des « sauvageonnes » qui n’arrêtent jamais vraiment de fleurir. Revers de la médaille, elle est si familière, si fidèle, qu’on ne lui prête plus guère attention. Elle reprend vigueur actuellement après un demi-sommeil de quelques semaines.

Un peu partout dans les allées du jardin, ses souches s’élargissent et gonflent sous la poussée d’une multitude de petits boutons impatients. Les premières fleurs prennent un peu de hauteur. Coeur d’or, couronne d’étroits pétales blancs bordés de rose. 

Cette frange rosée se remarque davantage en fin d’après-midi lorsque la Pâquerette se referme lentement pour passer la nuit. La délicate se protège également ainsi le jour à l’approche d’un orage ou d’une averse. D’où sa réputation de baromètre du jardin.

A vrai dire, en ce milieu d’hiver aussi pluvieux que venteux, elle n’a guère l’occasion de s’épanouir longuement au soleil. Patience. Pâques, c’est dans un peu plus de deux mois !

Pâquerette / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les premiers butineurs peuvent toujours compter sur la pâquerette ! Dès début mars avec l’Halicte de la Scabieuse.

La Pâquerette toujours sur le pont au printemps et en été

Abdomen rouge orangé pointé de noir : avec le Grand Sphécode.

Avec le Syrphe porte-plume et son long abdomen cylindrique.

Repu, l’Oedémère noble paré prêt pour l’envol. Un mâle aux pattes arrière bigrement enflées.

Le Syrphe des narcisses et son « costume » de bourdon !

Le petit Bombyle noir, haut sur pattes et taché de blanc.

Avec l’Adèle australe, un minuscule papillon de nuit (également diurne) aux antennes démesurées.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com

Photos JF Irastorza