Le Verdier d’Europe

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Vert, sans doute, mais jamais franc. Le Verdier tire plutôt vers le gris et l’olive. Et c’est surtout le jaune qui le rend si lumineux.

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 28 cm. Nidification d’avril à juillet.

La mangeoire ne l’intéresse guère. Pas même les graines tombées au sol. Il laisse tout cela aux mésanges et aux pinsons. Il a sa fierté le Verdier. Les graines, il préfère les trouver par lui-même. Il arpente ainsi le potager et les allées en petite bande. Et son solide bec n’a pas l’air de s’en plaindre.

Difficile alors de distinguer son plumage vert olive dans ces pérégrinations au raz du sol. Et c’est finalement à la buvette du jardin qu’il se laisse plus aisément admirer. Lorsqu’il se rengorge entre deux lampées au bord de la petite mare.

Les nuances de gris le dispute au dégradé d’un jaune délavé, plus lumineux sur le ventre, la queue et au bord des ailes. Le Verdier femelle est moins ostentatoire. Le gris et le vert olive l’emportent partout. C’est à peine si le croupion verdâtre se distingue au repos. Seul l’éclat jaune vif de la lisière des ailes rappelle son fanfaron de compagnon.

En savoir plus : 

  • Le Verdier avec oiseaux.net
  • Le Verdier d’Europe avec le site de la LPO

Photos JF Irastorza

 

La Ficaire, messagère du printemps

Robert le diable sur Ficaire fausse-renoncule.

Échanges de bons procédés au pied des haies entre les premiers butineurs de l’année et la ficaire, lointaine cousine du bouton d’or.

Syrphe des corolles sur Ficaire fausse-renoncule.

On la voit de loin ! L’éclat de ses premières fleurs tranche au sortir de l’hiver sur les coeurs vert foncé de son feuillage. Syrphes, papillons et abeilles sauvages… Au pied des haies, la Ficaire fausse-renoncule accueille les butineurs les plus précoces.

Certes, elle est productrice de bulbilles qui participent efficacement à sa diffusion, mais elle compte également sur les pollinisateurs : un échange de bons procédés puisqu’en cette saison ces derniers n’ont pas grand chose d’autre à se mettre sous la trompe !

Ses jolies feuilles en coeur forment de délicats coussins, piquetés de corolles jaune d’or. Le nombre de pétales varie d’une fleur l’autre. Celui des étamines aussi. Jusqu’à une quarantaine…  Nectar et pollen, pour le premier généreux open bar de l’année ! 

Déjà à pied d’oeuvre, Madame Syrphe porte-plume n’attend plus que les premières salves de pucerons pour pondre !

Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.

L’Andrène à pattes jaunes parmi les abeilles sauvages les plus précoces.

Le Paon du jour,  un des premiers papillons à butiner au sortir de l’hiver.

En savoir plus :

Photos JF Irastorza

 

Premiers bourdonnements

 

Elles ont joué les prolongations avec l’été indien. Et voilà déjà les premières abeilles au beau milieu de l’hiver… Avec la complicité du romarin.

Oubliée la gelée blanche du matin ! 17° pour un après-midi de février. Pas une once de vent. Et quel ciel bleu… De quoi vous titiller les ailes. Et la trompe. La petite escouade des premières abeilles va droit au but. Anticyclone ou pas, le soleil et la fraicheur tombent vite. Alors, pas le temps de batifoler. L’efficacité d’abord. Autrement dit, direction le romarin.

Il se prépare depuis quelques semaines. Nectar à tous les étages ! Entre blanc, rose et mauve, l’abondante floraison de l’arbrisseau pousse la qualité de l’accueil jusque dans son délicat parfum. Les fleurs sont petites, certes, mais, avec elles, on ne se pose pas vraiment de question. La corole déploie une large piste d’atterrissage qui conduit directement au long tube nectarifère… Bonne dégustation !

Comment mieux débuter la saison ? Ivresse collective garantie. A quoi bon chercher ailleurs. Pâquerettes et petites Véroniques de Perse patienteront encore eu peu.

À l'approche des fleurs de romarin.

Faire des boutures de romarin et autres plantes aromatiques avec le site plandejardin-jardinbiologique

Abeille charpentière sur fleurs de romarin.

L’Abeille charpentière, noire et reflets bleutés.

Anthophore plumeuse sur fleurs de romarin.

L’Anthophore plumeuse, avec de longues soies caractéristiques aux pattes médianes du mâle.

Bourdon des prés sur fleurs de romarin.

Le petit Bourdon des prés : collier jaune et arrière train roux !

La petite Osmie cornue : seule la femelle porte comme ici de petites cornes noires au dessus des antennes.

Le Bourdon des saussaies, comme un Bourdon terrestre en taille XS.