
Dans la prairie voisine, l’Hélophile à bandes grises se partage entre ses deux péchés mignons : soleil et menthe aquatique !

Taille maxi : 15 mm. Visible de mai à octobre.
À l’image de son cousin, l’Hélophile suspendu, voilà un gros et joli syrphe adepte du vol stationnaire et des bains de soleil ! Comme son nom l’indique, l’Hélophile à bandes grises (Helophilus trivittatus) s’en distingue par les rayures longitudinales grises – voire jaune pâle – qui en barrent le thorax noir. Grise également, une marque en forme de W orne discrètement l’avant dernier segment de l’abdomen.
Cela dit, ce sont évidemment ses larges taches abdominales jaune citron qui retiennent d’emblée l’attention. Une vague allure de guêpe. À défaut de discrétion, voilà une façon, toute pacifique pourtant, comme le vol bruyant, de dissuader d’éventuels prédateurs.
Inféodé aux zones de marais, l’Hélophile à bandes grises fréquente particulièrement les « baisses » des prairies humides et les fossés peu profonds. C’est là, dans la vase et les eaux boueuses, que se développent ses larves. Avec la célèbre « queue de rat » qui leur tient lieu de tuba. La spécialité des Éristales, une des tribus de la grande famille des syrphes.

Les ailes translucides laissent entrevoir la courbure en V de la nervure médiane, caractéristique des Éristales.

Long bain de soleil entre deux butinages !

Sur les dernières fleurs de salicaire. Avec le W gris bien visible sur le quatrième segment de l’abdomen.

Au repos sur une feuille de ronce.

Parmi les nombreux butineurs de la planche de moutarde blanche.
En savoir plus :
- Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- L’Hélophile à bandes grises avec le site quelestcetanimal.com
Photos JF Irastorza


D’ordinaire d’un jaune orangé soutenu, la dominante est devenue plus fauve. Elle n’en retient pas moins d’attention, parsemée de points et de taches sombres, en écho à la pointe brune mouchetée de blanc des ailes antérieures. C’est à peine si on perçoit les reflets bleutés du thorax particulièrement velu.
Lorsqu’elle s’envole, boudant les fleurs, c’est pour se reposer sur une feuille de tomate. Les ailes vite repliées.















