
Au repos comme dans ses longs vols planés, le grand Flambé a fière allure. On l’appelle parfois le Voilier. Tout en légèreté.
Voilà sans aucun doute, avec le superbe Machaon, un des papillons les plus spectaculaires du jardin. Surtout en vol. Quel plaisir de se laisser embarquer par les amples acrobaties du Flambé (Iphiclides podalirius). Avec deux générations successives, dès la fin de l’hiver, en mars, jusqu’aux premiers frimas de l’automne.
Sur fond jaune pâle, ses zébrures noires évoquent davantage la suie que les flammes. Il n’en est pas moins lumineux. Mais ce sont ses ailes postérieures qui retiennent particulièrement l’attention. Avec leur feston de demi-lunes bleutées. Leur large ocelle souligné de rouge orangé. Et surtout, bien-sûr, leur longue queue effilée pointée de blanc.
Le Flambé prend ici majestueusement le soleil sur les feuilles du mirabellier. Et sirote le nectar de la Sauge farineuse. Il est un peu ici chez lui. Ses chenilles se développent en effet sur les pruneliers et les aubépines des haies voisines. On a beau être dans le Marais poitevin, il n’en apprécie pas moins, dit-on, les milieux secs. Il est servi au potager cette année !
Au fil de saisons

Fin novembre. Une des dernières virées du Flambé au jardin. Attendues pour les prochains jours, les premières gelées auront sans doute raison du robuste voilier…

Fin juillet. Au bord du halage, sur Cirse commun.

Début septembre. Malgré une aile sérieusement endommagée, sans doute par l’attaque d’un prédateur, le grand Flambé garde toute sa majesté…

Début avril. Première halte printanière au jardin. Sur les pommiers en fleurs évidemment !

Mi juillet. Du liseron ici et là au jardin. Qui s’en plaindra ? Surtout pas le Flambé !

Fin avril. Sur la rhubarbe en fleurs.

Fin août. Ah le Flambé, toujours aussi majestueux !

Fin juin. Sur un épi de buddléia.

Début juillet. Sur la floraison finissante des artichauts.

Mi juillet. Sur les fleurs délicates de la cataleptique.

Fin juillet. Petite pause sur un pied de tomate.

Fin juillet. Sur une inflorescence de verveine de Buenos Aires.
En savoir plus :
- Moussus, Lorin et Cooper, 2022, Guide pratique des papillons de jour, Delachaux et Niestlé.
- Le Flamblé avec le site papillons.info
Photos JF Irastorza

Il illumine le jardin jusqu’aux premières gelées. Trois générations de Cuivré commun













Un des papillons les plus familiers du printemps. Mieux vaut un peu de soleil pour apprécier la sobre livrée du Myrtil.
Brun taché d’orangé. Dans un coup d’oeil rapide, on peut le confondre avec le
Le revers des ailes de l’un et l’autre est plus coloré. En toute sobriété ! Avec une large plage orangée aux antérieures et un dégradé de beige traversé d’une ligne sinueuse rousse aux postérieures. Madame et Monsieur ont encore en commun de petits yeux ronds, beiges, tachés de brun roux.
ces derniers jours ? Le Myrtil vient de faire son grand retour, par dizaines, dans les prairies alentours. Lorsqu’il passe au jardin, ce sont plutôt les sauvages qui ont sa préférence. Avec un penchant pour le trèfle. Mais la 



