Bien avant l’heure

Fleurs de coucou / Un jardin dans le Marais poitevin.

Qui a déréglé l’horloge interne du Coucou ? Il a confondu Pâques et Chandeleur ! Comment dire aux autres de patienter encore un peu au pied de leur talus ?

Fleurs de coucou / Un jardin dans le Marais poitevin.Les primevères prennent leur temps sous les peupliers du jardin. Elles ont bien raison. Le Perce neige n’est pas forcément un exemple à suivre de trop près. Nous ne sommes que début février ! Et pourtant, voilà déjà les premières fleurs de Coucou. Au bord d’un chemin, dans les marais de Saint-Georges-de-Rex.

Des dizaines de larges rosettes ridées ponctuent le pied du talus. Elles semblent attendre le signal. Impatiente, la plus téméraire vient de lancer trois premières solides hampes. Enhardie sans doute par l’allongement du jour et la relative douceur de ce milieu d’hiver. 

Têtes basses, les grappes jaunes s’ouvrent à peine. Assez pour laisser entrevoir les taches et les veines orangées qui convergent vers l’entrée du calice. Peine perdue sans doute. Il n’y a guère de pollinisateurs à guider par les temps qui courent. Allez ! Les autres coucous peuvent attendre. Le printemps est encore loin.

Fleurs de coucou / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Une rameuse au poil !

Véronique à feuille de lierre / Un jardin dans le Marais poitevin.

Hirsute en diable, la Véronique à feuille de lierre constitue un couvre sol bienvenu en cet hiver pluvieux. En attendant les plantations printanières.

Véronique à feuille de lierre / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle voisine au jardin avec sa cousine la Véronique de Perse. Tout aussi discrète, la Véronique à feuille de lierre squatte également les planches inoccupées. Elle leur offre son couvert rameux et rampant, en compagnie notamment du Lamier pourpre. Comme celui-ci, les jeunes pousses présentent parfois une teinte vineuse qui s’estompe avec la croissance. Des nuances brun-pourpre persistent néanmoins au bord des feuilles et sur les sépales en coeur des petits boutons floraux.

C’est surtout son côté hirsute qui distingue la Véronique à feuille de lierre. Des poils blancs épars sur la tige, plus denses et dressés sur les feuilles – ici à trois lobes – et en bordure des sépales. Comme pour nombre de “sauvages”, cette forte pilosité l’aidera le moment venu à lutter contre la sécheresse. En retenant notamment la rosée du matin. Pour l’heure, elle n’a rien à craindre. Ce serait plutôt l’overdose. Le couvre sol n’en est que plus utile.

Véronique à feuille de lierre / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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Sauf à se mettre à quatre pattes…

Violette / Un jardin dans le Marais poitevin.

On l’attend chaque année avec impatience. Si la violette ne fait pas le printemps, c’est une des premiers signes revigorants au coeur de l’hiver…

Violette / Un jardin dans le Marais poitevin.Pluie, vent et grêle… La violette a bien du mérite sous la bourrasque de ce début février. Allez donc garder la mise de vos cinq pétales par un temps pareil !

Heureusement, le pédoncule est assez ferme pour maintenir chaque fleur bien dressée au dessus du tapis de petites feuilles en coeur. Fortement coudé, il préserve du même coup le bon positionnement de l’éperon arrière et du large pétale inférieur qui commande l’entrée de la corolle.

Voilà une belle piste d’atterrissage ! Comme chez la pensée, des stries foncées y guident les pollinisateurs vers le Saint des saints que protègent les barbillons blancs des pétales latéraux. Même si, en cette saison, il y a plus de petites limaces que de butineurs dans l’herbe rase du jardin ! 

Le parfum ? Aussi sublime qu’inaccessible. Sauf à se mettre à quatre pattes. On ne va quand même pas cueillir les rares fleurs de l’hiver !

Violette / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

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