Le Lepture fauve

Lepture fauve sur inflorescence de phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un longicorne aux élytres brun jaune fuselés. Haut sur pattes, le Lepture fauve broute le pollen. Ses larves participent à la décomposition des bois morts.

Lepture fauve sur inflorescence de phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Taille maxi :14 mm. Visible surtout en juillet et juillet.

Quand on aime pollen et nectar, la planche de phacélie est actuellement un passage obligé au jardin. Le Lepture fauve (Strictoleptura fulva) y a passé la nuit. Au petit matin, il est toujours là. Perlé de rosée, il se réveille doucement. À table ! Boulettes de pollen violet au petit déjeuner.

Mais, bientôt, avec le soleil levant, abeilles et des bourdons sont de retour. Et même les papillons ! Tout ce bruyant remue ménage semble le perturber. On ne s’entend plus brouter ici ! Il préfère alors s’envoler discrètement vers des inflorescences ensoleillées plus tranquilles.

Tête, très longues antennes annelées, thorax, pattes, abdomen : tout est noir chez le Lepture fauve qui tient toutefois son nom de ses étroits élytres brun orangé aux pointes noires. Autre petite concession : la face ventrale est rayée de bandes claires.

Le potager n’a rien à redouter de ce paisible coléoptère. Ni de ses larves qui naissent et se développent dans les bosquets et fourrés tout proches dont elles minent le bois mort.

Lepture fauve sur inflorescence de phacélie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Sur une inflorescence de scabieuse.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Lepture fauve avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

La Pimprenelle

Inflorescence de la Pimprenelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un léger goût de concombre. Les feuilles nouvelles de la Pimprenelle parfument délicatement les salades. Un régal avec des fèves fraiches.

On aurait tort de ne pas laisser la Pimprenelle (Sanguisorba minor) s’exprimer pleinement. Les pollinisateurs adorent ces petits globes, inflorescences serrées mêlant les toupets pourpres des fleurs femelles aux petits sacs de pollen jaune des fleurs mâles. Cela dit, ce sont ses feuilles qui lui valent sa place parmi les aromatiques du jardin.

Mieux vaut les cueillir jeunes. À maturité, d’un vert soutenu, elles deviennent trop coriaces et un brin amères. Généreuse, la Primprenelle produit de nouvelles et tendres pousses en permanence, au fur et à mesure de la cueillette. Il suffit d’effeuiller les petites folioles dentées qui apporteront leur douce saveur de concombre aux salades, veloutés et sauces.

Et puisque nous sommes au printemps, quoi de plus simple et savoureux qu’un bol de fèves fraîches rehaussées de poivrons confits et d’une belle poignée de feuilles de Pimprenelle ciselées ? Avec une vinaigrette relevée d’une pointe d’ail nouveau écrasée et d’un hachis d’oignon blanc. Nouveau également bien-sûr.

Fèves et pimprenelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Et plus encore : 

  • Avec la site de Terre vivante
  • Du potager à la cuisine, Marie Chioca, 2025, Terre vivante.

Photos JF Irastorza

 

La larve de coccinelle a bel appétit

Larve de coccinelle asiatique et pucerons / Un jardin dans le Marais poitevin.

Larve de coccinelle asiatique.

Coccinelle asiatique : taille maxi : 8 mm. Visible de mars à octobre.

C’est presqu’une lapalissade. Pour que les coccinelles jouent pleinement leur rôle au jardin, il faut accepter que leurs larves aient de quoi manger ! Autrement dit, ne pas sauter sur l’insecticide à la première alerte de pucerons. D’autant qu’en cette saison, l’équilibre se fait rapidement. Une coccinelle pond en effet plusieurs centaines d’oeufs. Et pas n’importe où !

Coccinelle à sept points sur colonie de pucerons / Un jardin dans le Marais poitevin.

Coccinelle à 7 points. Taille maxi : 9 mm. Visible de mars à octobre.

Elle repère les colonies naissantes. Artichauts, fèves, rosiers… Au cours de ses tournées d’inspection, elle installe alors sa future progéniture là où elle ne manquera de rien. Puis chaque larve consomme plus d’une centaine de pucerons par jour !

Oeufs, larves, adultes : jardineries et sites spécialisés en proposent à qui mieux mieux. Mais à quoi bon. Ne suffit-il pas que le jardin soit accueillant ? En attendant, voilà quelques photos jubilatoires. Juste pour le plaisir de voir quelques invasions stoppées sans coup férir !

Larve de coccinelle et colonie de pucerons / Un jardin dans le Marais poitevin.

Plus d’une centaine de pucerons par larve et par jour ! Un auxiliaire insatiable. Ici larve de Coccinelle asiatique sur plan de fève.

Larve de Coccinelle à sept points sur jeune de plant de panicaut.

Larve de Coccinelle à sept points à l’oeuvre à l’arrière d’une feuille d’artichaut.

Nymphe de coccinelle à sept points accrochée à un épi d’Orchis bouc. La génération estivale va bientôt émerger. C’est elle qui passera l’hiver dans le précieux fouillis des pieds de haies, sous la litière de feuilles mortes, dans un tas de bois  ou dans un recoin de la cabane du jardin !

La coccinelle donne l’exemple

La larve de coccinelle bien sûr mais la coccinelle elle-même compte parmi les principaux auxiliaires du jardin. Et pas seulement parce qu’elle installe sa progéniture à proximité des colonies naissantes de pucerons. Carnassière, elle en fait aussi son ordinaire !

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Coccinelle asiatique avec le site quelestcetanimal.com
  • Biologie de la coccinelle avec le site insectes.net.fr

Photos JF Irastorza