Le sureau ouvre le bal des purins

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.

On finirait par oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Le sureau vient de doubler l’ortie. Alors, premières feuilles, premier purin…

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.Il est réputé pour son feuillage précoce. Mais cette année le sureau bat tous les records. Les bourgeons ont explosé tout début février. Déjà, le voilà qui déploie ses belles et grandes feuilles vert foncé. Cinq lobes finement dentelés à l’odeur métallique caractéristique.

Est-ce bien raisonnable ? D’ordinaire, c’est le jardinier qui est toujours trop pressé. N’oublions pas qu’il neigeait ici fin mars dernier ! Quoiqu’il en soit, puisque le sureau vient de se lancer bien avant l’ortie, il ouvrira aussi le bal des purins printaniers !

Laissons-le développer encore un peu son feuillage. Il supportera mieux la cueillette dans une quinzaine de jours. La recette est la même qu’avec l’ortie ou la consoude. 1 kg de feuilles fraiches hachées pour 10 litres d’eau de pluie. Puis deux semaines de macération. Filtré et dilué (1/10), il sera fin prêt pour stimuler l’enracinement des premières plantations printanières.

 

Le baromètre du jardin

Pâquerette / Un jardin dans le Marais poitevin.

Elle n’est pas très exigeante. Mais il lui faut du soleil. Et surtout pas de pluie. Sinon, boudeuse, la Pâquerette referme ses pétales…

Pâquerette / Un jardin dans le Marais poitevin.La Pâquerette appartient au club très sélect des “sauvageonnes” qui n’arrêtent jamais vraiment de fleurir. Revers de la médaille, elle est si familière, si fidèle, qu’on ne lui prête plus guère attention. Elle reprend vigueur actuellement après un demi-sommeil de quelques semaines.

Un peu partout dans les allées du jardin, ses souches s’élargissent et gonflent sous la poussée d’une multitude de petits boutons impatients. Les premières fleurs prennent un peu de hauteur. Coeur d’or, couronne d’étroits pétales blancs bordés de rose. 

Cette frange rosée se remarque davantage en fin d’après-midi lorsque la Pâquerette se referme lentement pour passer la nuit. La délicate se protège également ainsi le jour à l’approche d’un orage ou d’une averse. D’où sa réputation de baromètre du jardin.

A vrai dire, en ce milieu d’hiver aussi pluvieux que venteux, elle n’a guère l’occasion de s’épanouir longuement au soleil. Patience. Pâques, c’est dans un peu plus de deux mois !

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Pâquerette / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

Le Geai des chênes

Geai des chênes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Aussi discret et craintif qu’il a le chant criard, le Geai des chênes ne se hasarde pas au jardin à la légère. La voie est-elle libre ?

Geai des chênes / Un jardin dans le Marais poitevin.Le territoire du Geai des chênes est plutôt vaste, entre prairies, peupleraies et bosquets autour du potager. A vrai dire, on l’entend plus qu’on ne le voit. De grands cris rauques, lancés du haut d’un peuplier ou d’un frêne.

Lorsqu’il vient au jardin, son travail d’approche est méthodique. Passant d’un arbre à l’autre, sur le qui-vive, il scrute chaque recoin.  Pinsons et mésanges s’éclipsent à son approche.

Posté enfin sur une branche basse, il reste quelques instants aux aguets. Large moustache noire, dos brun-rosé, poitrail beige-roussâtre, croupion blanc. Même au repos, il se distingue par les bandes bleu-électrique de ses ailes. Comme une marque de fabrique.

La petite huppe noire et blanche du Geai des chêne se dresse au moindre soupçon. Non, décidément, il y a quelque chose qui cloche ce matin. Mieux vaut remettre la visite à plus tard. Et le voilà reparti. Courageux mais pas téméraire.

En savoir plus sur le Geai des chênes avec oiseaux.net

Geai des chênes / Un jardin dans le Marais poitevin.