La Piéride de la moutarde

La Piéride de la moutarde sur fleur de Grémil pourpre bleu / Un jardin dans le Marais poitevin.

Elle ne vole jamais très loin et n’est guère farouche. La Piéride de la moutarde laisse assez facilement admirer ses yeux gris-bleu !

Piéride de la moutarde sur fleur de Grémil pourpre bleu / Un jardin dans le Marais poitevin.Un papillon blanc. Une Piéride. Oui mais laquelle ? Ni celle du chou ou du navet. Elle est bien trop petite. Guère plus de deux centimètres d’envergure. Avers des ailes, abdomen, pilosité de la tête : la Piéride de la moutarde est blanche jusqu’au bout des pattes ! 

Trois exceptions cependant. D’abord le revers des ailes. De larges lignes grisées y forment un discret réseau, comme estompé, à peine perceptible sous le soleil. Ensuite les antennes. En forme de massue, on croirait leur pointe incandescente, brune puis roux-orangé. Enfin les yeux ! Si ceux de la petite Aurore sont verts, ceux-ci n’en sont pas moins attendrissants. D’un étonnant gris-bleu. Constellés de petits points plus sombres.

La Piéride de la moutarde affectionne les pieds de haie et les prés refermés du marais. Elle y butine notamment le Grémil bleu pourpre. En attendant la Moutarde noire qui ne devrait plus tarder à fleurir.

Piéride de la moutarde, réseau grisé au revers des ailes, pointe des antennes orangé, pattes blanches et yeux bleu-gris / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

Les pommes de terre, c’est maintenant !

Lilas en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.

Ça sent bon le printemps. Avec le lilas en fleurs, l’impatience légendaire du jardinier peut enfin se lâcher un peu. A commencer par les pommes de terre.

Lilas en fleurs, des grappes rose-carmin merveilleusement parfumées / Un jardin dans le Marais poitevin.C’est fois, le coup d’envoi est donné. Le lilas est en fleurs. Des grappes rose-carmin délicieusement parfumées. De quoi renouveler les bouquets des tulipes finissantes. Mais c’est également, selon la tradition, LE signal pour la plantation des pommes de terre. 

A vrai dire, pour tenter le diable, deux petits rangs sont déjà en terre. Depuis une dizaine de jours. En ce début de printemps particulièrement doux, la terre est suffisamment chaude dans le marais. On n’est certes pas encore à l’abri des gelées matinales mais comment résister à la tentation des petites pommes de terre primeurs ?

Les Saints de glace sont dans moins d’un mois. La plantation à plus grande échelle peut donc débuter. Pour ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier, elle va s’échelonner sur une quinzaine de jours. Même si, a priori, il n’y a plus grand risque. Puisque le lilas est en fleurs.

Lilas en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

La Grande mouche de mai

La Grande éphémère, alias la Granche mouche de mai, sur une fleur de tulipe / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle n’aura pas profité du jardin bien longtemps. La Grande Mouche de mai s’est posée sur sur une tulipe puis sur l’herbe pour mourir tranquille.

La Grande éphémère, alias la Grande Mouche de mai / Un jardin dans le Marais poitevin.Son histoire est très comparable à celle du Sialis de la vase. En plus expéditif. Et le vol en prime. La Grande éphémère, alias la Grande mouche de mai, comme l’appellent les pêcheurs, n’abandonne en effet son état larvaire que pour l’ivresse des grands ballets aériens au cours desquels a lieu « la grande affaire » !

La femelle meurt sitôt la ponte au fil de l’eau et le mâle attend la fin dans une sorte de paisible indolence. C’est sans doute le lot de celui-ci. Les pattes avant redressées, l’abdomen arqué, prolongé de trois longs cerques, il est comme endormi sur une fleur de tulipe.

Un coup de vent et le voilà sur le trèfle du jardin. Fortement nervurées, tachées de brun, ses longues ailes avant dominent largement les petites ailes arrière. Même dérangé, le coeur n’y est pas ! Il se déplace à peine, sans un battement d’ailes dont le poids finit par le renverser. Il se redresse mollement et reprend sa posture. C’est sans doute son heure. Sous le soleil, un après-midi d’avril.

En savoir plus sur la Grande éphémère avec le site quelestcetanimal.com

Mouche de mai, pattes avant redressées, abdomen arqué / Un jardin dans le Marais poitevin.