Début novembre. Les futures reines de la Guêpe germanique vont bientôt se calfeutrer… En attendant elle se gavent de nectar !
Dans la nature, il faut un oeil particulièrement aiguisé pour la différencier de sa cousine la Guêpe commune (Vespula vulgaris). Car si la Guêpe germanique (Vespula germanica) s’en distingue par une silhouette légèrement plus longue, la principale particularité est plus subtile. Trois petits points noirs disposés en triangle sur le clypeus jaune !
Autre spécificité de la Germanique : les petites bandes jaune vif qui bordent les cotés du thorax sont discrètement renflées en leur centre. Le distinguo est décidément très ténu… Pour le reste, l’une et l’autre ont un mode de vie très semblable.
Prédatrices, elles capturent les mouches et autres petits insectes du jardin, tant pour elles-mêmes que, surtout, pour nourrir les larves de leur colonie. Elles raffolent également du jus sucré des fruits mais aussi du nectar des fleurs.
En cette saison, celui du lierre est incontournable. Les jeunes femelles récemment fécondées – autrement dit les futures reines du printemps prochain – y puisent un maximum d’énergie avant d’hiverner. Elles émergeront en février-mars pour fonder chacune sa propre colonie.


À ne pas confondre avec la Guêpe commune…

… ni le Poliste gaulois.
En savoir plus :
- Heiko Bellmann, 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux et Niestlé.
- La Guêpe germanique avec le site quelestcetanimal.com
- À propos des guêpes sur le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza

Elle est là tous les jours. Par tous les temps. Inlassablement, la petite ouvrière de la Guêpe commune récolte les fibres d’un… piquet de tomate ! Toujours le même. Elle change simplement de face selon l’orientation du soleil.



C’est là-haut que cela se passe. Pour le Thomise variable (Misumena vatia), tout commence donc par une séance d’escalade. Parvenu au coeur de la fleur, ou caché parmi les pétales, il lui suffit alors de beaucoup de patience. En digne membre de la famille des « araignées-crabes », il n’en manque pas.
Ainsi figée pendant des lustres, la petite araignée est étrangement belle. Le corps blanc nacré, barré d’une ligne latérale rouge-orangé, le thorax et les « pattes de crabes » presque translucides. Prête à saisir le premier butineur venu.






