L’appel à la gourmandise

Fusain d'Europe / Un jardin dans le Marais poitevin.

Comment y résister ? Les capsules roses du Fusain d’Europe s’ouvrent sur autant de friandises, toxiques pour les humains, mais dont raffolent les oiseaux.

Fusain d'Europe / Un jardin dans le Marais poitevin.Le Fusain d’Europe est spontané dans les haies alentour. Il s’y mêle à l’Aubépine, à l’Eglantier et au Prunelier. En cette saison, il a perdu la quasi totalité de son feuillage marbré de rouge. Mais la ramure souple porte encore quelques superbes grappes bicolores.

Car, dans la compétition des baies de l’automne, le Fusain soigne la mise en scène pour séduire les oiseaux. Tout commence par quatre capsules d’un joli rose vif. Leur couleur et leur disposition soignée, soudée l’une l’autre, leur valent le sobriquet de « bonnet d’évêque ». Elles s’entrouvrent à maturité, donnant en offrande d’appétissants arilles orangés. Des petites friandises, luisantes, comme un appel à la gourmandise.

Au bout du compte, seules subsistent les quatre capsules éclatées. Simples faire-valoir, elles participent à leur manière à la dispersion des graines, le plus souvent gobées avec leur arille. Pour le plus grand plaisir des merles et des rouges-gorges.

Quelques conseils pour la culture, la taille et l’entretien du Fusain d’Europe avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Fusain d'Europe / Un jardin dans le Marais poitevin.

À défaut de cerises, le Merle apprécie les « bonnets d’évêque » des haies…

… tout comme le Rouge-gorge, le Pigeon ramier, le Tarin des aulnes ou les différentes mésanges.

Photos Fernand ©

 

La Symphorine tient ses promesses

Symphorine / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les petites boules blanches de la Symphorine illuminent le jardin au bord de la petite mare. A quelques semaines de Noël.

Symphorine / Un jardin dans le Marais poitevin.On a vu tout l’été, jusqu’en début d’automne, le ballet incessant des abeilles et des guêpes dans la ramure souple de la Symphorine. Les gros bourdons n’étaient pas les derniers à venir siroter le nectar de ses délicates clochettes roses. La Guêpe potière non plus. Une attractivité étonnante pour de si discrètes et minuscules fleurs.

Les fines tiges de la Symphorine ploient aujourd’hui sous la charge au bord de la petite mare. Le feuillage est presqu’entièrement tombé et les épis mellifères ont fait place à de lourdes grappes serrées de petites boules nacrées.

Pour l’heure, les oiseaux n’osent pas trop y toucher. Ils attendent sans doute que les baies arrivent à maturité. Tant mieux pour le spectacle.

Conseil pour la plantation et l’entretien de la Symphorine avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Symphorine / Un jardin dans le Marais poitevin.

Août 2019. La Guêpe potière (Eumenes pomiformis) enfourne la tête dans les délicates petites fleurs roses pour en atteindre le nectar.

Août 2019. La Symphorine prend son temps. Elle allonge ses épis progressivement. Il faut que les fleurs terminales soient fécondées – et se transforment en capsules vertes puis en boules blanches – pour que de nouveaux boutons apparaissent…