L’Éristale horticole

Eristale horticole, mâle.

Un petit mais actif butineur familier des jardins. D’où son nom. L’Éristale horticole. Un cousin des syrphes aux allures d’abeille.

Taille maxi : 11 mm. Visible de juin à septembre.

On songe évidemment à l’Éristale des arbustes qui présente également un abdomen noir rayé de blanc-crème. Ainsi que des taches triangulaires jaunes sur le deuxième segment. Mais celles-ci sont plus mates chez l’Éristale horticole (Eristalis lineata). Voire même très estompées pour la femelle.

Autre différence : pas de marbrure au thorax mais un joli bronze uniforme rehaussé d’une légère fourrure rousse. Et s’il reste un doute, on remarquera une ligne roussâtre, transversale et sinueuse, sur des ailes par ailleurs transparentes.

De petite taille, de l’ordre d’un centimètre, l’Éristale horticole est un excellent butineur. Au jardin comme dans les prairies humides alentour.  Il est actuellement très assidu sur les inflorescences blanc rosé de la Valériane et celles, blanc jaunâtre, de la Reine des prés. Quant à ses larves, comme toujours ou presque chez les Éristales, elles appartiennent à la famille des « vers à queue de rat » et participent à l’épuration des eaux stagnantes. 

Début août 2020. Éristale horticole sur menthe sauvage en fleurs.

Ne pas confondre avec…

L’Éristale des arbustes, ici une femelle, au thorax marbré, aux marques jaunes plus vives et aux ailes hyalines dépourvues de lignes sinueuses rousses.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • L’Éristale horticole avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza 

 

L’Agrion mignon

Agrion mignon, mâle.

Comment distinguer les demoiselles du jardin ? Avec l’Agrion mignon, il suffit de repérer la partition des segments et demi-segments noirs ou bleus…

Longueur maxi : 33 mm. Visible d’avril à septembre.

Encore plus petit que l’Agrion élégant. Tout juste trois centimètres de long. L’Agrion mignon (Coenagrion scitulum) vient ici d’attraper en vol un petit insecte. Pour déguster sa proie, il est venu prendre appui sur une ombellifère en bordure d’une haie. Mignon sans doute mais redoutable carnassier !

Il s’agit d’un mâle. Assez facile à distinguer. Il se partage en effet entre un bleu soutenu et un noir bien franc. Avec une suite de deux segments et demi noirs (7, 6 et 5/2). Autre caractéristique : un « U » majuscule noir épais dessiné sur les deux premiers segments. D’aucuns y voient une tête de chat ! Mais là, il faut avoir quelque imagination…

Enfin, sur le dessus noir de la tête, Monsieur Agrion mignon présente deux taches bleues reliées par un fin tiret également bleu. Et Madame ? Rendez-vous au hasard d’une prochaine rencontre.

Agrion mignon, mâle.

En savoir plus  : 

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes, 2009, Poitou-Charentes Nature éd.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Les libellules avec le site aramel.free.fr
  • Galerie odonates du site nature22.com

Photos JF Irastorza 

 

La mouche Cylindromyia brassicaria

La mouche Cylindromyia brassicaria.

Noire et rouge orangé, hérissée de soie raides : la Cylindromyia brassicaria est la bienvenue au jardin où elle parasite les punaises.

La mouche Cylindromyia brassicaria.

Taille maxi : 13 mm. Visible de mai à septembre.

On a déjà rencontré ici sa cousine, la mouche Cylindromya bicolor. À vrai dire, elles se ressemblent énormément. La silhouette est peu ou prou la même. Haute sur pattes. Avec un abdomen cylindrique. Entièrement rouge-orangé chez Cylindromyia bicolor. Mais la pointe abdominale noire chez Cylindromyia brassicaria.

Chez l’une comme chez l’autre, les stabilisateurs blanchâtres sont bien visibles à la naissance des ailes fumées. Et l’ensemble du corps s’hérisse de longues soies noires. Une spécificité de la grande famille des tachinaires, mouches parasites qui ciblent le plus souvent les chenilles en tous genres. Notamment de noctuelles.

Foin de chenilles pour « bicolor » comme pour « brassicaria » ! Mais des punaises. Un oeuf par cible. Plutôt du côté du scutellum. Sitôt éclose, la larve pénètre son hôte involontaire pour se nourrir de ses fluides internes. En prenant soin de préserver le plus longtemps possible les organes vitaux. Jusqu’à la pupaison. Et voilà comment les populations de punaises semblent sous contrôle au jardin. Touchons du bois !

La mouche Cylindromyia bicolor.

Un abdomen cylindrique rouge-orangé jusqu’à la pointe pour la Cylindromyia bicolor.

Une autre mouche parasite des punaises mais très spécialisée : la Trichopoda pennipes cible essentiellement la Punaise verte ponctuée.

Cylindromyia brassicaria fait exception dans la famille tachinaire dont les membres sont généralement plus rondelets. Ici, l’Échinomie à pieds roux.

Punaise parasitée : un petit oeuf blanc vient d’être déposé à l’arrière de la tête, sur « l’épaule » gauche.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • Cylindromyia brassicaria avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza