La larve de coccinelle a bel appétit

Larve de coccinelle asiatique et pucerons / Un jardin dans le Marais poitevin.

Larve de coccinelle asiatique.

Coccinelle asiatique : taille maxi : 8 mm. Visible de mars à octobre.

C’est presqu’une lapalissade. Pour que les coccinelles jouent pleinement leur rôle au jardin, il faut accepter que leurs larves aient de quoi manger ! Autrement dit, ne pas sauter sur l’insecticide à la première alerte de pucerons. D’autant qu’en cette saison, l’équilibre se fait rapidement. Une coccinelle pond en effet plusieurs centaines d’oeufs. Et pas n’importe où !

Coccinelle à sept points sur colonie de pucerons / Un jardin dans le Marais poitevin.

Coccinelle à 7 points. Taille maxi : 9 mm. Visible de mars à octobre.

Elle repère les colonies naissantes. Artichauts, fèves, rosiers… Au cours de ses tournées d’inspection, elle installe alors sa future progéniture là où elle ne manquera de rien. Puis chaque larve consomme plus d’une centaine de pucerons par jour !

Oeufs, larves, adultes : jardineries et sites spécialisés en proposent à qui mieux mieux. Mais à quoi bon. Ne suffit-il pas que le jardin soit accueillant ? En attendant, voilà quelques photos jubilatoires. Juste pour le plaisir de voir quelques invasions stoppées sans coup férir !

Larve de coccinelle et colonie de pucerons / Un jardin dans le Marais poitevin.

Plus d’une centaine de pucerons par larve et par jour ! Un auxiliaire insatiable. Ici larve de Coccinelle asiatique sur plan de fève.

Larve de Coccinelle à sept points sur jeune de plant de panicaut.

Larve de Coccinelle à sept points à l’oeuvre à l’arrière d’une feuille d’artichaut.

Nymphe de coccinelle à sept points accrochée à un épi d’Orchis bouc. La génération estivale va bientôt émerger. C’est elle qui passera l’hiver dans le précieux fouillis des pieds de haies, sous la litière de feuilles mortes, dans un tas de bois  ou dans un recoin de la cabane du jardin !

La coccinelle donne l’exemple

La larve de coccinelle bien sûr mais la coccinelle elle-même compte parmi les principaux auxiliaires du jardin. Et pas seulement parce qu’elle installe sa progéniture à proximité des colonies naissantes de pucerons. Carnassière, elle en fait aussi son ordinaire !

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Coccinelle asiatique avec le site quelestcetanimal.com
  • Biologie de la coccinelle avec le site insectes.net.fr

Photos JF Irastorza

 

Un longicorne bien tranquille

Agapanthie à pilosité verdâtre sur feuille d'ortie / Un jardin dans le Marais poitevin.

Des antennes plus longues que le corps lui-même ! L’Agapanthie à la pilosité verdâtre a ses habitudes sur les orties et ombellifères des fourrés humides.

Corps noir ponctué de jaune sur les élytres, rayé de jaune plus franc sur le corselet, très longues antennes annelées bleutées et noires. / Un jardin dans le Marais poitevin.Malgré son nom, ne nous attardez pas trop sur la couleur des poils de l’Agapanthie à pilosité verdâtre (Agapanthia villosoviridescens). Difficile d’y déceler le vert ! Qu’importe. Ce n’est pas vraiment ce qui frappe quand on rencontre ce spectaculaire longicorne. Mais ses très longues antennes annelée, dans une alternance bleutée et noire.

La ponctuation jaune de ses étroits élytres noirs fait écho aux lignes d’un jaune plus franc qui marquent son corselet. Pour parachever l’harmonie, ses solides pattes font une synthèse colorée de l’ensemble, avec des nuances noires, jaunes et bleues.

S’il donne parfois l’impression de piaffer et de vouloir foncer tête baissée, « cornes » en avant, il est plutôt d’un naturel paisible. Familier des milieux humides, il fréquente discrètement prairies et buissons.

Il est ici sur une feuille d’ortie. Comme ses larves, il en apprécie la floraison pourtant a priori peu amène. Mais l’Agapanthie à pilosité verdâtre visite aussi des inflorescences plus avenantes. Encore un amateur de pollen ! 

En savoir plus sur l’Agapanthia villosoviridescens avec les Carnets nature de Jessica

L'Agapanthie à pilosité verdâtre donne l'impression de vouloir foncer tête en avant. Mais il est d'un naturel paisible / Un jardin dans le marais poitevin.

Une cousine : la petite Agapanthie du chardon (agapanthia cardui), plus sombre, avec une ligne blanche depuis le thorax puis suivant le suture des élytres. Antennes annelées noires et gris bleu. La femelle creuse les tiges de chardons pour y pondre. 

Un autre longicorne du jardin : le Petit capricorne escalade ici une tige de marguerite.

 

A chacun sa gourmandise

Abeille sur inflorescence de Cornouiller sanguin / Un jardin dans le Marais poitevin.

Des constellations de petites étoiles blanches dans les haies : les inflorescences du Cornouiller sanguin ne séduisent pas que les abeilles !

Cétoine dorée sur fleur de Cornouillé sanguin / Un jardin dans le Marais poitevin.En ce début mai, un peu partout dans les haies, la floraison du Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) succède notamment à celles du prunellier, du merisier et de l’aubépine. En compétition avec les grandes ombelles du sureau, elle se taille malgré tout un joli succès auprès des abeilles. Mais pas seulement.

Trichie commune (Trichius zonatus) / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle n’a pourtant pas une odeur particulièrement agréable. Qu’importe. Comment résister à ces petites étoiles d’un blanc si pur ? Du moins n’y a-t-il pas trop à se poser de questions pour trouver le chemin du nectar. Et encore moins pour le pollen dont les quatre petits sacs sont dressés bien en évidence. Il n’y a qu’à se servir !  

Hélophile suspendu sur inflorescence de cornouiller sanguin / Un jardin dans le Marais poitevin.La Cétoine dorée ne s’en prive pas. La Trichie commune (Trichius zonatus), sa cousine au thorax velu roussâtre, non plus. Pas de détail avec elles : tout est bon à brouter. L’Hélophile suspendu est plus délicat. Amateur de nectar, bien-sûr, il n’en prend pas moins ici une étamine pour une sucette. À chacun sa gourmandise. 

En savoir plus sur le Cornouiller sanguin, plante mellifère, avec le site apiculture.net

D'un vert franc, avec ses nervures arquées caractéristiques, le feuillage du Cornouiller sanguin rougit en fin d'été et en automne : Un jardin dans le Marais poitevin.

La Cétoine dorée, vert métallique, avec des reflets bronze, les élytres ornés de macules transverses blanchâtres.

Mai 2020. Le Syrphe du groseillier invité du Cornouiller sanguin.