La Punaise des baies

Punaise des baies : les couleurs de l'automne lui vont à ravir / Un jardin dans le Marais poitevin.

Finies les framboises, les groseilles et les mûres du jardin. Pour la Punaise des baies, désormais, c’est dans les haies alentour que cela se passe…

Punaise des baies / Un jardin dans le Marais poitevin.Les couleurs de l’automne lui vont à ravir. Sa saison favorite sans doute. Et pas uniquement pour des questions de mimétisme. 

Certes, en octobre et novembre, les éclats jaunes, roux ou bruns des feuillages sont sa protection la plus efficace. On l’y distingue à peine, seulement trahie par la bordure blanche et noire de son abdomen, comme en écho à ses longues antennes. Son bel écusson d’or lui-même évite de trop briller.

Mais, les couleurs de l’automne, c’est aussi pour elle le meilleur des indices : que la fête commence ! Et, davantage encore qu’au jardin pendant l’été, c’est désormais dans les haies alentour que cela se passe pour la Punaise des baies.

Il n’y a que l’embarras du choix. De l’églantier à l’aubépine, du prunellier à la morelle, en passant par l’Iris gigot, les gourmandises sont partout. De quoi prendre des forces avant la longue diète de l’hiver.

Mi juillet. En exploration sur un panicule d’artichaut en fleurs. Pas encore de graines à piquer. Mais à l’occasion, la Punaise des baies peut aussi se laisser tenter par de petits insectes et des pucerons.

Les graines de la Sauge de Jérusalem à portée de rostre…

Au pied des haies, les graines de l’Iris gigot sont ramassés en épis aussi spectaculaires que la fleur était modeste au printemps dernier.

Quand les petits fruits du jardin se font rares, les haies prennent le relai pour la Punaise des baies.

En savoir plus : 

  • Hémiptères de France, 2015, Romain Garrouste, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Punaise des baies avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

Hortensias : la dernière bravade

Hortensia, la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.

À quelques semaines de l’hiver, les hortensias n’auront bientôt plus de feuilles. Normal. Et leurs fleurs retrouvent leur éclat !

Hortensias : la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.Décidément, cette année, les hortensias n’en finissent pas d’étonner ! S’ils ont commencé à perdre leur feuillage, leur floraison amorce un nouveau virage coloré. Le dernier sans doute. Rouge intense au printemps, on l’a vu s’estomper pour devenir presque sépia en août. Avant d’adopter le pastel au sortir de la canicule, dans une étrange dominante crème discrètement veinée de vert et de rose pâle.

Et voilà le rose pimpant de retour ! Certes quelques fleurs ont fané ici et là, mais les gros bouquets ont retrouvé leur éclat. Comme une ultime bravade avant les premières vraies gelées. Il y a seulement deux ou trois semaines, ils faisaient encore pâle figure dans le vert soutenu du feuillage. Mais rira bien qui rira le dernier.

Hortensias : la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.

Au sortir de la canicule, les hortensias semblaient mal en point, perdant leurs vives couleurs pour adopter ici la sépia, là le pastel… Et les voilà qui retrouvent du peps ! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer avec les hortensias. Et ne jamais en supprimer les fleurs avant qu’elles ne soient complètement desséchées, à l’occasion d’une légère taille de remise en forme.

Photos JF Irastorza

 

Compost de feuilles : ça chauffe !

Compost de feuilles / Un jardin dans le Marais poitevin.

Tout est là. Le feuillage de tous les arbres du jardin réuni en un tas. Le compost de feuilles est en route. Reste à l’entretenir…

Compost de feuilles / Un jardin dans le marais poitevin.Les peupliers bordant le jardin ont maintenant perdu toutes leurs feuilles, partout dispersées dans le potager. Le grand ramassage est presque terminé. Une vingtaine de peupliers, autant de fruitiers… L’opération « compost de feuilles » est lancée, avec des dizaines et des dizaines de brouettes entassées sous le cerisier.

Mais le tas, finalement, ne monte jamais très haut. On a peine à imaginer que tout le feuillage alentour, si abondant voilà à peine deux mois, se résume au bout du compte à un si modeste monticule. Il faut dire que le soufflé retombe vite entre deux séances de ramassage. Comme digéré de l’intérieur. C’est un peu ça. Les bactéries sont en effet à l’oeuvre. Et ça chauffe !

Le grand thermomètre plongé au coeur de la masse monte jusqu’à 63°. Pas étonnant que le tas « fume » dans la fraicheur du petit matin ! Un brassage régulier et un arrosage avec le reste de purin d’ortie entretiendront le processus de décomposition. Mais il faudra être patient. Le temps que vers de terre et autres amateurs de compost prennent le relai des bactéries. Le moment venu, l’apport sera bienvenu sur les planches à la terre un peu trop lourde. Les fraisiers notamment vont se régaler !

Compost de feuilles / Un jardin dans le marais poitevin.

Photos Fernand ©