La Pyrale des buissons

La Pyrale des boissons.

Toutes les pyrales ne sont pas ravageuses des cultures ! Les chenilles de la Pyrale des buissons préfèrent le plantain des prairies.

Sur une feuille de Plantain lancéolé, une des plantes-hôtes favorites de la Pyrale des buissons.

Revoilà la discrète silhouette triangulaire des pyrales. Mais, pas de panique, les chenilles de celle-ci ne s’attaquent ni au buis, ni aux légumes, ni au maïs, ni à la menthe…Comme son nom ne le suggère pas, la Pyrale des buissons (Pyrausta despicata) préfère confier sa progéniture aux prairies alentours. Avec une préférence pour le plantain, actuellement en fin de floraison.

Au repos, elle garde les ailes antérieures à demi écartées. Elle dévoile ainsi un peu des postérieures, brun foncé, barrées d’une large bande irrégulière et d’une ligne plus fine, toutes deux jaune-beige. Avec un clin d’oeil à l’abdomen, noirâtre, rythmés de fins anneaux blanc-crème.

La dominante des ailes antérieures est très changeante d’un individu l’autre. Sans toutefois égaler l’éclat de la Pyrale pourprée. Ni même de la Pyrale de la menthe. L’impression est le plus souvent assez terne, avec un camaïeu de brun plus ou moins clair, de gris, de beige et de chamois. Voire de roux ici sur le thorax.

La Pyrale des buissons.

Il existe un bon millier d’espèces de pyrales, souvent nocturnes, avec des livrées plus ou moins délavées. La Pyrale des buissons volète plutôt le jour, dans la végétation basse des prairies. Et dans les allées du jardin !

Plongée dans la corolle d’un bouton d’or.

 

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Lumineuses cousines

Même (petite) taille, même silhouette triangulaire mais une dominante rouge et or beaucoup moins discrète pour la Pyrale de la menthe (P. Aurata)…

… et plus encore pour la Pyrale pourprée (P. Purpuralis) !

Moro-sphinx automnal

Moro-sphinx automnal

Le Moro-sphinx automnal  : la seconde génération du « papillon colibri » visite le jardin en septembre-octobre. Avec les astéracées en ligne de mire.

Moro-sphinx automnalAu printemps, ce spécialiste du ravitaillement en vol participe activement à la pollinisation des arbres fruitiers. On le voit notamment dès le mois de mars sur le mirabellier en fleurs. La très longue trompe du Moro-sphinx (Macroglossum stellatarum), alias le Papillon colibri, fait également merveille dans les haies, pour visiter le profond tube nectarifère du Chèvrefeuille.

Ce sont les chenilles de cette première génération qui ont enduré les interminables canicules de l’été. Elles viennent de passer le relais au Moro-sphinx automnal. Toujours aussi vif. Mais on est loin, hélas, de l’abondance printanière. Même si le jardin s’est un peu requinqué depuis quelques semaines. Qu’importe. Zinnias, cosmos et asters font très bien l’affaire.

Vivent donc les fleurs composées ! L’occasion d’admirer (rapidement) la spécialité du Moro-sphinx : le vol stationnaire. Comme suspendu au-dessus de chaque capitule. Pas un mouvement. Les ailes vibrent si vite qu’on ne les voit guère. Seule la trompe s’articule et passe d’un fleuron à l’autre. Quelques secondes et l’impatient part déjà siroter ailleurs !

Moro-sphinx automnal

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La Noctuelle de la tomate

Noctuelle de la tomate ((Helicoverpa armigera)

Une discrète et paisible butineuse. Mais gare aux chenilles de la Noctuelle de la tomate. Friandes des feuilles, elles minent aussi les légumes-fruits !

Noctuelle de la tomate ((Helicoverpa armigera)On a déjà rencontré ici une jolie noctuelle aux ailes mordorées –  la Plusie chalcite – dont les chenilles sont amatrices de légumes-fruits. En voici une autre, à la livrée moins clinquante mais dont la progéniture est tout aussi ravageuse. En témoigne son nom populaire sans équivoque : la Noctuelle de la tomate, alias l’Armigère (Helicoverpa armigera), butinant ici la menthe aquatique d’une prairie humide.

Trapue, la silhouette fuselée, elle présente une dominante fauve, avec des yeux globuleux verdâtres, de longues antennes et une trompe rouille. Sur un fond beige charbonneux, les ailes antérieures se distinguent par deux petites taches sombres et une large bande brune plus ou moins estompée. Les postérieures sont davantage contrastées, gris clair, avec une large marge noirâtre.

Les tomates donc au menu des chenilles. Mais pas que. La plupart des légumes du jardin leurs conviennent très bien. Aubergines, courges, concombres, poivrons et même artichauts. Croisons les doigts : le jardin n’a jamais vraiment connu de prolifération. Oiseaux et mouches tachinaires font leur office !

Noctuelle de la tomate ((Helicoverpa armigera)

Fin octobre 2022. En automne, surtout après les canicules de l’été, plus de légumes-fruits au potager, alors va pour les dalhias !

Plusie chalcite sur feuille de tomate.

Livrée mordorée et taches argentées : la Plusie chalcite, l’autre noctuelle dont les chenilles apprécient les tomates !

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