
Strict quadrillage sur le dessus les ailes : la Mélitée du plantain est plus fantaisiste au revers des postérieures.

Envergure maxi : 40 mm. Visible de mai à août.
Dans la famille des Damiers, la base du décor est toujours la même. Un jeu de lignes noires sur fond orangé. Et tant pis si elles forment plus ou moins des zigzags chez la Mélitée du Plantain (Melitea cinxia). L’impression générale est bien celle d’un quadrillage. Avec – discrète coquetterie – une spécificité aux postérieures : les petits carrés orangés de l’alignement submarginal sont pointés de noirs.
De passage au jardin, elle ne s’intéresse d’abord qu’aux boutons d’or, dédaignant pâquerettes, trèfle et lierre terrestre. Et cette habituée des prairies voisines snobe les premières salves colorées des fleurs vivaces !
Enfin, elle prend malgré tout le temps d’une vraie dégustation sur la floraison finissante de la sarriette. Elle ferme alors les ailes et laisse admirer la fantaisie de leur revers. Du moins aux postérieures. Loin du stricte quadrillage de l’avers. Avec notamment une succession de bandes sinueuses. Des lunules et des taches dansantes, crème, jaunes et orange.

Comme son nom le suggère, la Mélitée du plantain évolue surtout dans les prairies naturelles et aux bords des chemins, avec le Plantain pour plante-hôte favorite de sa progéniture. Il y a une seconde génération en été dont les chenilles entre en diapause en automne pour hiverner dans un cocon de soie. Avec une émergence printanière en avril-mai.

Mi septembre. La génération estivale sur la Pulicaire d’une prairie humide.
Une cousine

Mi septembre. Une cousine tout aussi commune, la Mélitée des centaurées, alias le Grand damier, sur une de ses fleurs fétiches.
En savoir plus :
- Guide pratique des papillons de jour, Jean-Pierre Moussus, Thibault Lorin et Alain Cooper, Delachaux & Niestlé.
- La Mélité du plantain avec le site quelestcetanimal.com
- La Mélité du plantain avec les Carnets nature de Jessica.
Photos JF Irastorza

Quand il passe au jardin, d’un vol rapide et imprévisible, on peut le confondre avec son cousin l’Azuré des nerpruns. Surtout le mâle au dessus bleu vif surligné de noir. Mais il suffit que l’Azuré de la faucille (Cupido alcetas) s’arrête quelques instants dans les allées visiter la 






