
La Pyrale du houblon trouve ses plantes-hôtes favorites au bord du halage. Le houblon bien-sûr mais aussi les orties.
Le houblon ne compte pas au nombre des cultures traditionnelles du Marais poitevin. Il y est malgré tout très présent dans sa forme sauvage. Il monte à l’assaut des haies et court sur les berges. Cela dit, la Pyrale du houblon (Pleuroptya ruralis) a une autre corde à son arc. Elle installe volontiers ses chenilles sur les
orties.
Lesdites chenilles sont faciles à repérer. Elles enroulent en effet les feuilles dont elles se nourrissent et où elles se métamorphosent enfin à l’abri des prédateurs. Vert pâle, un peu translucides, elles laissent transparaître de longues veines bleutées.
Réputée nocturne, la Pyrale du houblon se laisse aussi aller à butiner le jour. Elle se réfugie alors sous la première feuille venue au moindre dérangement. Parcourues de lignes sombres sinueuses, bordées de marques en U, ses ailes blanc crème sont légèrement diaphanes. Avec de discrets reflets nacrés.

Des ailes diaphanes aux reflets nacrés. Envergure maxi : 37 mm. Visible de mai à septembre.
En savoir plus :
- Hétérocères diurnes, Rainer Ulrich, 2020, Delachaux et Niestlé.
- La Pyrale du houblon avec le site quelestcetanimal.coma
Photos JF Irastorza

Il faut la complicité d’un contre-jour pour percevoir -un peu- l’éclat orangé du Souci (Colias crocea), pointé et largement bordé de noir.




















