Vive le Trèfle des prés !

Trèfle des prés et Anthophore plumeuse.

C’est la belle saison du Trèfle des prés. Dans les allées du jardin, il ferait (presque) oublier cette satanée sécheresse printanière !

Trèfle des prés et Bourdon des champs.Pas de pluie depuis bientôt deux mois. Ou si peu. Le syndrome du paillasson menace le jardin ! Heureusement, même quand le sol commence à craqueler, pour la verdure et le nectar, on peut toujours compter sur le Trèfle des prés (Trifolium pratense), alias le Trèfle violet. La Trifa comme on dit ici en Poitou.

Il rampe dans les allées du jardin avec deux cousins. Le Petit trèfle jaune (trifolium dublium) et le Trèfle blanc ( (Trifolium repens) plus tardif. Oh certes, comme ses deux comparses, il devient vite envahissant si l’on n’y prend garde. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Voilà en effet une abondante source printanière de nectar dont raffolent les bourdons. Mais aussi l’Anthophore à pattes plumeuses. Et quel plaisir de garder des allées bien vertes (et fleuries) malgré sécheresse et piétinements… Cela dit, même si le trèfle développe de très longues racines capables d’aller chercher l’eau en profondeur, il peut pleuvoir. Et plutôt deux fois qu’une !

Sources : 

Trèfle des prés et Anthophore plumeuse.

Des centaines de petites fleurs d’un rose plus ou moins violacé. Il faut la longue langue de l’Anthophore à pattes plumeuses pour aller puiser au fond de chaque tube nectarifère.

Trèfle des prés et ouvrière de Bourdon des champs.

Trois folioles marquées d’un V plus clair. Inflorescence globuleuse visitée ici par une petite ouvrière du Bourdon des champs.

 

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L’Herbe au charpentier

Encore une sauvageonne bienvenue pour les butineurs. Et qu’importe si la corole de la Bugle rampante, alias l’Herbe au charpentier, semble tronquée…

En ce début de printemps, elle voisine avec le Gléchome lierre terrestre au bord des chemins. La Bugle rampante (Ajuga reptans), alias l’Herbe au charpentier, lui ressemble d’ailleurs un peu dans son allure et son comportement de couvre-sol. Toutefois, en épis mauves ponctués de bractées empourprées, les fleurs sont assez différentes.

Contrairement à celles de la Bugle rampante, les fleurs du Gléchome lierre terrestre présentent deux lèvres superposées : la piste d’atterrissage des butineurs, également trilobées, et un auvent plus court, auquel sont soudées les étamines, au dessus de l’entrée du calice.

À bien y regarder, il y manque en effet quelque chose. Pas de lèvre supérieure ! Du moins est-elle à peine esquissée, comme atrofiée. La corole se résume dès lors à une lèvre unique, fortement trilobée, veinée de violet. Mais pas le moindre auvent pour protéger style et étamines, à l’entrée du calice. Les butineurs n’en trouvent pas moins le chemin du nectar. Sans encombre.

Réputée comestible, la Bugle rampante reste cependant plutôt insipide tant crue que cuite. La belle sauvageonne compte surtout au nombre des médicinales. Sa principale vertu lui vaut d’être dédiée « au charpentier » dont elle est censée cicatriser les plaies.

Source :

Les petites corolles mauves de la Bugle rampante semblent incomplètes, comme si on en avait coupé la lèvre supérieure. Une exception dans la famille des Labiacées qui comptent habituellement deux lèvres superposées.

Deux lèvres ou pas, le Grand bombyle ne se pose pas de question : en vol stationnaire, les pattes à peine posées sur la “piste d’atterrissage”, le nectar, c’est droit devant !

Même les papillons dits de nuits sont au rendez-vous. Ici Madame Phalène picotée.

 

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Le Grémil bleu pourpre

Grémil bleu pourpre et Bourdon des champs.

Une belle et graphique sauvageonne : le Grémil bleu pourpre court et dresse ses lumineuses étoiles au pied des haies. Sur les talus ensoleillés.

Grémil bleu pourpre et Aurore.Quel superbe bleu ! Intense, profond. Puis discrètement violacé au centre. Par petites grappes au pied des haies, les coroles étoilées du Grémil bleu pourpre (Buglossoides purpurocaerulea) ont quelque chose de fascinant pour les butineurs. La promesse de nectar semble aussi grande que l’entrée du calice est étroite !

Grémil bleu pourpre et Tircis.La couleur pourpre évoquée par le nom vernaculaire tient aux fleurs encore en bouton mais aussi au long tube nectarifère à l’arrière de la corole. Quant aux fines feuilles lancéolées, d’un joli vert bien franc, elles concourent à la présence très graphique de cette sauvageonne printanière. Elles étaient jadis récoltées et séchées en vue d’une infusion. D’où l’appellation populaire de Thé d’Europe.

En fleurs tout le printemps, le Grémil drageonne de toutes parts et finit par constituer un magnifique (mais envahissant) couvre-sol. Il s’acclimate très bien au jardin où il apprécie les expositions ensoleillées. Actuellement, au bord des chemins, il fait bon ménage avec la Stellaire hollostée, le Gléchome lierre terrestre et la Bugle rampante.

Source :

Grémil bleu pourpre et Anthophore à pattes plumeuses.

La longue langue de l’Anthophore à pattes plumeuses est parfaite pour aller puiser le nectar au creux du tube nectarifère du Grémil bleu pourpre.

 

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