
Butineuses du printemps. Seules les femelles fécondées du Lasioglossum (Evylaeus) sp. ont passé l’hiver et se préparent à fonder leur propre couvain.

Taille maxi : 7 mm. Visible de mars à novembre.
Courtes antennes coudées, fines bandes abdominales feutrées, court sillon longitudinal à la pointe de l’abdomen… On songe à un Halicte femelle. Ce serait trop simple !
Il s’agirait plutôt d’un cousin. Un petit Lasioglossum. Oui mais lequel parmi la centaine d’espèces présentes en Métropole ? Pour être plus précis, disons un Lasioglossum du sous-genre Evylaeus. Excusez du peu. Quoiqu’il en soit, merci Olivier Pouvreau (@Gratefulhip) pour cette délicate identification. Fichue famille Halictidae !
Il n’y a pas encore de mâles en cette saison. Une femelle ici donc, fécondée l’été dernier. Elle a passé l’hiver au creux d’un terrier et s’apprête à fonder son propre couvain. L’émergence aura lieu à partir de juillet. D’un nid à l’autre, ce sera alors le temps des amours. Puis, assez vite, mâles et matriarches, tout le monde succombera. Seules perdureront les jeunes femelles nouvellement fécondées. Avec bientôt une seule préoccupation : rechercher un abri pour passer l’hiver.


Autre (très petit) Lasioglossum sp, au sortir de l’hiver (début février), sur un capitule de pissenlit.
En savoir plus :
- Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, JF Irastorza, 2026, La Geste éditions.
- Abeilles sauvages, Boyer, 2015, Ulmer.
- Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Vereecken, 2018, Glénat.
- Les abeilles solitaires avec le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza





Tant pis pour les côtes juteuses et acidulées ! Une fois n’est pas coutume, les solides hampes florales de la rhubarbe n’ont pas été sacrifiées ce printemps. Pour le simple plaisir de leurs hautes et voluptueuses inflorescences. Aussi lumineuses que celles de la Reine des prés. L’enivrant parfum en moins !




