L’Andrène limpide

Andrène limpide (Andrena nitida) sur capitule de pissenlit.

Une abeille sauvage à pourpoint roux. Le solide Andrène limpide se distingue par un abdomen noir luisant presque glabre.

Andrène limpide (Andrena nitida) sur capitule de pissenlit.En cette fin d’hiver, les andrènes comptent parmi les abeilles sauvages les plus précoces du jardin. Ainsi l’Andrène limpide (Andrena nitida) dont le lumineux thorax roux retient l’attention. Le contraste est saisissant avec l’épais abdomen noir luisant, à peine rehaussé d’une fine pilosité latérale grise.

Massive (environ 15 mm), il s’agit ici d’une femelle. Sur les pattes arrière noires, les brosses de collecte, également foncées, grisâtre au trochanter, sont encore vacantes. Chaque chose en son temps.

D’abord prendre des forces, entre émergence et accouplement, avec la complicité des généreux pissenlits. La très prochaine explosion fleurie des haies et des arbres fruitiers donnera le signal : il y aura alors assez de nectar et de pollen disponibles pour approvisionner les futures larves. Pour la solitaire, il sera temps de creuser un nid et de pondre. Dans les prairies alentour ou les parties enherbées du jardin.

Andrène limpide (Andrena nitida) sur capitule de pissenlit.

L’incontournable pissenlit pour rassasier les abeilles solitaires émergentes.

Gare aux stylops !

Andrène stylopisé sur capitule de pissenlit.

Comme un onglet roussâtre inséré entre deux plaques abdominales de l’abeille sauvage. Tout juste émergée et déjà parasitée… Le stylops qu’elle héberge désormais ne la quittera plus. À la fois gîte et garde-mangé, la malheureuse n’y pourra mais. Confortablement encapsulé sur le dos de l’andrène, l’intrus lui pompera les fluides internes. Inexorablement.

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Marronnier de février !

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.

Ficaire fausse-renoncule et Andrène à pattes-jaunes : le « marronnier » de février avec ces deux précoces messagers du printemps.

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.C’est un peu le marronnier de février. Chaque année, alors que l’hiver a encore quelques semaines devant lui, le jardinier-photographe traque au pied des haies l’un des tandems sauvages les plus précoces : la Ficaire fausse-renoncule (Ranunculus ficaria) et l’Andrène à pattes-jaunes (Andrena flavipes).

Cette saison, à force de pluies et de ciels gris, il aura fallu attendre la dernière ligne droite de février. Mais les voilà bien fidèles au rendez-vous. La ficaire commence à piqueter de jaune luisant les bords du halage et les peupleraies proches du jardin. Le signal est ainsi donné à l’Andrène à pattes-jaunes : il est temps d’émerger !

Avec une allure d’abeille domestique, c’est ici une femelle, bien reconnaissable à sa brosse de collecte jaune orangé aux pattes arrière. D’où le nom de l’espèce. L’abdomen est rayé de bandes fauves et se termine par un toupet de soies brun foncé. 

Pas de précipitation ! Il ne s’agit encore là que d’éclaireurs. La ficaire accueille traditionnellement les premiers butineurs mais le bal des abeilles sauvages n’aura lieu qu’en mars-avril. Quand les haies et le verger seront en fleurs.

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.

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Premiers collètes du lierre

Le Collète du lierre

Jours plus courts, matins frisquets, brume sur le marais et premiers collètes du lierre dans les haies : l’automne est bien là !

Comme chaque fin d’été, la synchronisation est parfaite. Encore en boutons, dans les haies du jardin et alentour, les ombelles du lierre commencent à s’épanouir ici et là. Cinq étamines dressées autour d’un généreux disque nectarifère : tout juste émergés, les premiers collètes du lierre (Colletes hederae) sont évidemment au rendez-vous !

Fourrure roussâtre sur la face et le thorax, fauve clair sur les côtés, abdomen noir scandé de bandes feutrées beiges… Mâles et femelles se ressemblent. Les premiers sont légèrement plus petits. Les secondes présentent une brosse de récolte aux pattes arrière. 

Pour l’heure, le lierre offre une simple tournée de bienvenue. Mais les choses sérieuses viendront vite : accouplement, aménagement et approvisionnement de nids terricoles… Tout devra être bouclé fin octobre. Quand la source de nectar et de pollen du lierre sera tarie. Avec l’appoint des asters et des bidents si besoin. Les premières gelées auront alors raison des parents quand leur progéniture patientera dans ses loges souterraines jusqu’en septembre prochain.

Le Collète du lierre

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