
La chenille du Bombyx du chêne compte-t-elle effrayer les prédateurs avec son masque facial ? Cela ne l’empêche pas de faire l’autruche en se lovant à la moindre alerte.
Clin d’oeil à la chenille du Bombyx du chêne en ce jour de Mardi gras. Elle est là dans un stade intermédiaire, déjà de bonne taille mais pas encore replète comme on a pu la voir en juin dernier. Elle perdra bientôt l’éclat de ses longues soies beiges et roussâtres pour prendre une tonalité générale plus brune. C’est alors qu’elle deviendra véritablement vorace.
Mais ce qui retient évidemment l’attention ici, c’est cet étrange masque grimaçant aux allures d’Art premier. Simple illusion d’une pigmentation beige sur fond noir, noyée dans un halo de poils clairs. En vérité, les chenilles n’ont en effet ni yeux ni narines…
Elle chemine dans l’herbe rase et, comme toutes les chenilles, ne tarde pas pas à se lover à l’approche trop pressante d’un intrus. Allez donc lui faire comprendre qu’on ne lui veut aucun mal. Sinon admirer sa face de Carnaval !
Sources :


Si la chenille du Bombyx du chêne est imposante, son parasite ne l’est pas moins : l’Échinomye corpulente. Corps noir hérissé de soies épaisses, tête jaune orangé : une des plus grosses mouches européennes.
En savoir plus :
Photos JF Irastorza

Plus élancé qu’une 





Dans le fourré voisin, les feuilles de l’érable champêtre jonchent le sol. Et, avec elles, les petites galles qui les ont parasitées l’été dernier. Quelque-unes sont restées accrochées à certains rameaux. De petites billes brunes, percées d’un trou par où sont sorties les larves. Mais que fait donc cette coccinelle orange au creux de l’une d’entre elles ?


