
Pas vraiment une gourmandise. Sauf pour les insectes amateurs de pollen qui, en ce milieu de printemps, ne manquent pas le rendez-vous de la Ronce bleue.
Elle n’a pas l’énergie et l’audace de sa cousine des haies. La Ronce bleue (Rubus caesius) rampe et drageonne dans les peupleraies plus ou moins bien entretenues, au bord des fossés et des fourrés humides… Ses tiges dressées, hérissées d’aiguillons plus que de véritables épines, ne s’élèvent jamais bien haut.
Juste assez pour porter leurs grappes de petites fleurs blanches au dessus de la verte mêlée du feuillage. Abeilles sauvages et bourdons apprécient cette généreuse floraison. Particulièrement le foisonnement échevelé d’étamines, promesse d’une abondante récolte de pollen. Les coléoptères ne sont pas en reste. Du moins ceux qui, comme l’Oedémère noble et le Lepture tacheté, se régalent d’anthères aussi facilement accessibles.
Plus modeste que celle de la ronce commune, la fructification est également moins gourmande. Recouvertes d’une pruine bleutée, les drupes sont surtout plus acides. À portée de « marquage de territoire », elles appellent enfin quelque prudence. Mieux vaut les laver abondamment et s’abstenir d’un grappillage sur place !
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Livrée vert-métallique, élytres en queue-de-pie : l’Oedémère noble broute les étamines de la Ronce bleue. Un mâle ici, avec le renflement caractéristique de ses fémurs arrière.

Un autre coléoptère brouteur de pollen : le Lepture tacheté dont les larves participent à la décomposition des bois morts.


Elle se dresse au bord du halage. Parmi les orties. Histoire peut-être de rendre la comparaison plus facile. Et de dissiper le doute. Les feuilles terminales de l’Alliaire officinale – l’Herbe à l’ail comme on dit en Poitou et ailleurs sans doute – ressemblent en effet bigrement à celles de l’ortie. Etrangement, quelques étages en dessous, le feuillage prend une forme très différente, plus ronde, comme un gros coeur crénelé.






