
Tout un hiver, voire deux, pour faire le plein d’énergie : si tout va bien, la Molène lancera des hautes tiges rameuses au printemps, pour une floraison estivale.
La longue maturation de la Molène bouillon-blanc se poursuit pour l’instant sans encombre. Il lui suffit désormais de passer l’hiver…
C’est maintenant que ça se joue pour la Molène. Depuis l’été dernier, elle muscle sa longue racine pivotante. Et sa rosette a déjà fière allure. Sur les bords du halage, perlées de rosées, ses amples feuilles charnues et veloutées commencent à prendre le dessus. La concurrence n’est pas de taille. Même arum et carotte sauvages préfèrent aller s’épanouir ailleurs !
La vitalité des « oreilles d’ours » est prometteuse. Cela devrait être suffisant pour passer l’hiver. Le gel est rarement terrible dans le Marais poitevin. La Molène en a certes besoin pour s’endurcir, encore faut-il tenir le choc tout en continuant, surtout, à faire le plein d’énergie. Elle n’en aura jamais trop au printemps pour lancer sa superbe mais très gourmande hampe florale jaune ! Faute de quoi, prudente, elle passera son tour et attendra encore un an pour entrer dans la cour des grandes…



Épi floral de la Molène, août 2019. Corolle jaune vif à cinq lobes. Cinq étamines aux filets poilus, les deux inférieures plus longues que les trois autres. Anthères réniformes orangés. Un seul style à la pointe renflée verdâtre au centre.
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Maryvonne Lorgeré, 1995, Éd. Méloé.
- Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
- Avec le site sauvagesdupoitou.com
Photos JF Irastorza

Comme chaque début d’hiver, le Gaillet gratteron est déjà parti. Cela ne l’empêchera pas de courir ! C’est même sa spécialité. Dans les haies, sur les grillages des clôtures et le long des chemins.
Elle se plait bien dans la terre meuble du potager. Trop peut-être. Mais la Ciboulette sauvage est si parfumée !
Des touffes de longues feuilles effilées, tubulaires, avec une subtile odeur d’ail lorsqu’on les froisse : pas de doute, c’est bien de la ciboulette sauvage ! Elle pousse un peu partout au potager. Au point d’être envahissante. Rien d’étonnant. Elle n’a en effet pas forcément besoin de fleurir pour se multiplier.