
Brun grisâtre, la Decticelle cendrée est familière des haies et des broussailles. Son territoire de chasse privilégié.

Taille maxi : 18 mm. Visible de juin à novembre.
De très longues antennes filiformes. Beaucoup plus longues que le corps lui-même. Voilà donc non pas un criquet mais bien une sauterelle. La Decticelle cendrée (Pholidoptera griseaptera) est occasionnelle au jardin. Elle fréquente surtout les haies et les fourrés voisins.
Plus claire que le mâle, la femelle est effectivement gris cendré. Elle se distingue notamment par le long appendice arqué, noirâtre, dressé entre deux cerques, à la pointe de l’abdomen. Pas de piqure à craindre ! Il s’agit simplement de l’oviscapte par lequel elle injecte ses oeufs dans les bois morts où ses larves se développeront.
Les deux sexes partagent l’originalité de leur pronotum , en forme de selle et souligné d’un fin liseré blanc. À l’arrière de celui-ci, le mâle présente deux élytres très courts, blanchâtres, davantage atrophiés encore chez la femelle. L’un et l’autre n’ont d’ailleurs quasi pas d’ailes. Leur abdomen est ainsi entièrement découvert. Mais, s’ils ne volent pas, ils sont prompts à sauter sur leurs proies. Mouches, pucerons et chenilles.

En savoir plus :
- Sauterelles, grillons et criquets d’Europe occidentale, Bellmann, Rutschmall, Roesti et Hochkirch, 2020, Delachaux & Niestlé.
- Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
- Guide la vie sauvage au jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
- Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
- La Decticelle cendrée avec le site quelestcetanimal.com
Photos JF Irastorza

Originaire d’Amérique centrale, la Sauge farineuse (Salvia farinacea) apprécie la chaleur. Elle n’en a pas manqué depuis le printemps ! Généreux en nectar, ses hauts épis floraux bleu violacé sont toujours le rendez-vous des papillons, abeilles et bourdons en ce début septembre. Chacun avec sa technique.






Sitôt l’éclosion, les larves du petit coléoptère aux courts et étroits élytres orangés font preuve d’une remarquable cohésion. Elles forment ainsi, ensemble, une petite boule compacte qui pend généralement à la branche ou la feuille de leur naissance. Le « collectif » émet alors des phéromones propres à séduire les abeilles sauvages mâles alentour. Particulièrement les jeunes mâles du 


