
Large silhouette fuselé, long rostre cyclindrique arqué : le Lixus poudreux présente une pruinosité jaunâtre sur fond noir.

Taille maxi : 18 mm. Visible de mars à septembre.
La famille des charançons est extrêmement nombreuse. Et n’a pas vraiment bonne réputation. Celui-ci fait halte sur les fleurs de dahlia du jardin. Est-ce pour mieux cacher son jeu ? Il fait en effet penser au Lixus de la betterave. Mais la planche desdites betteraves est indemne. Ouf ! Plutôt le Lixus poudreux (Lixus pulverulentus) alors. Encore que l’examen n’en soit pas simple.
Car, s’il est bien pulvérulent, pubescence et pruine blanchâtres empêchent d’en bien voir la couleur des élytres. Brun, jaune et noir semblent s’y mêler. Du moins la silhouette est-elle sans équivoque. À la fois fuselée et trapue. Avec deux antennes coudées en forme de massue. Et, surtout, ce long rostre légèrement arqué. L’arme emblématique de la famille, déjà rencontrée ici avec le Charançon couronné.
Les pièces buccales sont à l’extrémité. C’est donc avec lui que la femelle perfore les tiges des plantes où elles installent ses larves. Pour le Lixus poudreux, c’est plutôt, entre autres plantes sauvages, la Mauve sylvestre. Mais aussi les fèves au jardin. Trop tard !


Son cousin, le Lixus juncii, alias le Charançon de la betterave, dans une prairie voisine.
En savoir plus :
- Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
- Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- Le Lixus poudreux avec le site quelestcetanimal.com
Photos JF Irastorza

Il était temps qu’il pleuve. Même le petit Azuré commun (Polyommatus icarus) commençait à s’impatienter. Il est vrai que le jardin, anesthésié par les canicules successives, grillé par le soleil et le vent, sans une goutte d’eau depuis des semaines, manquait singulièrement de nectar. Quel contraste avec le printemps où son cousin, l’
Il est pourtant, en nombre, resté fidèle au potager. Des aromatiques aux gauras, des sauges farineuses aux ronces des haies, en passant surtout par les quelques sauvages résistant vaille que vaille dans les parties enherbées. Et d’abord son péché mignon, le trèfle.










Elle a beau être abeille solitaire, l’Anthidie n’en a pas moins l’esprit tribal. Voire xénophobe. Elle a ici jeté son dévolu sur le grand chandelier d’une Salicaire proche du jardin. Et gare à tout butineur « étranger », même plus ou moins cousin, qui ose s’en approcher !
Il faut montrer pattes noires pour espérer profiter de la manne des petites fleurs pourpres. Mais pas seulement. Encore faut-il avoir les ailes fumées, deux petits points jaunes à l’arrière de la tête et, bien entendu, dix petites bandes jaune vif dessinant un grand V sur le fond noir de l’abdomen.

