Le Populage des marais

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.

Et si vous profitiez du printemps pour visiter le Marais poitevin ? Le Populage des marais vous y donnent de spectaculaires rendez-vous !

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.Les fleurs rappellent le Bouton d’or. Et les feuilles en coeur, quoi que plus rondes et finement dentelées, évoquent la Ficaire. Le tout en taille XXL. Les trois sont il est vrai cousins. De la grande famille des renoncules. Mais le Populage des marais a un port robuste et majestueux qui n’appartient qu’à lui.

C’est actuellement sa pleine saison dans le Marais poitevin. Il illumine les bords de fossés, en touffes denses, et s’y aventure même lorsqu’ils sont envasés. Il y côtoie les jeunes pousses d’Iris faux acore qui commencent à dresser la pointe de leur glaive.

Quel contraste entre le vert sombre et profond du feuillage et le jaune d’or lumineux des sépales ! Petite curiosité : le Populage des marais n’a en effet pas de pétales. Du moins à proprement parler. Ce sont les prolongements du calice, d’ordinaire discrètement en retrait, qui montent là sur le devant de la scène en l’absence des vedettes. Attirer et réceptionner les butineurs. Protéger le bataillon d’étamines et de carpelles. Pour des suppléants, ils tiennent parfaitement leurs rôles ! 

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.

À l’arrière plan, les jeunes pousses de l’Iris faux-acore prendront bientôt le relais.

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Photos JF Irastorza 

 

Madame Halicte de la Scabieuse

Mme Halicte de la scabieuse sur scabieuse.

Elle aura bientôt traversé les quatre saisons… Madame Halicte de la Scabieuse sur les généreux capitules de ses fleurs emblématiques.

Mme Haliecte de la scabieuse sur scabieuse.

Taille maxi : 16 mm. Visible de mars à septembre.

Avec son mauve lumineux, la pleine floraison des touffes de Scabieuse colombaire fait mouche auprès des abeilles sauvages printanières ! À tout seigneur, tout honneur : délaissant pissenlits et pâquerettes, l’Halicte de la Scabieuse (Halictus scabiosae) donne désormais la préférence à ses fleurs emblématiques.

Halicte de la Scabieuse, femelle, début mars 2021.Il s’agit ici d’une femelle. Fécondée l’été dernier, elle a hiverné et, avec quelques congénères, elle fonde actuellement une petite communauté : un puit commun et des galeries souterraines à partir desquelles chacune aménage et approvisionne les loges de la génération suivante.

L’Halicte femelle se reconnait notamment à ses antennes coudées mais, surtout, à ses doubles bandes feutrées abdominales. Jaune pâle et beige clair. Avec un court sillon longitudinal caractéristique à la pointe de l’abdomen.

Mme Halicte de la scabieuse sur scabieuse.

Solitaire ou sociale ? L’organisation de la nidification de l’Halicte de la scabieuse est complexe. Au cours de l’hivernage « communautaire », une des abeilles prend le leadership, surveille les allées et venues de ses congénères désormais sous sa coupe puis contrôle la maturation de leurs couvains. Il s’en suit au printemps une première génération non sexuée, des ouvrières qui se mettent à leur tour au service de leur « matrone », en vue d’une seconde génération estivale, avec l’émergence en juillet-août de mâles et de femelles en état de se reproduire.

Halicte de la Scabieuse, femelle, début mars 2021.

À la pointe de l’abdomen, le court sillon longitudinal caractéristique de Madame Halicte de la Scabieuse.

Sur la planche de phacélie !

Le généreux pissenlit, toujours prêt pour accueillir les premiers butineurs de la fin d’hiver.

Pas de mâle au printemps !

Avec un abdomen plus long et plat, Monsieur Haliecte de la scabieuse se distingue également par de longues antennes à l’extrémité en forme de crochet.  Mais seule les femelles, fécondées l’été dernier, ont passé l’hiver. Il n’y a donc pas de mâles au début du printemps ! Ils émergeront en juillet-août avec la génération nouvelle…

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Photos JF Irastorza 

 

Que la première récolte commence !

Première récolte de l'année pour l'Abeille domestique.

Après des semaines et des semaines de grisaille, sous le soleil enfin revenu, voici la première récolte de l’abeille domestique.

Première récolte de l'année pour l'Abeille domestique.Quelques timides allées et venues du côté du laurier tin. On est évidemment encore loin de la vrombissante agitation printanière. Mais une petite escouade d’abeilles domestiques est bien là, affairée sur les denses bouquets de petites fleurs blanches.

À bien y regarder, pas question ici d’oisive et gourmande promenade. Il s’agit bel et bien d’ouvrières au travail. En témoignent les pelotes de pollen dans les corbeilles de leurs pattes arrière. La première récolte de l’année va bon train.

C’est tout l’intérêt du laurier tin. Fleuri très tôt, sa production de nectar et de pollen est disponible dès les premiers beaux jours pour les butineurs les moins frileux, en attendant, saules, noisetiers et pissenlits.

Alors, après les pluies et les gelées de ces dernières semaines, est-ce là le signe d’un redoux plus ou moins durable en cette mi-février ?

Première récolte pour l'Abeille domestique.

La production de nectar et de pollen du Laurier tin est plutôt modeste dit-on… Qu’importe ! Il y a si peu d’autres fleurs alentour. Jusqu’en mars, le rendez-vous est incontournable pour les premiers butineurs.

La fenêtre de tir est très courte en cette saison, entre midi et 16 h, pourvu que, sous le soleil, la température dépasse les 12-13 degrés..

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