Que la première récolte commence !

Première récolte de l'année pour l'Abeille domestique.

Après des semaines et des semaines de grisaille, sous le soleil enfin revenu, voici la première récolte de l’abeille domestique.

Première récolte de l'année pour l'Abeille domestique.Quelques timides allées et venues du côté du laurier tin. On est évidemment encore loin de la vrombissante agitation printanière. Mais une petite escouade d’abeilles domestiques est bien là, affairée sur les denses bouquets de petites fleurs blanches.

À bien y regarder, pas question ici d’oisive et gourmande promenade. Il s’agit bel et bien d’ouvrières au travail. En témoignent les pelotes de pollen dans les corbeilles de leurs pattes arrière. La première récolte de l’année va bon train.

C’est tout l’intérêt du laurier tin. Fleuri très tôt, sa production de nectar et de pollen est disponible dès les premiers beaux jours pour les butineurs les moins frileux, en attendant, saules, noisetiers et pissenlits.

Alors, après les pluies et les gelées de ces dernières semaines, est-ce là le signe d’un redoux plus ou moins durable en cette mi-février ?

Première récolte pour l'Abeille domestique.

La production de nectar et de pollen du Laurier tin est plutôt modeste dit-on… Qu’importe ! Il y a si peu d’autres fleurs alentour. Jusqu’en mars, le rendez-vous est incontournable pour les premiers butineurs.

La fenêtre de tir est très courte en cette saison, entre midi et 16 h, pourvu que, sous le soleil, la température dépasse les 12-13 degrés..

En savoir plus :

 

La Lysimaque col de cygne

Lysimaque col de cygne et Myrtil femelle.

Appréciée des butineurs, la Lysimaque col de cygne se distingue au jardin par l’originalité et l’élégance de ses épis floraux.

Lysimaque col de cygne et Xylocope.

Dans le Marais poitevin, on a davantage l’habitude de la Lysimaque commune, cette vigoureuse vivace à fleurs jaune vif qui colonise prairies humides et bords de conches. Une petite mélitte lui est inféodée : faute de nectar, l’abeille sauvage y récolte une huile à nulle autre pareille, tant pour nourrir sa progéniture, en mélange avec du pollen, que pour hydrofuger son nid.

Originaire d’extrême orient, sa cousine, la Lysimaque col de cygne (Lysimachia clethroides) s’adapte très bien au marais. Tant que ses racines traçantes y trouvent une terre souple et humide ! Gare donc à l’’envahissement.

Contrairement à l’autochtone, ses petites fleurs étoilées, blanches, produisent un nectar très apprécié des butineurs. Le Myrtil y côtoie ainsi le Xylocope, l’Isodonte mexicaine et l’Eumène unguiculé… Des fleurs regroupées en élégants épis horizontaux. Renflés à la base, ils vont s’amenuisant et relèvent la pointe dans un délicat mouvement qui vaut son nom à l’espèce.

Lysimaque col de cygne et Isodonte mexicaine.

Col de cygne et Myrtil.

Au fur et à mesure de leur pollinisation, les fleurs fécondées perdent leur corolle. D’un côté commence ainsi la maturation des graines, de l’autre l’épi poursuit son éclosion par couronnes successives.

En savoir plus : 

 

Le Chardon bleu et les guêpes

Chardon bleu et Eumène unguiculé.

Dans ce drôle d’été, si peu favorable aux butineurs, le Panicaut, alias le Chardon bleu, tire bien son épingle du jeu. Notamment auprès des guêpes.

Chardon bleu et Scolie hirsute.Oh bien sûr, abeilles sauvages, bourdons et papillons ne se privent pas d’une aussi généreuse source de nectar et pollen. Le Panicaut, alias le Chardon bleu (Eryngium planum), accueille aussi actuellement nombre de coléoptères, dont le Lepture fauve, et de punaises, surtout le Graphosome italien.

Mais ce sont les guêpes qui, et de loin, dominent ce cortège si diversifié. À commencer par la plus imposante qui soit. L’élégant Eumène unguiculé y côtoie ainsi la noire Isodonte mexicaine, du Poliste gaulois et de la Scolie hirsute, facilement reconnaissable à ses deux larges bandes jaunes.

En cette saison, on a l’habitude de les voir fureter ici et là au jardin. En quête de chenilles, de sauterelles et autres insectes destinés au garde-manger protéiné de leurs couvains. Volontiers carnivores pour elles-mêmes, elles n’en apprécient pas moins le nectar. Et celui du Panicaut semble particulièrement revigorant. Pour mieux repartir en chasse.

Chardon bleu et Isodonte mexicaine.

Chardon bleu et Poliste gaulois.

Étrange été ! Est-ce le contrecoup du printemps pourri ? À la mi juillet, malgré la profusion de fleurs et leur diversité, les butineurs ne sont guère légion au jardin. Sauf autour du Chardon bleu dont nectar et pollen font l’unanimité.

En savoir plus :