Le Caloptéryx éclatant

Caloptéryx éclatant, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.Une demoiselle de grande taille. Et pas de tenue de camouflage pour le Caloptéryx éclatant. Un sacré chasseur !

Galoptéryx éclatant, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Longueur maxi : 48 mm. Visible d’avril à septembre.

De mai à fin septembre, impossible de manquer le Caloptéryx éclatant (C. splendeur) venu chasser au jardin. Le nom lui va comme un gant. Avec de superbes couleurs métalliques. Bleu soutenu pour Monsieur. Vert bronze pour Madame.

Caloptéryx éclatant, mâle, les quatre ailes largement déployées / Un jardin dans le Marais poitevin.Au repos, leurs quatre ailes très finement nervurées sont le plus  souvent repliés de part et d’autre du long abdomen. Largement marquées de bleu foncé chez le mâle, elles restent translucides et verdâtres chez la femelle.

Redoutables prédatrices, ces « demoiselles métalliques » chassent en vol. Elles sont peu discrètes certes mais aussi vives que légères. Et rien ne doit leur échapper avec de tels yeux proéminents. De véritables petites billes pour une vue quasi à 360°.

La Sèvre est toute proche. Tant mieux donc si elles traversent régulièrement le halage et la haie pour venir au jardin. Leurs solides mandibules participent à l’équilibre du potager !

Jusqu’à 40 mm de longueur. Le Caloptéryx éclatant est d’une nature voyante. Ici sur un tapis de Ficaire fausse-renoncule.

Caloptéryx éclatant, mâle, ailes repliées / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Caloptéryx éclatant mâle surveille jalousement son territoire. Bleu métallique, il présente des ailes partiellement tachées de bleu sombre. Celles-ci restent hyalines à l’apex et à la base.

Vert métallique et bronze : Madame Caloptéryx éclatant au repos, mais les grands yeux toujours aux aguets, sur un épi de graminée.

Madame (oviscapte bien visible sous la pointe de l’abdomen) à l’affût sur une feuille de pommier. Pas de tache sur les ailes enfumées aux fines nervures vertes.

En savoir plus  :

  • Dijkstra, Schröter et Lewington, 2021, Guide des libellules de France et d’Europe, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes, 2009, Poitou-Charentes Nature éd.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Caloptéryx éclatant avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza 

 

Le Géomètre à barreaux

Géomètre à barreaux.

Le Géomètre à barreaux : comme les barreaux d’une échelle greffés sur un réseaux d’épaisses lignes concentriques.

Géomètre à barreaux.

Envergure maxi : 30 mm. Visible d’avril à août.

La première génération du Géomètre à barreaux, alias le réseau, alias la Phalène réticulée (Chiasmia clathrata), vient d’apparaître au jardin. Pour le printemps. En juillet, elle cédera la place à une génération estivale dont les chenilles  arpenteuses passeront l’hiver dans leur chrysalide. 

Comme nombre de ses cousines phalènes, il vole et butine de jour comme de nuit. Sa livrée passe-partout le rend d’autant plus discret. Sur un fond blanc hésitant entre le crème et le jaunâtre, des lignes brunes forment un réseau plutôt tourmenté, identique sur le dessus et le dessous des ailes. Un jeu de quatre lignes concentriques, assez épaisses, est ainsi ponctué de traits plus fins. Comme les barreaux d’une échelle. Avec une frange bien marquée où alternent poils blancs et marrons.

Légumes et arbres du jardin n’ont pas à redouter le Géomètre à barreaux dont la femelle installe plutôt sa progéniture sur les plantes sauvages. En particulier diverses espèces de trèfle, de vesce et de gaillet.

Une frange bien marquée où alternent poils blancs et bruns.

Ne pas confondre notamment avec la Phalène picotée (Ematurga atomaria) dont le réseau brun sur fond jaune (chez le mâle) ne présente pas de « barreaux » mais, comme son nom populaire de suggère, une multitude de petits points.

En savoir plus : 

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Géomètre à barreaux avec le site aramel.free.fr
  • Le Géomètre à barreaux avec Les carnets nature de Jessica

Photos JF Irastorza

 

L’Érable champêtre en fleurs

Le bar à nectar de l’Érable champêtre vient d’ouvrir dans les haies. Sans chichi ni complications inutiles. Et pourtant très couru.

Un des premiers syrphes ceinturés de la saison.

Son joli feuillage était encore en bourgeons il y a quelques jours. Dans les haies proches du jardin, l’Érable champêtre (Acer campestre) s’est réveillé en même temps que l’aubépine. Avec une floraison beaucoup plus discrète !

L’Épistrophe élégant décidément omniprésent en ce début de printemps.

Regroupées en grappes un peu brouillonnes, ses petites fleurs verdâtres ne payent pas de mine. Comme celles du lierre, elles peuvent se résumer à un disque nectarifère d’où émergent étamines et style. Sans véritable corolle pour les protéger et les mettre en scène. 

Cela dit, si les inflorescences sont quelque peu relâchées, loin du port rigoureux des ombelles sphériques du lierre, elles n’en sont pas moins bigrement attractives. Auprès des abeilles naturellement. Mais aussi des syrphes. Notamment l’Éristale des fleurs (Myatropa florea) dont la large langue atteint sans encombre les luisants petits boutons verts. Suintants de nectar.

Source : 

Dès que le nectar abonde, l’Hélophile suspendu n’est jamais loin…

L’Empis marqueté (Empis tessellata) a un régime mixte : il chasse d’autres insectes mais se régale volontiers de nectar.