
Il cache bien son jeu. Avec une délicate floraison au printemps, l’Iris gigot proposera des graines éclatantes l’automne prochain.
Son nom latin est peu engageant : l’Iris foetidissima. Fétide ! D’aucuns préfèrent évoquer les étranges senteurs de grillade de son feuillage froissé. Voilà donc l’Iris gigot, sans doute un des iris les plus discrets. Du moins en cette saison.
Il apprécie les prairies et les bosquets des milieux humides. Ses solides hampes émergent actuellement de longues feuilles luisantes, ramassées en touffes denses au vert profond. Les premières fleurs s’épanouissent en ce début juin, un peu chétives au regard de leurs cousines cultivées. Et même de l’iris faux-acore qui lance pour quelquesjtemps encore ses derniers feux au bord des fossés.
Les étroits tépales jaunâtres, puis mauves veinés de violet, sont aussi modestes que les fruits seront spectaculaires. Quand leurs capsules brunes exploseront, l’automne prochain, des grappes de graines rouge orangé illumineront le pied des haies. C’est d’ailleurs pour elles, plus que pour sa floraison, que l’Iris gigot est parfois proposé en jardinerie.


Une petite abeille sauvage explore et remonte chacun des tépales mauves vers le tube nectarifère.

Fin octobre. Explosion rouge-orangé au pied des haies.

Parmi les plantes sauvages dûment étiquetées du jardin !
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- L’Iris gigot avec le site tele-botanica.org
Photos JF Irastorza


folioles. Mauve veiné de pourpre, le large étendard focalise l’attention des pollinisateurs sur le violet plus vif de la carène dont les deux pétales protègent étamines et pistil. Rien de très spectaculaire en vérité. Mais petits bourdons, syrphes et abeilles sauvages n’y résistent pas. Notamment ici le Syrphe porte-plume, le Syrphe ceinturé et l’Anthophore à pattes plumeuses.

C’est, avec l’